CRITIQUE DE BANDE DESSINÉE – DEATHSTROKE : THE TERMINATOR NUMÉRO 2

par | Mai 19, 2026

Informations principales

Titre de la BD : Deathstroke : The Terminator

Éditeur : DC

Auteur : Tony Fleecs

Dessinateur : Carmine Di Giandomenico

Nombre de pages : 20

Prix : 3,99$ (US)

Date de sortie : 15 avril 2026

Deathstroke : The Terminator Numéro 2 – Une guerre personnelle sans retour
Le deuxième numéro de Deathstroke : The Terminator poursuit directement les événements du premier chapitre en plongeant le lecteur dans une spirale de violence et de chaos. Dès les premières pages, on comprend que Slade Wilson est désormais dans une situation presque intenable : Wintergreen est mort, et tout semble être fait pour faire porter ce meurtre à Deathstroke. L’histoire s’installe rapidement dans un climat de chasse à l’homme où les frontières entre vérité et manipulation deviennent floues.

Deathstroke traqué de toutes parts
Après la mort de Wintergreen, l’équilibre déjà fragile de la vie de Deathstroke s’effondre complètement. Ce qui ressemble d’abord à une simple accusation devient rapidement une véritable campagne orchestrée contre lui. Des tueurs à gage sont lancés à ses trousses, tandis que des forces militaires, notamment l’armée de l’air, entrent également dans la danse. Le personnage principal n’est donc pas seulement confronté à des ennemis isolés, mais à une structure organisée qui semble déterminée à le faire tomber coûte que coûte.

Ce numéro met particulièrement l’accent sur la sensation d’être constamment pourchassé. Deathstroke n’a aucun endroit sûr, et chaque interaction devient potentiellement mortelle. Cette pression constante contribue à renforcer son image de soldat ultime, mais aussi d’homme isolé, coincé dans une guerre dont il ne maîtrise plus les règles.

La mort de Wintergreen et ses implications
La disparition de Wintergreen est au cœur de l’intrigue. Ce n’est pas seulement un événement déclencheur, mais un élément chargé d’émotion et de tension narrative. Le récit laisse entendre que ce meurtre pourrait être plus personnel qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas uniquement d’un coup monté pour piéger Deathstroke, mais possiblement d’un acte qui touche directement à ce qu’il est et à ce qu’il protège.

L’histoire laisse aussi planer l’idée que ce qui est en jeu dépasse la simple réputation de Slade Wilson. Les événements semblent viser tout ce qui lui est cher, comme si quelqu’un cherchait non seulement à le détruire physiquement, mais aussi psychologiquement. Cette dimension rend le récit plus lourd et plus personnel, sans pour autant tout dévoiler, ce qui maintient une bonne tension dramatique.

Une narration axée sur l’action et la brutalité
Ce deuxième numéro s’inscrit clairement dans une approche très orientée action. Les combats sont fréquents, intenses et souvent très violents. L’accent est mis sur la brutalité du personnage principal et sur son efficacité en situation de combat. On est loin d’une histoire lente ou contemplative : ici, tout est conçu pour donner une impression de guerre permanente.

Le côté gore est également présent, renforçant le ton mature de l’œuvre. Ce n’est pas une violence gratuite, mais une violence assumée qui sert à montrer la dureté de l’univers dans lequel évolue Deathstroke. Cela contribue à installer une atmosphère lourde, parfois étouffante, mais cohérente avec le personnage.

Un dessin en nette amélioration
Sur le plan visuel, ce numéro marque une évolution notable par rapport au premier. Là où certaines cases pouvaient sembler moins abouties auparavant, ce second chapitre propose un rendu beaucoup plus maîtrisé. Le dessin est plus fluide, plus détaillé et surtout plus immersif.

On ressent véritablement une ambiance de guerre à travers les illustrations. Les scènes d’action sont lisibles, dynamiques et efficaces, ce qui permet au lecteur de suivre facilement des combats pourtant très intenses. Cette amélioration visuelle renforce l’impact global du récit et rend l’expérience de lecture beaucoup plus agréable.

Une lecture exigeante mais cohérente
Deathstroke : The Terminator n’est pas une série qui cherche à tout expliquer au lecteur dès le départ. Dès le premier numéro, le personnage de Deathstroke est déjà établi, avec son passé et ses motivations en partie connus du public. Ce deuxième numéro continue dans cette logique et ne prend pas toujours le temps de ralentir pour les nouveaux lecteurs.

Cela peut rendre la lecture un peu exigeante pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’univers DC ou avec le personnage. Cependant, les flashbacks entre Deathstroke et Wintergreen apportent certains éléments de compréhension et permettent d’éclairer des aspects importants de leur relation. Malgré tout, une connaissance préalable du lore améliore clairement l’expérience globale.

Un cliffhanger qui annonce la tempête
La fin de ce numéro se termine sur un cliffhanger particulièrement efficace. Sans trop en dévoiler, il est clair que les événements mis en place mènent directement à une escalade encore plus importante. Deathstroke se retrouve au centre d’un conflit qui semble loin d’être terminé, et tout indique que les prochains affrontements seront encore plus intenses.

Cette conclusion ouverte fonctionne très bien dans le cadre du récit, car elle maintient une forte envie de continuer la lecture. Le sentiment de danger permanent est encore renforcé, laissant présager une suite explosive.

Conclusion
Ce deuxième numéro de Deathstroke : The Terminator confirme la direction prise par la série : une œuvre centrée sur l’action, la violence et la survie dans un monde sans pitié. Même si l’histoire reste relativement classique dans sa structure, elle est efficacement exécutée et soutenue par un dessin en nette amélioration.

Ce n’est pas une lecture destinée à tout le monde, surtout en raison de son manque d’introduction pour les nouveaux lecteurs et de son intensité narrative. Toutefois, pour ceux qui apprécient les récits sombres, rythmés et violents, ce numéro propose une expérience solide et immersive.

9/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Rythme intense et constant
  • Ambiance de guerre bien rendue
  • Amélioration du dessin
  • Cliffhanger solide

Points faibles :

  • Histoire assez classique
  • Peu accessible aux nouveaux lecteurs

Pour se procurer le livre, c’est ici.

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Trash Talker

Gabriel, connu sous le nom de Trash Talker, il est l’animateur du podcast. Trash est un maniaque de jeux vidéo, de comic books et de lutte depuis qu’il est tout petit!

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