CRITIQUE DE MANGA – MOSCOW 2160 TOME 2

par | Avr 24, 2026

Informations principales

Titre du manga : Moscow 2160

Éditeur : Kurokawa

Distributeur : interforum

Mangaka : Kumo Kagyu et Kôtarô Sekine

Genre : Seinen, action, science‑fiction, cyberpunk

Nombre de pages : 176

Prix : 14,95$

Date de sortie : 23 janvier 2026

Un futur alternatif sombre et crédible
Avec Moscow 2160 Vol. 2, Kumo Kagyu propose une vision radicale d’un futur alternatif où l’Union soviétique n’a jamais disparu. Ce choix narratif donne naissance à un univers dense, où la technologie et la décadence coexistent dans une atmosphère lourde et oppressante.

La ville de Moscou, transformée en mégalopole violente, devient presque un personnage à part entière. Les rues sont envahies par des individus augmentés, mêlant prothèses mécaniques et armures, créant un contraste frappant avec ceux qui, comme le protagoniste, restent entièrement humains. Cette opposition nourrit une réflexion intéressante sur l’évolution technologique et la perte d’identité.

Un protagoniste atypique dans un monde mécanisé
Danila Kouraguine se démarque immédiatement dans cet univers brutal. Contrairement à la majorité des personnages, il ne possède aucune amélioration cybernétique, ce qui le rend à la fois vulnérable et unique. Ce choix renforce l’impact de son parcours, puisqu’il doit compenser son absence d’augmentations par sa détermination et son instinct de survie.

Au fil du récit, son passé se dévoile progressivement. Son enfance dans les bas-fonds de la ville, entouré d’autres orphelins livrés à eux-mêmes, apporte une dimension tragique à son évolution. Devenir tueur à gages n’est pas présenté comme un choix glorieux, mais comme une nécessité imposée par un environnement impitoyable. Cette approche réaliste renforce la crédibilité du personnage et son attachement.

Une narration marquée par la fatalité
L’un des aspects les plus marquants de ce tome réside dans son ton résolument pessimiste. L’univers décrit ne laisse que très peu de place à l’espoir, et chaque avancée semble accompagnée de nouvelles menaces.

La rencontre avec Stasia introduit une dynamique différente, apportant une légère nuance émotionnelle dans un monde dominé par la violence. Toutefois, cette relation ne vient jamais adoucir complètement l’ambiance générale, qui reste marquée par une tension constante et un sentiment de danger permanent.

Une intensité visuelle efficace
Sur le plan graphique, Moscow 2160 Vol. 2 propose un style visuel en parfaite adéquation avec son univers. Les décors urbains sont détaillés et renforcent l’impression d’un monde saturé par la technologie et la dégradation sociale.

Les personnages, souvent marqués par leurs augmentations mécaniques, dégagent une impression de froideur qui contraste avec l’humanité de Danila. Les scènes d’action sont dynamiques et brutales, accentuant le réalisme du récit et son impact visuel.

Un manga cyberpunk qui assume sa noirceur
Avec ce deuxième tome, Moscow 2160 Vol. 2 confirme son identité en tant que manga cyberpunk sombre et sans concession. L’œuvre ne cherche pas à séduire par des artifices, mais plutôt à plonger le lecteur dans un univers dur, où chaque choix a des conséquences.

La progression du récit, combinée à la découverte progressive du passé du protagoniste, permet de maintenir un intérêt constant. L’ensemble repose sur une ambiance forte et une vision cohérente d’un futur dystopique.

Merci à Interforum pour la copie du manga.

8/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un univers cyberpunk dense et crédible 
  • Un protagoniste humain et atypique dans un monde mécanisé 
  • Une ambiance sombre parfaitement maîtrisée
  • Une narration intense avec une tension constante 
  • Style visuel en accord avec la brutalité du récit 

Points faibles :

  • Un très bon pessimiste qui peut ne pas convenir à tous
  • Un rythme parfois inégal selon les passages narratif

Pour se procurer le manga, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/djseifer/" target="_self">Pascal Emond</a>

Pascal Emond

On va faire ça bref, ....... j'aime les jeux vidéo, voilà c'est fait.

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