
Informations principales
Titre du jeu : Traysia
Développeur : Ratalaika Games S.L. et Shinyuden
Éditeur : Ratalaika Games S.L. et Shinyuden
Genre : JRPG
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : 7.79$
Date de sortie : 24 avril 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non
Classement ESRB : T (13 +)
Traysia est à l’origine un jeu sorti sur Sega Genesis en 1992. Comme plusieurs jeux rétro, il a reçu un port sur Steam, le 24 avril de cette année. Ce n’est pas inhabituel de voir un jeu rétro arriver sur Steam, que ce soit sous forme de remake, de remaster ou, comme dans ce cas-ci le plus commun d’un simple portage. Pour certains jeux, c’est une bonne façon de découvrir et de jouer à des classiques qui n’étaient pas accessibles à plusieurs joueurs. Cependant, Traysia aurait dû rester dans le passé. Je comprend l’idée de vouloir ramener des jeux populaires d’autrefois. Cependant, Traysia n’a jamais été populaire. Une simple recherche Google montre que le jeu était déjà très critiqué à l’époque, et même durant ma partie, j’ai pu comprendre tous les défauts qu’il possédait, puisque je les ai moi-même expérimentés.
Histoire de base
Le jeu se divise en plusieurs mini-scénarios qui suivent les mêmes quatre aventuriers.
Nous suivons l’histoire de Roy, un jeune homme qui accompagne son oncle, un marchand, jusqu’au royaume de Salon. Avant son départ, sa bien-aimée Traysia lui offre un pendentif en souvenir et promet d’attendre son retour. Dans cette ville, il court d’un bâtiment à l’autre pour essayer de trouver son chemin, jusqu’à finalement entrer dans le palais et entendre le roi demander des aventuriers pour explorer une forêt récemment envahie par des monstres. Roy rejoint alors trois autres aventuriers et ils se lancent dans une aventure qui les mènera à une bande de mages de l’ombre au nord du royaume.
Durant leur aventure dans la forêt, l’un des compagnons de Roy setup un piège et révèle que l’intention du maitre est de prendre le contrôle du royaume en se débarrassant des meilleurs chasseurs et chevaliers du pays. Il tente ensuite de faire porter le blâme sur Roy et son groupe. Après s’être échappés, ils retournent en ville et affrontent le maître des lieux. Floyd s’enfuit alors, et notre groupe se lance à sa poursuite.
Cette structure se répète dans les deux autres scénarios. Dans le suivant, au lieu d’une forêt infestée de monstres, il s’agit d’une guerre entre deux royaumes également manipulée par des mages. Derrière tout cela ,Floyd. Dans le dernier chapitre, nous retournons dans notre ville natale, Johanna, pour découvrir qu’elle a été conquise. Notre maison a brûlé et Traysia est retenue captive avec les autres citoyens. Nous apprenons que Floyd est arrivé un mois avant nous et qu’il a décidé de prendre le contrôle complet de la ville afin de se venger de sa defaite de Salon.

Gameplay contre-intuitif
Jouer à Traysia n’a vraiment pas été un cadeau. Dès le début du jeu, on est déposé dans une ville sans avoir la moindre idée de quoi faire. Bien sûr, c’est un classique de ce genre de RPG, explorer par soi-même. Alors j’explore. Je visite la majorité des maisons, parle aux citoyens et découvre peu à peu ce que le jeu me donne, une taverne pour sauvegarder, des magasins d’armes, etc.
Le problème, c’est que mon objectif est de parler aux maîtres, mais la porte est verrouillée. Je fais donc le tour complet de la ville à la recherche de citoyens à qui parler. Et il faut garder en tête que la ville est immense et que notre vitesse de déplacement est très lente. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’étais extrêmement content de voir un mode turbo absent de l’original. Pendant un bon moment, je suis resté coincé jusqu’à ce que, après avoir parlé à énormément de personnes, la porte finisse par s’ouvrir. Je ne sais toujours pas ce qui a déclenché cet événement, mais bon, au moins je pouvais avancer.
Une fois dans la forêt avec mes aventuriers, nous arrivons au premier combat. Et quand je dis que le système de combat est contre-intuitif, c’est vraiment le cas. Le jeu fonctionne comme un RPG au tour par tour. Nous choisissons les actions des personnages, puis ils les exécutent. Le problème, c’est que tous les personnages agissent en même temps sur une grille qui rappelle Fire Emblem ou même certaines parties de Dungeons & Dragons.
Différentes actions possèdent une priorité, et les personnages peuvent s’interrompre entre eux s’ils se croisent durant leurs déplacements. À plusieurs reprises, un personnage n’allait pas à l’endroit que je lui avais indiqué parce qu’un autre décidait de passer devant lui. Résultat : des déplacements inefficaces et frustrants. En plus de ça, Roy est extrêmement faible. Je me retrouvais souvent dans des combats qui ressemblaient davantage à du 3 contre 5 qu’à du 4 contre 5. Et comme le mage est pratiquement inutile, ça devenait rapidement du 2 contre 5.
Heureusement, les deux chevaliers sont tellement puissants qu’ils peuvent pratiquement tout tuer en un coup sans subir beaucoup de dégâts. Et cette stratégie reste la même pendant tout le jeu. Parlant du mage, le système de magie est lui aussi très mal conçu. Pour toucher un ennemi, il faut être parfaitement aligné horizontalement ou verticalement avec lui. Même si l’animation d’une boule de feu semble occuper trois cases, elle ne touche rien si l’ennemi n’est pas exactement dans la ligne. On ne peut pas viser. On peut seulement lancer les sorts devant soi ou sur les côtés. Ce serait acceptable si on pouvait se déplacer avant d’attaquer… sauf que ce n’est pas possible. Si on lance un sort, on ne peut pas bouger. Finalement, les mages deviennent pratiquement inutiles après le premier tour, puisque les ennemis ont largement le temps de quitter leur champ d’attaque.
Après plusieurs heures, tous les combats deviennent identiques. Ma stratégie se résumait à :
- passer le tour de Roy ;
- avancer mes deux chevaliers ;
- lancer un premier sort avec le mage ;
- passer le reste du combat à cacher Roy pour éviter qu’il meure.
Parce que oui, Roy est tellement faible qu’il peut mourir en deux coups tout en infligeant presque aucun dégât. Pourquoi ne pas simplement le laisser mourir? Parce que si Roy meurt, c’est immédiatement un game over. Même si tous les autres personnages sont encore vivants, la partie se termine instantanément. Et comme les points de sauvegarde sont rares, mourir signifie souvent recommencer une longue section complète.
Dans Traysia, il faut obligatoirement sauvegarder dans les auberges des villes. Donc si vous mourrez dans un donjon that’s too bad.

Pourquoi Traysia?
La question que je me pose surtout est, pourquoi avoir porté Traysia sur Steam?
Le jeu n’était déjà pas apprécié à l’époque pour sa jouabilité, alors pourquoi lui offrir une nouvelle sortie aujourd’hui? D’autant plus que le portage n’a même pas été réalisé par la compagnie originale. Cette fois, c’est Ratalaika Games qui s’en est occupé, une compagnie spécialisée dans le portage de vieux et nouveaux jeux sur les plateformes modernes. Pourtant, aucun autre jeu du catalogue de Telenet Japan malgré plusieurs titres bien mieux reçus qui n’ont pas eu droit au même traitement.
Je n’ai pas la réponse, mais une chose est certaine ce n’était probablement pas le bon choix.
Merci à Ratalaika Games S.L pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Mode turbo et rewind
- Bonne qualité d’image durant les cinématiques
Points faibles :
- Combats répétitifs
- Interruptions frustrantes durant les combats
- Histoire générique
- Mauvais système de magie
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