
Informations principales
Titre du jeu : Hellbound Inc
Développeur : Templo et Rewilder
Éditeur : Templo et Rewilder
Genre : Plateforme et précision et humour Noir
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : TBA
Date de sortie : TBA
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non
L’enfer de la livraison express
Ce jeu de plateforme met en scène un livreur zombie qui doit s’aventurer dans les profondeurs infernales d’un entrepôt pour livrer des colis, tout en évitant les démons et en se faufilant entre les griffes des ressources humaines de son employeur, Satan lui-même.
Une mécanique de saut qui demande des nerfs solides
La tâche la plus ardue au sein de Hellbound Inc est d’affiner sa technique de saut. Presque tous les bons joueurs de jeux vidéo ont déjà expérimenté un jeu de plateformes où le saut se faisait naturellement en appuyant sur un bouton et où on contrôlait partiellement sa trajectoire dans les airs en utilisant les commandes directionnelles de la manette. De plus, plus on maintenait longtemps le bouton pour sauter, plus le personnage faisait des bonds plus longs et parcourait une plus grande distance. Notre livreur a ce dernier aspect, mais pas le premier : dès qu’on s’élance, le joueur n’a plus la destinée de son avatar en main. Il parcourt un trajet dans les airs, tant en hauteur qu’en longueur, selon le temps qu’il a pris pour le propulser. Je rappelle qu’on n’a aucun contrôle sur la trajectoire du personnage une fois qu’il a quitté le sol. Il faut donc bien anticiper le temps de chargement du saut. Parfois, pour atteindre notre objectif, nous devrons atterrir sur une corniche, sinon, c’est la mort.
Mourir souvent… mais recommencer vite
Heureusement, on possède un nombre infini de vies et les niveaux sont des mini tableaux qui entreront complètement dans l’écran au début de la partie. Alors que le jeu avance, ils continueront de grandir, mais leurs objectifs intermédiaires garantiront que notre progression ne soit pas entravée si notre zombie tombe dans le gouffre des limbes.
Livraison infernale et humour noir
En gros, on doit trouver un colis dans le niveau et le mettre dans son bac respectif en le lançant, en le laissant tomber ou en passant à côté. Évidemment, notre livreur doit sauter d’une plateforme à une autre en évitant les obstacles mortels et complètement farfelus qui habitent ces bureaux infernaux. Je rappelle, encore une fois, qu’on a pas de contrôle sur les envolées de notre protagoniste et que, même si le jeu nous enseigne à rebondir sur les murs pour atteindre certains plateaux plus hauts en altitude, cette technique peut se revirer contre nous quand on saute sur une corniche proche d’un mur. Notre personnage pourrait rebondir sur la paroi et chuter à côté de ladite corniche et rejoindre les flammes de l’enfer plus bas. Donc, on meurt souvent!

Il y aura également des objets facultatifs à collecter et à rapporter à l’extérieur du niveau, qui devront être remis à des pousseurs de crayon diaboliques qui ont besoin d’aide ou qui ont égaré un outil crucial pour mener à bien leur mission. À part quelques blagues noires absurdes qu’ils partageaient avec nous lors de la remise de l’artéfact tant convoité, je n’ai vu aucun autre incitatif pour terminer cette tâche, si ce n’est l’instinct de complétionniste. D’ailleurs, chaque niveau enregistre le temps que cela nous a pris pour l’accomplir et le nombre de fois que l’on est mort. Il nous est évidemment permis de retourner le compléter pour atteindre un meilleur pointage.
Une direction artistique délicieusement diabolique
Ce monde cynique, qui emploie des bureaux comme une allégorie d’un cauchemar semblable à la demeure du maître des sept péchés capitaux, captivera plus d’un geek. Les quelques personnages non-joueurs que l’on rencontre affichent un côté mignon et caricatural à la fois. Ce bel assemblage est sublimé par les quelques jeux de mots noirs qui sont disséminés dans les niveaux et que nous partageons avec nos collègues de travail. Ils sont plutôt légers, en raison du manque de réalisme, de l’aspect grotesque et des couleurs vives qui caractérisent cet univers qui brûle en permanence. J’ai beaucoup aimé la direction artistique de cet endroit rempli de tourments.

Une bande sonore volontairement agaçante
En lisant le descriptif sur Steam, on me dit que la bande sonore est d’enfer. Elle flirte avec la musique d’ascenseur avec un rythme plus engagé, ce qui correspondrait avec cet univers à la fois bureaucratique et infernal. Cette musique pourrait agir comme supplice aux victimes coincées dans cet espace de l’au-delà. Ça demeure moins agréable pour le joueur.

Colis complètement infernal
Hellbound Inc s’avère difficile et plaira surtout aux amateurs de jeu de plateforme. Heureusement, quelques options permettent d’avoir un visuel de prévision de notre trajectoire de saut pour rendre nos livraisons plus faciles. C’est aussi le genre de jeu rapide qui nous poussera à battre les pointages précédents de nos niveaux pour obtenir la note parfaite. Bien que ce ne soit pas mon style de divertissement préféré, je peux comprendre l’attrait pour les adeptes de compétition, qui seront certainement captivés. Aussi, l’univers d’humour noir et caricatural pourrait plaire à plusieurs. Le jeu demeure très accessible et sympathique pour les amateurs du genre.
Merci à Templo et Rewilder pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Direction artistique infernale très réussie
- Concept de livraison absurde et amusant
- Niveaux rapides qui limitent la frustration
- Bon potentiel de rejouabilité pour les perfectionnistes
Points faibles :
- Mécanique de saut parfois frustrante
- Bande sonore qui peut devenir irritante à la longue
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