
Informations principales
Titre du jeu : The Void
Développeur : The Horsemen Four et Jeffry Zachariah
Éditeur : The Horsemen Four
Genre : PS, Survival Horror, Bullet Hell et Arena Shooter
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : TBA
Date de sortie : 2026
Nombre de joueurs : Solo
Survivre au néant. Trouver l’Absolution.
Imaginez Devil Daggers qui aurait eu un enfant illégitime avec le film The Mist de Stephen King. Vous êtes seul, armé d’un unique flingue, piégé dans un brouillard dévorant où des créatures cauchemardesques surgissent de toutes parts. Les munitions sont rares. Les soins apparaissent au compte gouttes près d’une église qui semble être votre dernier bastion de réalité. Chaque balle manquée vous rapproche de la mort. Bienvenue dans The Void, le FPS survival horror développé en solo par Jeffy Zachariah sous la bannière du studio indien Horsemen Four Productions.
Annoncé le 30 mars 2026 et prévu pour le quatrième trimestre de la même année, The Void attire déjà l’attention des amateurs de FPS brutaux et minimalistes. Et pour cause : derrière ce projet se cache un développeur solo qui a contribué à l’éclairage et à la cinématographie en temps réel du jeu de stratégie acclémé Tempest Rising. Un pédigree technique qui se ressent immédiatement dans la qualité visuelle du trailer d’annonce.
Un fusil, une église, et le néant
La philosophie de The Void tient en une phrase : faire plus avec moins. Là où la plupart des FPS modernes vous submergent d’arsenaux tentaculaires et de gadgets en tous genres, The Void vous donne une seule arme. Un seul flingue. Pas d’armurerie de secours, pas de loadout à personnaliser, pas de boutique entre les vagues. Les ressources (munitions, soins) apparaissent périodiquement près de l’église, votre unique point de ravitaillement au milieu du chaos.
Ce minimalisme radical n’est pas un manque de moyens : c’est un choix de game design délibéré qui rappelle les meilleurs moments de Devil Daggers et les FPS d’arcade des années 90. Chaque ramassage de ressource devient un risque calculé (quitter sa position pour aller chercher des munitions, c’est s’exposer), chaque tir manqué a des conséquences réelles, et la tension ne retombe jamais. C’est la survie dans sa forme la plus pure.

L’horreur par l’atmosphère, pas par le jump scare
L’inspiration du film The Mist de Stephen King transparaît dans chaque aspect de The Void. Ce brouillard qui enveloppe tout, ces créatures qui émergent du néant, cette sensation d’être complètement isolé dans un endroit où les règles de la réalité ne s’appliquent plus. Le jeu puise également dans la théologie spirituelle pour son univers narratif, ajoutant une dimension philosophique à l’horreur : l’objectif ultime n’est pas simplement de survivre, mais de trouver l’Absolution.
Le trailer d’annonce révèle un travail visuel impressionnant pour un projet solo. Tournant sous Unreal Engine 5, The Void exploite le moteur avec intelligence : l’éclairage atmosphérique, les ombres mouvantes et les effets volumétriques du brouillard créent une ambiance oppressante qui donne véritablement envie de s’y plonger. L’expertise de Jeffy Zachariah en éclairage et cinématographie (acquise sur Tempest Rising) se traduit par une direction artistique qui surpasse largement ce qu’on attend habituellement d’un projet indépendant.
Un gameplay exigeant et tactile
The Void se décrit comme un mélange de bullet hell, d’arena shooter et de survival horror. Les vagues de créatures déferlent sans répit, exigeant à la fois des réflexes fulgurants ET une retenue tactique calculée. Ce n’est pas un jeu où l’on mitraille sans réfléchir : chaque balle est précieuse, chaque déplacement est stratégique, et le joueur doit constamment jongler entre agressivité et conservation des ressources.
Les mouvements se veulent rapides et tactiles, héritant de la tradition des FPS d’arcade classiques tout en intégrant la tension propre au survival horror. L’église, point de ravitaillement central, fonctionne comme un hub stratégique autour duquel gravitent toutes vos décisions : quand y retourner, combien de temps y rester, et surtout, quel chemin prendre pour y arriver sans mourir. C’est un design spatial simple mais redoutablement efficace.

Horsemen Four : un studio à surveiller
Basé à Thiruvananthapuram au Kerala (Inde), Horsemen Four Productions a été fondé par Jeffy Zachariah (directeur créatif et game director) et Joel Zachariah (directeur de studio). Le studio possède une solide expérience en cinématographie et éclairage temps réel, ayant joué un rôle clé dans la production du jeu de stratégie Tempest Rising, un titre acclémé par la critique. Ce savoir faire technique se traduit directement dans la qualité visuelle de The Void.
Fait notable : Jeffy Zachariah s’est publiquement engagé à offrir un support Linux natif dès le lancement. Le jeu tourne sur Vulkan et OpenGL, garantissant une compatibilité solide sans passer par Proton. Dans un marché où le support Linux reste souvent un après coup, cette démarche volontaire est remarquable et témoigne d’une vraie considération pour la communauté open source.
Ce qu’on attend avec impatience
The Void n’est pas encore sorti, mais les éléments réunis jusqu’ici sont prometteurs. Un concept radical et assumé (un fusil, des vagues, la survie), une direction artistique impressionnante pour un projet solo sous Unreal Engine 5, un développeur dont le parcours technique inspire confiance, et une philosophie de game design qui privilégie l’essentiel. Le titre rejoint la liste des jeux indépendants les plus intéressants à surveiller pour la fin 2026.
Si The Void réussit à maintenir la tension et la variété sur la durée, à proposer un bestiaire de créatures suffisamment diversifié pour renouveler l’expérience, et à ancrer solidement son lore théologique dans le gameplay, nous pourrions avoir entre les mains l’un des meilleurs FPS d’horreur indépendants de l’année. La promesse est là. Rendez vous au quatrième trimestre 2026 pour vérifier si le néant tient ses engagements.

À qui s’adresse ce jeu?
✓ Vous avez adoré Devil Daggers et cherchez cette même tension pure
✓ Le survival horror minimaliste et oppressant vous fait vibrer
✓ Les FPS d’arcade old school sont votre religion
✓ L’atmosphère de The Mist de Stephen King vous hante encore
✓ Vous appréciez les jeux indépendants avec une vision créative forte
✓ Vous êtes joueur Linux et voulez un FPS avec support natif
Merci à The Horsemen Four pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Concept radical et assumé : un fusil, des vagues, la survie pure
- Direction artistique impressionnante pour un projet solo (Unreal Engine 5)
- Inspiration The Mist parfaitement traduite dans l’atmosphère
- Développeur au pédigree technique solide (contribution à Tempest Rising)
- Gameplay alliant réflexes fulgurants et retenue tactique calculée
- Support Linux natif dès le lancement via Vulkan et OpenGL
- Dimension philosophique et théologique originale dans le lore
- Minimalisme qui renforce la tension plutôt que de la diluer
Points faibles :
- Variété du contenu sur la durée (une seule arme, risque de répétitivité)
- Diversité du bestiaire encore inconnue
- Durée de vie et modes de jeu à confirmer
- Aucun avis joueur pour le moment (le jeu n’est pas encore disponible)
- Prix non annoncé
Pour se procurer le jeu, c’est ici.