APERÇU DE JEU VIDÉO – MORBID METAL

par | Mai 8, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Morbid Metal

Développeur : Screen Juice

Éditeur : Ubisoft

Genre : Roguelike, action et jeu de rôle

Plateformes : PC

Testé sur : PC

Prix : 23.99$

Date de sortie : 8 avril 2026 (Accès Anticipé)

Un ballet d’acier et de vitesse
Ce jeu d’action, roguelike avec des éléments de jeu de rôle, ressemble aussi par moment à un hack ‘n’ slash (taille et tranche). On se retrouve aux contrôles d’un androïde aux allures d’un samurai du Japon féodal où l’on avance rapidement d’un point à un autre pour démonter quelques ennemis robotiques aux apparences un peu plus animales et insectoïdes. Dans les vestiges d’un futur dystopique lointain, la survie de notre héros ne tient qu’à un fil et la mort surgit rapidement et de manière surprenante.

L’apprentissage par la défaite
Comme dans la plupart des roguelike, nos débuts se résument majoritairement par des échecs et des morts à répétitions. Puis, tranquillement, on débloque quelques améliorations à notre personnage qui devient plus fort et on progresse un peu plus loin dans le jeu. Je crois que c’est ma dextérité manuelle qui a pris de l’assurance en fonction du nombre d’heures pratiquées, ce qui m’a permis d’être meilleur. Jumelée aux améliorations du personnage, elle m’a aidé à débloquer encore plus d’éléments pour vaincre. Il faut dire que Morbid Metal, à ne pas confondre avec un sous-genre de la musique métal, offre des combats frénétiques, rapides et létaux.

Je crois que je suis mort plusieurs fois au premier affrontement. Ça m’a pris quelques joutes avant de bien embrasser les commandes et de mieux performer. Après une heure de jeu, j’étais plutôt à l’aise et je profitais pleinement de la furieuse vitesse des combats, des déplacements furtifs à la manière d’un ninja et des décors qui défilaient rapidement malgré les hauteurs des bâtiments, les trous et autres obstacles qui auraient pu freiner mon élan.

Des styles variés, une danse destructrice
Pour le reste, Morbid Metal permet de débloquer deux personnages distincts qui s’apparentent toujours au Japon féodal. Chaque protagoniste possède des habilités propres et se démarque énormément par son style de combat. Le premier, Flux, est équipé d’attaques rapides et incisives, tandis que le deuxième, Ekku, utilise des assauts plus lourds et grossiers, mais plus percutants.

Les guerriers ont peu d’options offensives, mais chaque prise est différente visuellement et, très souvent, en matière de dégâts. Chaque personnage peut effectuer des assauts de base illimités, deux attaques spéciales avec un temps de récupération rapide, et un méga coup de pied aux fesses qui se charge lentement, mais qui fait défiler la vie des ennemis devant leurs yeux. La beauté dans tout ça, c’est qu’il suffit de presser un bouton pour changer instantanément de personnages pour enchainer les combos les plus dévastateurs qui soient. C’est jubilatoire.

Une direction artistique tranchante
Au niveau du graphisme, c’est beau à s’en scier les jambes. Visuellement, le détail des décors et des personnages demeure assez incroyable. Les ennemis apparaissent par trois au début, l’environnement n’est jamais surchargé de personnages ou de monstres. Cela permet de maintenir un bon rythme sans interruption causée par un trop grand nombre d’informations à traiter. L’action reste donc fluide en tout temps. Par contre, je trouve que, pour commencer l’aventure et passer du monde de la nature envahi par les robots sauvages aux bases des androïdes, le temps de chargement est un peu long, on se croirait presque revenu à l’époque du PS1. Heureusement que les combats s’enchainent bien.

Il ne faudrait pas oublier de parler des éclairages, des effets lumineux et de la direction artistique qui n’est pas piquée des vers. Les combats se déroulent majoritairement à l’extérieur dans des ruines d’une autre époque, envahie par la végétation où l’on reconnait une architecture très japonaise. Notre base, où l’on se retrouve après avoir été vaincu, se situe dans un monde intérieur et obscur, très robotisé et informatisé aux allures d’un Tron. Ça pourrait devenir redondant à la longue comme décor, puisqu’il se modifie après chaque mort de notre personnage, mais on reconnait souvent des segments qui reviennent.

Silence… puis tempête
La musique, très présente de manière agressive dans les bandes-annonces, se retrouve absente, sauf dans les combats où elle reprend ce côté rock rapide aux guitares électriques frénétiques. Ça soutient bien le rythme de notre déchainement pareil à un ballet-techno mortel. Le reste du temps, les effets de machine ou de vent se font entendre, laissant le calme s’installer avant la tempête.

Un mystère encore en chantier
Le récit reste assez mystérieux, on parle à presque personne. Notre personnage ne dit jamais rien. Notre base semble contenir des informations, mais il faudra les débloquer, je présume. Une entité robotique, qui apparait ici et là, nous laisse quelques bribes de solution en nous aidant. Mais on demeure assez dans le néant. Ce n’est évidemment pas nécessaire d’avoir une intrigue inébranlable pour que ce genre de jeu soit bon.

Une promesse encore en évolution
Morbid Metal offre un bon divertissement et pourrait en donner encore plus. Le jeu est pour le moment en accès anticipé, certains éléments pourraient changer. J’ai eu bien du plaisir à déboulonner de la ferraille, mais je me pose comme question: est-ce que le jeu ne finira pas par manquer de renouvellement ? Les amateurs de roguelike à la troisième personne aux combats rapides, à la vitesse de l’éclair, pourraient grandement apprécier l’offre de SCREEN JUICE.

Merci à Ubisoft pour la copie du jeu.

 

Analyse

Points forts :

  • Combats rapides, fluides et très satisfaisants
  • Système de changement de personnage dynamique et efficace
  • Direction artistique forte et visuellement marquante

Points faibles :

  • Manque de variété possible à long terme
  • Récit très minimaliste, presque absent
  • Temps de chargement un peu longs

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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Enquiquineur

J’oublie parfois de sortir dehors. #viedegeek