
Informations principales
Titre de la BD : Batwoman
Éditeur : DC
Auteur : Greg Rucka
Dessinateur : Dani
Nombre de pages : 22
Prix : 3,99$ (US)
Date de sortie : 18 mars 2026
Une curiosité dans l’univers de Gotham
Je vais être honnête dès le départ : même si j’apprécie beaucoup Batman, tout ce qui gravite autour de son univers ne me rejoint pas toujours. Il y a quelque chose de très spécifique dans Gotham et ses personnages, et ce n’est pas chaque série dérivée qui réussit à capter mon intérêt. Malgré tout, la sortie de Batwoman #1 m’a donné envie de tenter le coup. Après tout, parfois, une surprise peut venir de là où on ne l’attend pas.
Ce premier numéro pose les bases d’une série qui prend une direction bien différente de ce que certains pourraient espérer. Si vous vous attendez à une avalanche d’action ou à une ambiance proche des aventures classiques de Batman, vous risquez d’être surpris… et pas nécessairement dans le bon sens.

Une entrée en matière centrée sur le drame
Dès les premières pages, on comprend que l’histoire va s’ancrer dans quelque chose de beaucoup plus personnel. Batwoman est ici présentée comme un personnage profondément marqué par un événement tragique : la mort de sa sœur jumelle.
Sans trop entrer dans les détails, cette perte n’est pas anodine. Elle est directement liée aux actions de Batwoman elle-même, qui a dû prendre une décision difficile, à la fois pour le bien de sa sœur et pour protéger un grand nombre de personnes. Ce genre de dilemme moral est intéressant sur papier, et il donne une base solide à une exploration plus psychologique du personnage.
On retrouve donc une héroïne en thérapie, tentant de composer avec ce qu’elle a fait. Cette approche donne un ton plus introspectif au récit, loin des affrontements spectaculaires auxquels on pourrait s’attendre dans un comic de ce type.
Une approche psychologique… mais inégale
Le choix de miser sur la psychologie plutôt que sur l’action est audacieux, surtout dans un univers comme celui de Gotham. Cela permet de creuser davantage le personnage et de montrer une facette plus humaine, plus vulnérable.
Cependant, dans ce premier numéro, l’exécution laisse un peu à désirer. Les transitions entre les scènes présentes et les flashbacks ne sont pas toujours fluides. On passe d’un moment à l’autre sans véritable transition naturelle, ce qui peut rendre la lecture un peu confuse par moments.
Ce manque de fluidité nuit à l’immersion. Plutôt que de se sentir pleinement investi dans le parcours de Batwoman, on reste parfois en surface, comme si le récit avait du mal à trouver son rythme. L’intention est là, mais la manière de la livrer aurait mérité d’être plus soignée.
Une difficulté à accrocher
C’est probablement le point qui m’a le plus marqué : malgré un concept intéressant, l’histoire peine à vraiment captiver. Il y a des idées, des thèmes forts, mais ils ne sont pas toujours exploités de manière à maintenir l’attention du lecteur.
Le rythme est assez lent, ce qui peut convenir à certains, mais dans mon cas, cela a rendu la lecture moins engageante. On attend un moment qui va vraiment nous accrocher, mais il tarde à venir dans ce premier tome.
Cela ne veut pas dire que la série n’a pas de potentiel. Au contraire, on sent qu’il y a matière à développer quelque chose de plus profond. Mais ici, ça manque encore d’impact pour vraiment convaincre.

Un style visuel qui ne plaira pas à tous
Du côté du dessin, le choix artistique est assez particulier. Si vous êtes amateur de planches très détaillées, colorées et spectaculaires, vous risquez d’être un peu déçu.
Le style est plutôt sombre, avec une approche qui peut sembler parfois “gribouillée”. Les traits ne sont pas toujours nets, et les détails sont moins présents que dans d’autres séries du même univers. La palette de couleurs, elle aussi, reste assez limitée et contribue à cette ambiance plus lourde.
Encore une fois, c’est un choix artistique qui peut plaire à certains, surtout s’il est en phase avec le ton psychologique de l’histoire. Mais personnellement, ce n’est pas ce que je recherche dans ce type de lecture. J’aime les dessins qui en mettent plein la vue, et ici, ce n’est clairement pas le cas.
Conclusion
Batwoman #1 propose une approche différente de l’univers de Gotham, en mettant de côté l’action pour se concentrer sur la psychologie de son héroïne. L’idée est intéressante et mérite d’être soulignée, surtout dans un genre souvent dominé par les combats et les grandes menaces.
Cependant, ce premier numéro souffre de plusieurs faiblesses. Une narration parfois maladroite, des transitions peu fluides et un rythme lent rendent l’ensemble difficile à suivre et à apprécier pleinement. À cela s’ajoute un style visuel qui ne plaira pas à tout le monde.
Malgré tout, il y a du potentiel. Ceux qui aiment les récits plus introspectifs et les ambiances sombres pourraient y trouver leur compte. De mon côté, ce n’était pas totalement ce que je recherchais, et cela se reflète dans mon appréciation globale.
Analyse
Points forts :
- Une approche psychologique intéressante
- Un thème émotionnel fort
Points faibles :
- Une approche psychologique intéressante
- Rythme lent
- Manque d’impact narratif
- Style visuel peu attrayant (selon les goûts)
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