
Informations principales
Titre du jeu : Rainbow Legends
Développeur : Unpixel Cloud Cedar Studio
Éditeur : Light Up Games
Genre : Jeu de Cartes, Roguelike, Construction de Paquets et Placement de tuiles
Plateformes : PC et Xbox Series
Testé sur : PC
Prix : 15.75$
Date de sortie : 6 mai 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non
Un duel de couleurs et de cartes
Ce jeu de cartes nous place dans le rôle d’une mage vêtue de bleu qui est entrainée par un jeune voyageur enthousiaste pour combattre des créatures maléfiques dont les desseins demeurent assez nébuleux. À l’aide de son paquet de cartes de départ, elle affrontera diverses adversaires. Pour les battre, elle doit recouvrir le maximum de cases du terrain de sa couleur et ainsi causer de multiples dégâts à l’ennemi.
Un héritier évident de Slay the Spire
Décidément, les genres construction de cartes et roguelite continuent d’être très à la mode. Derrière cette intensification de ces nombreux opus se trouve le catalyseur principal de cette explosion, Slay the Spire. Il a popularisé un sous-genre entier, au point de devenir le mètre étalon que tous les autres tentent d’imiter. Raibow Legends n’y échappe pas et emprunte de manière peu subtile par moment à sa muse. Que ce soient les cartes de bases, la disposition des articles des marchands ou certains artéfacts, les ressemblances demeurent indéniables avec son inspiration.
Une direction artistique rétro… mais inégale
Avec un style rétro pixelisé, le visuel des cartes s’avère un peu moche et ne permettent pas de les identifier d’un simple coup d’œil, trop souvent on doit prendre le temps de lire les détails pour les reconnaitre. À la longue, on ne peut s’empêcher de trouver cela fastidieux et ralentit le processus de sélection de cartes. Les duellistes, on pourrait presque se croire dans un épisode de Yu-Gi-Oh !, s’affichent bien au-dessus des cases de combat. On reconnait une direction artistique plus asiatique, les développeurs étant d’origine chinoise, dans leur conception s’apparentant à un animé. Pour les amateurs du genre, le service sera des plus agréables. En revanche, pour les plus pudiques, la sexualisation et la révélation un brin exagérée de peau de divers personnages féminins sans réelles raisons choqueront quelque peu.

Une difficulté parfois trompeuse
À mon premier parcours, j’ai passé le jeu au complet sans rencontrer de résistance efficace. En réalité, j’ai l’impression que mon ennemi le plus redoutable n’a consommé que la moitié de mes points de vie, tandis que mes adversaires précédents ne m’en ont absolument pas soustrait un seul. Je me suis dit que la tâche était trop facile. J’ai tenté une deuxième joute avec un personnage différent. J’ai pas bien compris une mécanique d’une nouvelle carte et je me suis fait descendre au premier ou deuxième monstre que j’ai rencontré. Ça ressemble un peu à la dynamique de Slay the Spire par moment, où tu passes au travers du jeu presque trop facilement en te disant : « je l’ai maitrisé, je suis trop fort pour la ligue, c’est moi le meilleur… » et recommencer une nouvelle partie, seulement pour te faire buter beaucoup trop rapidement. Il y a un aspect de chance indéniable qui, bien que l’on comprenne bien les mécaniques et les façons d’optimiser nos cartes ensemble avec les artéfacts, risque qu’on collecte des outils qui ne possèdent aucune synergie collective et que notre niveau de performance ne lève pas.
Beaucoup de personnages, peu de différences
Rainbow Legends propose 24 combinaisons distinctes de classes et d’apparences visuelles, offrant ainsi aux joueurs une grande variété de choix pour personnaliser leur expérience de divertissement. Cependant, les mécanismes ne diffèrent pas aussi nettement d’un personnage à l’autre qu’on pourrait le souhaiter. Les contrastes sont presque plus optionnels et visuels que de changer la manière dont on joue.

Une ambiance sonore étrange
La musique s’avère par moments trop relaxante. Tandis que nous parcourons la carte pour sélectionner les endroits qui nous captivent, que ce soit les événements, les trésors, les commerçants, les aires de repos ou les monstres, la bande sonore crée une atmosphère de prudence et d’excitation. Cependant, lorsque nous faisons face à des adversaires, une ligne de basse accompagnée d’un synthétiseur et de quelques maracas offre un son jazzy et sensuel.

Quelques problèmes techniques
Des fautes de traduction ont été détectées à certains endroits. Des ajustements sont nécessaires, mais ils ne sont pas critiques. De plus, j’ai remarqué un problème dans un mode spécifique du jeu où l’écran de combat n’est pas apparu, ce qui m’a contraint à réinitialiser complètement la partie.

Pas une royale flush, mais belle séquence
Rainbow Legends propose une mécanique innovatrice dans le genre roguelite et construction de paquets. Il lui manque encore quelques ajustements pour en faire une expérience ludique extraordinaire qui saura se démarquer comme un pionnier. Pour l’instant, l’offre demeure marginale ou sa mécanique de jeu manque de profondeur et de variété pour constamment ramener les adeptes. Bien sûr, il y a des éléments à débloquer, mais, vu la pauvreté de la proposition en matière de jouabilité, je me demande si la tâche sera plus fastidieuse que ça.
Merci à Light Up Games pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Mécanique de contrôle du terrain originale
- Grande quantité de personnages jouables
- Ambiance visuelle inspirée des animés asiatiques
Points faibles :
- Quelques problèmes techniques et ergonomiques
- Ressemble énormément à Slay the Spire
- Variété de gameplay limitée entre les personnages
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