
Informations principales
Titre du jeu : Directive 8020
Développeur : Supermassive Games
Éditeur : Supermassive Games
Genre : Aventure, horreur et survie et choix multiples
Plateformes : PC, Xbox Series et PlayStation 5
Testé sur : PlayStation 5
Prix : 66.99$
Date de sortie : 12 Mai 2026
Nombre de joueurs : Solo et coop local
En français : Oui et avec doublage
Classement ESRB : M (Jeunes adultes 17+)
Une nouvelle séance d’horreur spatiale
Ce jeu d’horreur nous propulse aux contrôles de l’équipage du vaisseau colonial Cassiopeia, chargé de sauver l’humanité. Avec son huis clos inspiré du premier film Alien et son thème de l’usurpation d’identité tiré du film The Thing, Directive 8020 dispose d’un arsenal cinématographique impressionnant pour semer la terreur dans nos cœurs. Les studios Supermassives Games ont-ils réussi à adapter ces inspirations en un excellent jeu vidéo d’épouvante ?
Après avoir reçu des critiques globalement favorables pour leurs dernières productions, Little Nightmares III et The Casting of Frank Stone (notées respectivement 7,2 et 7 sur 10 sur le site G pour Geek), on pouvait se demander si les développeurs étaient capables d’atteindre la perfection. Votre fidèle critique croyait qu’ils s’en étaient approchés avec Until Dawn, mais le pointage général sur Metacritic était de 79/100. Mieux, mais pas assez pour s’afficher comme un incontournable. Alors, où se situe Directive 8020?
Une formule toujours efficace en groupe
Depuis The Dark Pictures Anthology: Man of Medan, les studios Supermassives Games utilise, dans quelques-uns de leur projet, la fonction soirée cinéma : un mode multijoueur local (sur le même canapé) où jusqu’à cinq joueurs s’attribuent chacun un ou plusieurs personnages et se passent la manette à tour de rôle. On la retrouve dans leur dernier opus. Pour l’avoir expérimenté, je peux confirmer que ce n’est pas toujours concluant. En participant à une séance de deux heures, il est possible qu’un personnage ne soit pas présent dans l’histoire, laissant ainsi son contrôleur comme un simple spectateur tout au long de la session. Il sera donc absent du prochain match.
Heureusement, certaines prises de décisions s’avèrent toujours aussi déchirantes. Le pain et le beurre de la compagnie reposent essentiellement sur les récits d’horreurs plaçant les joueurs dans une position dramatique où un choix névralgique pourrait sonner le glas d’un personnage. Qu’il s’agisse de la pression exercée par nos amis qui cherchent à orienter nos choix ou à nous faire porter le blâme pour les décisions prises, ce qui met en péril l’existence de leur personnage, ou de l’incertitude qui nous assaille lorsque nous sommes seuls et que nous nous interrogeons sur la pertinence de notre choix pour notre équipage, une certaine tension est toujours présente lorsque deux options sont proposées. La situation devient encore plus confuse et délirante lorsque l’on ne parvient plus à distinguer les identités après l’exposition à une substance extraterrestre capable de se transformer en sa cible. Suis-je en train d’aider l’équipage ou j’aide l’organisme des étoiles? Puis-je faire confiance au personnage que je contrôle?

Des personnages bien développés
Dès le début du jeu, on nous demande quel niveau de difficulté on souhaite avoir. Est-ce qu’on veut se permettre de revenir en arrière pour ainsi compléter l’arbre scénaristique à points de bascule, découvrir les nombreux dénouements ainsi que leurs conclusions variées en une seule partie ? Cependant, vous pouvez également opter pour une expérience immersive, laisser vos choix guider votre progression et terminer le reste une autre fois. L’histoire est habilement structurée pour maintenir l’intérêt des joueurs, en dépit de l’utilisation de quelques stéréotypes et éléments familiers du genre de l’horreur. Chaque personnage a une identité clairement définie qui évolue au fil des décisions difficiles. Ils sont bien sûr enrichis avec quelques sauts dans le passé pour encore mieux développer leur personnalité et leur psyché face aux épreuves qui les attendent.

Un spectacle visuel superbe… mais trop rigide
Visuellement, il demeure possible de modifier la qualité de l’image et, lorsque les spécifications sont ajustées dans le plafond pour savourer tous les détails des composantes des textures de peaux, d’habits et de décors, on jubile devant leur réalisme. Néanmoins, la structure des niveaux s’apparente trop au vide. Les objets et meubles sont placés de manière un peu trop cartésienne à mon goût. J’aurais aimé plus d’originalité et d’émerveillement. Ce qui ne pourrait avoir aucune incidence, si l’on ne les utilisait pas, mais comme on sera amené à se cacher pour fuir l’ennemi, la structure des espaces et leur habitat jouent un rôle dans le dynamisme de notre aventure.
En outre, ces jeux de cachettes sont plutôt décevants, car leur difficulté ne constitue pas un défi significatif. Jumelé à des structures un peu trop linéaires à certains moments et à une mécanique de dissimulation plutôt basique, j’avais l’impression qu’on devait simplement éteindre notre lampe de poche pour ne pas être vus. Ces moments n’ont pas réussi à élever le jeu par leur qualité moyenne, voire médiocre.
Aussi, Until Dawn avait placé la barre haute au niveau des plans de caméra plus inusités et de son dynamisme de l’image. Depuis, on continue de se contenter à conserver une caméra à la troisième personne et c’est presque tout. Ça demeure beaucoup moins intéressant visuellement.

Une jouabilité enfin plus fluide
Les développeurs se sont assurés de peaufiner les commandes de leur dernier opus. Si vous trouviez presque bancal le maniement de vos personnages dans les jeux précédents, les studios Supermassive Games ont permis à celui-ci un contrôle plus fluide, sans être parfaits, mais qui amène une satisfaction renouvelée.

Rencontre du troisième type
Directive 8020 offre une nouvelle expérience plus que satisfaisante dans le domaine du récit d’horreur interactif. En dépit de ses épreuves un peu trop statiques au niveau de la jouabilité, il s’avère agréable de se réunir entre amis pour s’imposer une petite séance d’épouvante. Malgré tout, ce dernier jeu de Supermassive Games ne devrait pas réussir à recruter une nouvelle clientèle. Les amateurs des réalisations antérieures du studio britannique devraient apprécier cette dernière création, qui ne révolutionne rien, mais qui perfectionne, optimise et fait progresser continuellement ses articles. Par contre, j’ai un peu de difficulté avec le prix. À 66.99$, j’attendrais personnellement qu’une réduction s’invite pour me lancer dans une nouvelle aventure du genre.
Ainsi, Directive 8020 s’inscrit dans la même lignée que ces prédécesseurs. Accueillant pour ceux qui connaissent ses sentiers battus, mais qui passera six pieds au-dessus de la tête des joueurs qui aiment l’action rapide avec un rythme soutenu avec le moins possible d’interactions sociales.
Merci à Supermassive Games pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Atmosphère inspirée d’Alien et The Thing très réussie
- Décisions morales toujours aussi tendues et efficaces
- Personnages bien développés et attachants
- Graphismes et qualité visuelle impressionnants
Points faibles :
- Prix élevé pour une formule qui évolue peu
- Séquences d’infiltration trop simplistes
Pour se procurer le jeu, c’est ici.