
Informations principales
Titre du jeu : Narin : The Orange Room
Développeur : RedSensation Games
Éditeurs : Urnique Studio, Rising Tide
Genre : Aventure, Indépendant, Suspense, Mystère
Joueurs : Solo / Single player
Langues : Audio – anglais, Sous-titres – variés
Âge recommandé : 14 ans et plus (violence)
Plateformes : PC
Testé sur : Steam
Prix : 19.49$ CAD
Date de sortie : 7 avril 2026
Une disparition au cœur du mystère
Cette semaine, j’ai eu l’occasion de plonger dans Narin: The Orange Room, un petit jeu indépendant sorti le 7 avril et développé par RedSensation Games. Spécialisé dans les expériences à l’ambiance horrifique, le studio livre ici ce qui semble être son tout premier projet. Voyons donc si cette première œuvre est à la hauteur des attentes !
Dans ce jeu, on incarne Narin, une fillette d’environ neuf ou dix ans (en quatrième année du primaire), bouleversée par la disparition de sa sœur survenue quelques semaines plus tôt. Elle n’est d’ailleurs pas la seule : plusieurs enfants se volatilisent sans laisser la moindre trace, alimentant un mystère inquiétant et des rumeurs étranges dans toute la ville.
Un jour, après s’être assoupie en classe, Narin se retrouve coincée à l’école après le couvre-feu… avant de basculer dans une dimension étrange et troublante. Dans cet univers parallèle, son seul repère est un chat capable de parler… Déterminée à s’échapper de cet endroit dont personne ne semble revenir, elle découvre peu à peu des indices laissant croire que sa sœur pourrait s’y trouver elle aussi. Dès lors, son objectif devient clair : la retrouver et la sauver de ce lieu aussi sinistre qu’énigmatique !
Gameplay : simple, accessible… mais limité
Commençons par le gameplay. Personnellement, j’ai bien apprécié sa simplicité : explorer, résoudre quelques énigmes et éviter de se faire attraper par les monstres. Je dois avouer que je ne suis pas une grande adepte des jeux à monde ouvert, où la carte est immense et où il faut enchaîner une multitude de quêtes pour progresser. À l’inverse, ce sont des expériences plus courtes et « cozy », comme Narin: The Orange Room, qui me plaisent le plus et me permettent de décrocher après une longue journée de travail — ironique, je sais, pour un jeu classé horreur… mais que voulez-vous, c’est exactement ce qui me plaît !
Dans ce jeu, notre objectif est clair : percer le mystère des disparitions tout en tentant de retrouver notre sœur. Pour y parvenir, on explore un monde parallèle sombre et angoissant, guidé par un chat parlant et muni d’une simple lampe de poche comme unique source de lumière. Mais attention, nous ne sommes pas seuls : des créatures inquiétantes rôdent et cherchent à nous capturer, tandis que d’autres enfants — fantômes ou bien réels, difficile à dire — croisent notre route et nous offrent des conseils parfois utiles… parfois trompeurs.

Ici, aucun combat à l’horizon, ce qui pourrait décevoir les amateurs d’action. Le jeu mise plutôt sur l’évitement : se cacher ou fuir selon les situations. Ce choix apporte une certaine variété à certaines séquences, parfois même surprenantes. On s’attend à devoir jouer la carte de la discrétion… jusqu’à comprendre, souvent trop tard, qu’il fallait plutôt courir. Cela dit, le rythme en souffre à certains moments, notamment en raison d’une grande quantité de dialogues qui ralentissent la progression.
Justement, les dialogues constituent l’un des points faibles du jeu. Si le début intrigue efficacement — on ne sait pas trop à quoi s’attendre —, l’intérêt s’effrite avec le temps. Certaines répliques se répètent, parfois mot pour mot, notamment lors des énigmes, ce qui donne une impression de redondance inutile. À cela s’ajoute une ergonomie peu pratique : impossible d’accélérer les dialogues ou de les passer rapidement avec une touche. Il faut cliquer sur la souris à chaque ligne, ce qui alourdit davantage l’expérience.
Au final, le gameplay est très accessible — peut-être même un peu trop. Les énigmes sont souvent très simples, voire enfantines, ce qui est plutôt négatif pour un jeu d’horreur. Si l’ensemble reste plaisant au départ, on finit par éprouver un certain manque de profondeur au fil de l’aventure. Pour un jeu d’environ 6-7 heures, je m’attendais à un peu plus de contenu, même s’il est arrivé à me divertir pendant un temps.
Une ambiance plus stressante qu’effrayante
Au niveau de l’ambiance, je sais que ce jeu est classé « horreur », mais je ne suis pas entièrement d’accord avec cette étiquette. Je parlerais plutôt de suspense, puisque l’expérience est davantage stressante qu’effrayante. Cela dit, je dois avouer que le scénario prend une tournure plus sombre que prévu, avec des thématiques de violence et d’intimidation inattendues, ce qui rend l’histoire encore plus intéressante.
Visuellement, même si l’ensemble reste assez basique sur le plan technique, l’univers m’a beaucoup plu. Il possède un style qui rappelle celui d’un animé, ce qui ajoute un certain charme à l’expérience. Le côté sombre est également bien exploité, même si j’ai dû ajuster la luminosité, car au départ, je ne voyais pratiquement rien — même avec la lampe de poche — ce qui nuisait à ma progression.

J’ai aussi rencontré quelques petits problèmes graphiques, avec certains bugs, mais rien de suffisamment majeur pour m’empêcher de jouer. J’ai d’ailleurs bien apprécié le choix du décor : l’école hantée, un grand classique, fonctionne très bien ici et contribue à l’ambiance générale du jeu.
Malheureusement, les moments de tension ont tendance à s’effacer au profit des dialogues ou du gameplay, alors qu’ils étaient pourtant bien intégrés au début. Je trouve cela bien dommage que cet équilibre ne soit pas maintenu tout au long de l’aventure.
En somme, bien que j’aie apprécié l’ambiance, je l’ai trouvée davantage axée sur le suspense que sur l’horreur, avec des graphismes plutôt simples qui, malgré tout, réussissent à soutenir l’expérience.
Verdict final
En conclusion, Narin: The Orange Room a une base narrative à la fois solide et intrigante. Avec ses disparitions mystérieuses, son univers en dimension parallèle et son cadre scolaire, le jeu nous propose un concept accrocheur, enrichi par des thèmes importants comme le bullying et les traumatismes. Pourtant, malgré toutes ces bonnes idées, j’ai l’impression que le jeu n’a pas réussi à réellement exploiter tout son potentiel.
Aussi, la narration manque parfois de finesse : l’histoire devient vite prévisible et le rythme est ralenti par une quantité importante de dialogues et le gameplay lui-même. Et je vous préviens : la fin va certainement laisser certains joueurs sur leur faim, avec un sentiment d’inachevé ou, comme moi, une légère frustration.
Donc, au final, on obtient une intrigue prometteuse, mais dont l’exécution reste inégale. Un concept intéressant, certes… mais qui aurait clairement mérité d’être mieux exploité !

Merci à Rising Tide pour la copie du jeu.
Pour vous le procurer, c’est ici.
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Analyse
Points forts :
- Bonne idée de gameplay
- Certaines séquences sont originales
- Ambiance visuelle réussie (style animé)
- Ton plus sombre que prévu
- Concept intrigant (disparition, dimension parallèle, école)
- Thèmes intéressants (bullying, trauma)
Points faibles :
- Ne fait pas vraiment peur
- Gameplay très simple
- Puzzles faciles / trop guidés
- Peu d’actions possibles (pas de combat, interactions limitées)
- Mécaniques répétitives par moment
- Graphiques assez basiques
- Histoire quelque peu prévisible
- Trop de dialogues – brise la tension