CRITIQUE DE JEU VIDÉO – GAMBONANZA

par | Mai 12, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Gambonanza

Développeur : Blukulélé Studio

Éditeur : Stray Fawn Publishing

Genre : Deckbuilding, Roguelike, Stratégie, Échecs

Plateformes : PC

Testé sur : PC

Prix : 19,99$

Date de sortie : 1 mai 2026

Nombre de joueurs : Solo

En français : Oui

 

En 2024, Balatro avait surpris l’industrie du jeu vidéo avec un mélange efficace de roguelike deckbuilding sur fond de poker. Le jeu s’était retrouvé jusque dans les nominés au jeu de l’année aux Games Awards en compagnie de titres tel que Black Myth: Wukong, Metaphor: ReFantazio et Astro Bot, qui remporta finalement le grand prix. Suite à ce succès complètement fou, c’était une évidence que la formule allait être répétée. Gambonanza est un jeu du même acabit, mais qui utilise les échecs plutôt que le poker comme fondation pour son gameplay.

Un look de fou
Tout de suite, on reconnaît l’influence de Balatro dans l’aspect visuel de Gambonanza. Son look simple et pixélisé, ainsi que son ton léger et décalé sont directement en phase avec le titre de LocalThunk sorti 2 ans plus tôt. Ce n’est pas plus mal, puique ça fonctionne encore très bien. L’interface est épurée et on ne s’y perd jamais, malgré toute l’information qui s’y trouve. Les pièces sont facilement reconnaissables et les gambits (on y reviendra) ont tous des designs uniques et intéressants.

Jusqu’au sommet de la tour
Niveau gameplay, c’est la même chose: les fans de Balatro ne seront pas dépaysés. Le jeu se joue en 5 phases de 5 parties chacune. La 5e partie de chaque phase est un boss que vous devrez vaincre pour accéder à la phase suivante. D’ailleurs, pour ceux qui s’y connaissent un peu en échecs, les noms des boss sont directement inspirés de grands joueurs d’échecs; un beau clin d’œil qui fera sourire ceux qui les reconnaîtront.

Vous ne faites pas cavalier seul
Vous débutez avec 3 pièces choisies aléatoirement (même si j’ai l’impression que les pions sont largement favorisés à cette étape). Vous pouvez les placer n’importe où sur les deux premières rangées de l’échiquier, qui se voit largement réduit en taille au début de la run. Face à vous, des pièces adverses, également choisies aléatoirement, que vous devrez capturer pour l’emporter. Ici, on ne cherche pas à mettre un roi en échec, on doit seulement capturer toutes les pièces adverses. Une fois chose faite, vous gagnez un certain montant d’argent (selon votre performance) que vous pourrez dépensez dans la boutique entre chaque partie. Dans la boutique, vous pouvez choisir parmi une sélection aléatoire de récompenses qui varient entre cases spéciales, gambits et pièces à ajouter à votre collection.

Combinez vos gambits
Les cases spéciales sont des cases de l’échiquier que vous pouvez modifier et qui donneront un effet particulier si une pièce s’y arrête. Par exemple, une case dorée transformera une pièce en pièce dorée qui rapportera de l’argent à la fin de la partie. Les cases spéciales peuvent être très puissantes, mais vous devrez bien choisir où les placer car elles peuvent se montrer facilement contraignantes si vous voulez les activer à chaque fois.

Les gambits sont l’équivalent des cartes joker de Balatro. Vous pouvez en accumuler jusqu’à 5 simultanément et ils viendront vous donner de puissantes capacités qui viendront dramatiquement modifier votre façon de jouer. Par exemple, l’un d’eux fait en sorte que chaque fois que vous capturez une pièce adverse avec un pion, l’adversaire passe son tour. Il y a donc moyen de combiner les captures de façon très efficace et de pratiquement vider le tableau ennemi en un seul tour! Le principal attrait du jeu repose justement là: accumuler et combiner le pouvoir des gambits pour vous permettre des combos complètement fous et surpuissants. À la manière de Balatro, le jeu encourage les stratégies « qui brisent le jeu »; c’est là que réside le plaisir de l’expérience. En contrepartie, si vous n’arrivez pas à trouver une combinaison efficace de pièces et de gambits, la courbe de difficulté peut rapidement se montrer comme tout un défi.

Finalement, les pièces sont un aspect important à considérer dans la boutique. Vous ne pouvez en avoir que 3 à la fois (à moins d’investir dans une amélioration de l’échiquier) et si vous perdez une pièce durant une partie, vous la perdez définitivement. Ainsi, vous voudrez faire très attention à vos déplacements car une pièce capturée est une pièce que vous devrez remplacer. Ainsi, ne sous-estimez jamais les pouvoirs qui vous permettent de remporter plus d’argent car vous en aurez besoin en grande quantité tout au long de la run.

En passant
Si certaines mécaniques fonctionnent très bien, d’autres sont moins efficaces. Notamment, je ne suis pas fan de l’échiquier qui commence à s’effondrer après quelques tours. Ça force le joueur à prendre de mauvaises décisions qui peuvent s’avérer très coûteuses. À l’inverse, j’aime bien l’idée qu’on puisse attendre (comprendre: passer notre tour) jusqu’à 3 fois par partie. Bien utilisé, ça permet à l’adversaire de se commettre sur une action avant nous et nous évite un mouvement obligatoire qui serait potentiellement dangereux. Bref, le jeu possède à la fois des bonnes et des moins bonnes idées, mais qui forment un tout à la fois rafraichissant et divertissant.

Si je ne crois pas que le jeu possède la richesse ou la profondeur d’un Balatro, je crois qu’il s’agit d’un titre plus qu’honnête qui devrait satisfaire les curieux et les amateurs d’échecs tout particulièrement. Décidément fait avec amour pour les échecs, Gambonanza vaut le détour assurément.

Merci à Stray Fawn Publishing pour la copie du jeu.

8/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Des visuels réussis
  • Un gameplay riche en stratégies
  • Des mécaniques intéressantes
  • Une belle rejouabilité
  • De beaux clins d’œil pour les amateurs d’échecs

Points faibles :

  • L’échiquier qui s’effondre
  • Aussi bon soit-il, n’est pas au niveau de Balatro

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/robingpg/" target="_self">Robin</a>

Robin

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