
Informations principales
Titre du jeu : Vampire Crawlers
Développeur : Poncle
Éditeur : Poncle
Genre : Deckbuilding
Plateformes : PC, PlayStation 5, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2 et Xbox Series
Testé sur : PlayStation 5
Prix : 12,99$
Date de sortie : 21 avril 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Oui
Classement ESRB : 13+
Une première impression qui fait mouche
Saviez-vous que j’ai quasiment platiner Vampire Survivors? Ce n’est pas juste une façon de parler : j’ai réellement passé un nombre incalculable d’heures sur ce jeu, à optimiser mes builds, tester des combinaisons absurdes et tenter de survivre toujours un peu plus longtemps face aux hordes. Autant dire que lorsque Vampire Crawlers a été annoncé, j’étais déjà très intrigué.
L’idée de reprendre une formule inspirée de Vampire Survivors, mais en la transformant complètement, avait de quoi attirer l’attention. Après plusieurs heures de jeu, je peux dire une chose sans hésitation : j’ai toujours autant envie d’y retourner. Et ça, c’est probablement le meilleur compliment qu’on puisse faire à un roguelite.
Un concept familier, mais totalement réinventé
À première vue, Vampire Crawlers peut rappeler Vampire Survivors dans son ADN : des vagues d’ennemis, une progression basée sur la puissance croissante du joueur, et une boucle de gameplay centrée sur la survie et l’optimisation.
Mais très vite, le jeu prend une direction différente. Ici, on n’est plus dans un jeu en vue aérienne ou en action automatique. Le titre adopte une perspective à la première personne et transforme l’expérience en un mélange de deckbuilder et de roguelike. Le résultat est surprenant, et surtout, assez unique pour se démarquer immédiatement.
Le jeu se présente comme un “duckbuilder” roguelike, un terme un peu étrange au départ, mais qui prend tout son sens une fois les mécaniques en main. On ne se contente plus de bouger et survivre : on construit activement son jeu à travers un système de cartes.

Un système de cartes riche et stratégique
Le cœur du gameplay repose sur les cartes. Chaque personnage dispose de son propre deck de base, ce qui influence directement le style de jeu. Dès le départ, le joueur commence avec trois cartes en main, et cette capacité augmente progressivement au fil de la progression dans une run.
Les cartes sont divisées en plusieurs catégories :
- cartes d’attaque
- cartes de défense
- cartes de bonus
Cette structure oblige à réfléchir constamment à ses choix. Faut-il jouer agressif dès le début, ou construire une défense solide avant de passer à l’offensive? Il n’y a pas une seule bonne réponse, et c’est là que le jeu devient intéressant.
Au fil de la progression, le joueur gagne en ressources : plus de mana, plus de vie, plus de défense. Chaque run devient une montée en puissance progressive, où chaque décision peut influencer la suite.

Une progression façon roguelite bien assumée
Vampire Crawlers assume pleinement son côté roguelite. La mort n’est pas une punition, mais une étape normale du processus. À chaque tentative, le joueur conserve une partie de sa progression, ce qui permet de devenir progressivement plus fort.
Ce système crée un effet de boucle très addictif. On échoue, on apprend, on s’améliore, et on repart immédiatement pour une nouvelle tentative. C’est simple, mais extrêmement efficace.
Cependant, il faut aussi reconnaître un point important : le jeu repose beaucoup sur la répétition. Le scénario est très léger, voire presque secondaire. L’expérience est donc surtout centrée sur le gameplay et la progression personnelle du joueur.

Des mécaniques de personnalisation poussées
L’un des aspects les plus intéressants du jeu, c’est la profondeur de personnalisation des cartes et des builds.
Le joueur peut :
- ajouter des gemmes aux cartes pour leur donner des bonus
- acheter des améliorations en boutique avant une run
- modifier certaines cartes pour les adapter à son style de jeu
- construire des synergies entre les cartes d’attaque et de défense
Cette liberté permet de créer des stratégies très différentes d’un joueur à l’autre. Dans mon cas, j’ai rapidement adopté une approche centrée sur la défense. L’idée était simple : encaisser les vagues d’ennemis, survivre, puis contre-attaquer avec des cartes d’attaque plus puissantes.
Ce style de jeu m’a permis de progresser efficacement, mais je suis certain que d’autres approches, plus agressives ou plus techniques, sont tout aussi viables.

Des combats inspirés mais différents
On retrouve dans Vampire Crawlers une certaine inspiration de Vampire Survivors, notamment dans la gestion des hordes d’ennemis et dans la montée en puissance progressive.
Cependant, la comparaison s’arrête là. Le jeu ne repose pas sur des attaques automatiques ou des déplacements simples. Ici, chaque action passe par les cartes. Cela donne une dimension beaucoup plus stratégique aux combats.
Les synergies entre cartes rappellent parfois les améliorations d’armes de Vampire Survivors, mais transposées dans un système de deck. C’est une transformation intelligente, qui change complètement la façon de jouer.

Une direction artistique simple mais efficace
Visuellement, Vampire Crawlers fait le choix du pixel art. Pas de grandes ambitions en trois dimensions ici, même si la vue à la première personne pourrait laisser croire le contraire.
Et pourtant, ce choix fonctionne. Les environnements restent lisibles, les ennemis sont bien différenciés, et les attaques sont suffisamment claires pour ne jamais perdre le joueur dans l’action.
Les effets visuels ne cherchent pas à en mettre plein la vue, mais à être efficaces. Et dans un jeu où la lisibilité est essentielle, c’est probablement la meilleure décision possible.

Une ambiance sonore surprenante
Un autre point positif vient de la bande sonore. Sans être révolutionnaire, elle fait parfaitement le travail. Certaines musiques rappellent même fortement l’ambiance de jeux comme Castlevania, avec une touche sombre et rythmée qui colle bien à l’univers.
Ce type d’ambiance sonore renforce l’immersion et donne une identité plus marquée au jeu, malgré sa simplicité apparente.

Une expérience qui repose sur la répétition
Il faut être honnête : Vampire Crawlers n’est pas un jeu qui cherche à raconter une grande histoire. Le scénario est minimaliste et sert surtout de prétexte à la progression.
Le cœur de l’expérience repose sur la répétition des runs. On recommence, on s’améliore, on teste de nouvelles stratégies. C’est un cycle classique du roguelite, mais ici particulièrement assumé.
Pour certains joueurs, cela pourra devenir répétitif à long terme. Pour d’autres, c’est exactement ce qui rend le jeu addictif.

Conclusion
Vampire Crawlers est une excellente surprise. En reprenant une inspiration évidente de Vampire Survivors, le jeu réussit pourtant à créer sa propre identité grâce à son système de cartes et son approche à la première personne.
Ce n’est pas un jeu parfait, ni un jeu révolutionnaire, mais c’est un jeu terriblement efficace. Addictif, stratégique et suffisamment profond pour garder le joueur accroché sur la durée.
Malgré une certaine répétitivité et un scénario presque absent, le plaisir de jeu reste constant. Et c’est finalement ce qui compte le plus.
Analyse
Points forts :
- Gameplay original mélangeant FPS et deckbuilder
- Système de cartes profond et stratégique
- Forte rejouabilité grâce au roguelite
- Bonne progression et sensation de puissance
- Direction artistique pixel art efficace
Points faibles :
- Peut devenir répétitif à cause du manque de scénario
- Courbe d’apprentissage parfois abrupte, le système de cartes peut être déroutant au début pour les nouveaux joueurs
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