
Informations principales
Titre du jeu : Dread Admiral
Développeur : Tescrin Games
Éditeur : Tescrin Games
Genre : Stratégie tour par tour et roguelite
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : TBA
Date de sortie : 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non, mais annoncé que oui
Classement ESRB : TBA
Une bataille navale version jeu de société
Ce jeu de stratégie au tour par tour nous place aux commandes d’une flotte maritime, pour qu’on affronte une autre flotte et qu’on coule son vaisseau amiral.

Une stratégie simple, mais efficace
Tout au long de la partie, j’avais vraiment l’impression de m’amuser au jeu de société Battleship. Je contrôlais divers navires, comme des porte-avions, des cuirassés, des sous-marins, et bien plus encore. J’affrontais un seul adversaire ayant les mêmes forces que moi. Il y avait également une partie du jeu qui ressemblait à la cachette où nous devions repérer les forces ennemies afin de pouvoir les attaquer. Toutefois, nos bateaux pouvaient se déplacer et réapparaître s’ils étaient détectés par l’adversaire.

Un visuel rétro… très rétro
Avec son visuel presque archaïque, Dread Admiral ne charme guère. Même avec le déplacement de nos vaisseaux, il n’y a pas grand-chose qui s’anime. Le navire disparaît et réapparaît à la case choisie. Par contre, pendant les combats, c’est un peu mieux. Surtout lorsque les porte-avions attaquent, on y voit les petits aéronefs qui décollent en formation et qui virevoltent dans le ciel pour aller bombarder l’unité adverse alors que les explosions et tirs ennemis abondent autour de notre escouade de l’air. L’équipe de développement de Tescrin Games a consacré beaucoup de temps à l’animation de nos bolides volants, ce qui les distingue du reste de notre flotte maritime.
Les unités différentes possèdent leurs fonctions propres qui agiront comme force et faiblesse. Par exemple, si les porte-avions peuvent attaquer à des distances inégalées grâce à sa flotte aérienne, en combat rapproché, le cuirassé, à la portée plus courte, s’avère une puissance de frappe sans pareille. Quand on choisit de bâtir son armée marine, on doit décider quelles unités on préfère avoir, tout en ignorant quelles sont les forces adverses. Ça amène une certaine stratégie de placement de pièces. Une authentique partie d’échecs où le navire amiral représente le souverain. Si ce dernier périt, l’équipe adverse remportera la victoire.

Une démo qui cache encore son vrai visage
La version test ne permet pas d’essayer une portion de la campagne ; on ne peut que jouer au mode escarmouche, qui s’avère être des combats sur des cartes aléatoires avec l’armée que l’on peut construire à partir de 300 $. On peut aussi créer l’armée de l’adversaire contrôlé par l’ordinateur. J’aurais aimé qu’il y ait une option jouée avec un humain.
Selon les informations disponibles, la campagne propose un récit plus immersif ainsi que des bâtiments et des structures qui fournissent des ressources et des améliorations à notre flotte. Le jeu se compare même à un Darkest Dungeon ayant plusieurs mécaniques de roguelite annoncées, mais qu’on ne retrouve pas dans cette version test. J’ai l’impression qu’on aura un peu plus de gestion de ressources dans la version finale.

Une ambiance sortie d’un vieux futur dystopique
L’ambiance sonore du jeu correspond à son graphisme, qui évoque les années 1980 et le début des années 1990. Les sons sont industriels et légèrement électroniques lors des phases de déplacement. Des images de Terminator ou Robocop me venaient à l’esprit. Dès que les escarmouches éclatent, une guitare électrique agressive embarque et se mêle très bien aux pétarades d’explosions et de tirs d’obus. Ça m’inspirait beaucoup la chanson Blind de Korn.
Les menus sont, à mon avis, beaucoup trop petits. Il pourrait s’agir simplement d’un problème de résolution, mais, comme nous n’avions pas la possibilité de la modifier, certaines informations sont difficiles à lire dans des encadrés mal optimisés.

Intrigant malgré ses limites
L’aperçu de la version test de Dread Admiral met surtout en évidence les mécanismes de combat, qui se révèlent plutôt solides, mais il garde jalousement secret son aspect roguelite. Avec un style rappelant les premiers jeux de stratégie sur ordinateur, Tescrin Games cherche à attiser la nostalgie des joueurs, mais d’une manière renouvelée. Pour l’instant, il reste beaucoup à découvrir, mais l’ensemble du produit intrigue. Évidemment, les joueurs qui désirent un graphisme plus poussé passeront leur tour. Les amateurs de jeux de stratégie au tour par tour devraient se réjouir, car j’ai hâte de voir comment cette mécanique s’harmonisera avec une forme particulière de gestion des ressources.
Merci à Tescrin Games pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Système de combat stratégique solide
- Bonne complémentarité entre les différents types de navires
- Animations des porte-avions réussies
- Ambiance sonore rétro-futuriste efficace
Points faibles :
- Graphismes et animations très rudimentaires
- Version test trop limitée pour bien juger l’ensemble du projet
Pour se procurer le jeu c’est ici.