CRITIQUE DE BANDE DESSINÉE – DEATHSTROKE : THE TERMINATOR

par | Mai 3, 2026

Informations principales

Titre de la BD : Deathstroke: The Terminator

Éditeur : DC

Auteur : Tony Fleecs

Dessinateur : Carmine Di Giandomenico

Nombre de pages : 24

Prix : 3,99$ (US)

Date de sortie : 18 mars 2026

Deathstroke : un premier numéro qui frappe fort
Dès les premières pages de Deathstroke: The Terminator, on comprend qu’on n’est pas face à un super-héros classique. On suit un homme qui n’a rien d’un sauveur, seulement un tueur à gage d’élite. Deathstroke, alias Slade Wilson, n’a pas de pouvoirs surnaturels à proprement parler. Pourtant, il réussit toujours à impressionner par ses capacités physiques, sa stratégie et son sang-froid absolu.

Ce qui rend ce personnage fascinant, c’est justement ce contraste : un humain face à des situations extrêmes, mais qui parvient toujours à dominer le champ de bataille.

Une histoire racontée à travers une lettre
Ce premier numéro prend une approche narrative particulière. Tout au long de la lecture, on découvre une lettre adressée à la fille de Slade Wilson, Rose Wilson. Cette dernière n’est pas en accord avec le choix de carrière de son père, ce qui ajoute une dimension émotionnelle importante à l’ensemble.

Pendant que cette lettre se dévoile progressivement, on suit en parallèle une mission de Deathstroke : l’assaut d’un complexe pour récupérer une cible précise. Mais très vite, la situation prend une tournure inattendue et beaucoup plus personnelle.

Sans trop en dévoiler, cette cible n’est pas un inconnu. Il s’agit de quelqu’un de très proche de Slade, ce qui transforme immédiatement la mission en quelque chose de bien plus lourd émotionnellement.

Une vengeance qui se dessine en arrière-plan
Ce premier chapitre met rapidement en place un fil conducteur clair : quelqu’un semble vouloir frapper Deathstroke là où ça fait le plus mal. Chaque action, chaque décision du personnage principal laisse entrevoir une manipulation plus grande.

On comprend que l’ennemi derrière ce contrat ne cherche pas seulement à éliminer des cibles, mais à détruire tout ce qui est important pour Slade Wilson. Cette idée donne une tension constante au récit, même dans les moments plus calmes.

Action, émotion et quelques touches d’humour
L’équilibre de ce numéro est bien maîtrisé. Même si le ton principal reste sérieux et émotionnel, notamment à travers la lettre adressée à sa fille, l’action est omniprésente. Les combats sont rapides, violents et très bien chorégraphiés.

Il y a aussi quelques touches d’humour discrètes, jamais envahissantes, mais suffisamment présentes pour alléger certaines scènes. Cela permet d’éviter un ton trop lourd et donne un rythme plus varié à la lecture.

Globalement, ce premier numéro frappe fort. Il réussit à combiner émotion et brutalité sans que l’un prenne complètement le dessus sur l’autre.

Un dessin efficace mais inégal par moments
Visuellement, la bande dessinée est globalement très réussie. Les scènes d’action sont particulièrement bien réalisées et mettent en valeur la violence et la précision des mouvements de Deathstroke. Le design du personnage reste fidèle à ses versions classiques, sans prise de risque excessive.

Cependant, tout n’est pas parfait. Certains passages, notamment lors de moments clés liés à la fameuse cible, semblent dessinés plus rapidement. Cela crée une légère rupture dans la qualité visuelle.

Heureusement, ces moments restent ponctuels et n’enlèvent pas grand-chose à l’expérience globale. On espère simplement que ce ne sera pas une tendance pour la suite.

Un personnage toujours aussi fascinant
Ce qui continue de rendre Deathstroke aussi intéressant, c’est sa complexité. Ce n’est pas un héros, ni un anti-héros classique. C’est un professionnel du combat, froid, méthodique, mais qui reste humain malgré tout.

La présence de sa famille, et surtout la relation avec sa fille, ajoute une couche supplémentaire au personnage. Cela le rend plus nuancé, plus tragique aussi, sans jamais le transformer en figure complètement attendrissante.

Conclusion
Ce premier tome de Deathstroke: The Terminator est une excellente introduction à une version plus intime et émotionnelle du personnage. L’idée de mélanger mission brutale et lettre personnelle fonctionne très bien et donne une profondeur inattendue au récit.

Malgré quelques petites irrégularités dans le dessin, l’ensemble reste solide, bien rythmé et engageant. L’action est efficace, l’émotion bien dosée, et la tension narrative est constante.

C’est une entrée en matière réussie pour Slade Wilson, qui prouve encore une fois qu’il n’a pas besoin de pouvoirs pour être impressionnant.

8.9/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Dimension émotionnelle forte avec la lettre à Rose Wilson
  • Action intense et bien rythmée
  • Mélange efficace entre violence et émotion
  • Portrait solide de Deathstroke
  • Intrigue de manipulation et de vengeance bien installée

Points faibles :

  • Qualité du dessin inégale avec quelques cases plus rapides ou moins détailléess

Pour se procurer le livre, c’est ici.

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Trash Talker

Gabriel, connu sous le nom de Trash Talker, il est l’animateur du podcast. Trash est un maniaque de jeux vidéo, de comic books et de lutte depuis qu’il est tout petit!

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