
Informations principales
Titre de l’oeuvre : Sherlock Holmes contre Arsène Lupin : La quête d’éternité #1
Éditeur : Le Lombard
Distributeur : La Boite de Diffusion
Auteur : Denis-Pierre Filippi
Dessinateur : Roger Vidal
Nombre de pages : 95 pages
Prix : 35.95$
Date de sortie : 19 août 2025
Une rencontre inattendue entre deux légendes
Cette semaine, je plonge dans un autre type d’œuvre : un graphic novel ! Eh oui, c’est une première pour moi. Mais en voyant le titre, je n’ai tout simplement pas pu y résister. Il s’agit, en effet, d’une des fameuses histoires de Sherlock Holmes, mon enquêteur préféré. Et en découvrant la présence du célèbre cambrioleur Arsène Lupin, j’ai été encore plus intriguée !
Bon, je dois avouer que le titre m’a quelque peu induit en erreur : je m’attendais à une grande enquête où notre cher Sherlock tenterait de capturer Lupin lors d’un de ses incroyables cambriolages… mais ce n’est pas exactement le cas. Ce premier tome, co-signé par Denis-Pierre Filippi (au scénario) et Roger Vidal (au dessin), La quête d’éternité, nous plonge ainsi dans une énigme aussi captivante que fascinante, malgré ses petits défauts.
Dans cette histoire, la cible est tout autre. Celui que l’on cherche à faire tomber n’est pas un individu, mais une organisation mystérieuse, et pas n’importe laquelle : une organisation qui se réclame du nom de Moriarty ! Ainsi, entre mystères, manipulations et trahisons, Sherlock se voit contraint de faire équipe avec son ennemi, le fameux Lupin, afin de venir à bout de cette enquête… ou du moins, tenter d’y parvenir.

Un duo explosif entre rivalité et respect
Malgré ma surprise, je dois dire que j’ai adoré ce duo si particulier. Même s’ils collaborent pour résoudre un même mystère, on ressent constamment la tension et la compétition dans chacune de leurs paroles et de leurs actions.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont leurs échanges remplis de remarques subtiles, où chacun semble reconnaître l’intelligence de l’autre… tout en glissant, au passage, quelques piques bien senties. On a presque l’impression qu’ils se respectent autant qu’ils cherchent à se surpasser — ou à se provoquer ! Par exemple, il n’est pas rare que Sherlock souligne la ruse impressionnante de Lupin… avant de lui rappeler qu’elle reste, selon lui, au service d’un simple voleur. De son côté, Lupin n’hésite pas à admirer les talents de déduction du détective… tout en se moquant de son sérieux presque rigide.
Ce jeu constant entre admiration et rivalité apporte une dynamique vraiment unique à leur relation. Alors oui, cela crée une véritable ambiance à la fois comique et pleine de suspense, qui rend chaque planche encore plus captivante que la précédente !

Une rencontre mythique… mais inégale
Évidemment, cette tentative de faire cohabiter Sherlock Holmes et Arsène Lupin n’est pas une première. Plusieurs œuvres se sont déjà prêtées à l’exercice en réunissant ces deux grandes figures de la littérature — l’une issue de l’imaginaire de Sir Arthur Conan Doyle, l’autre créée par Maurice Leblanc. Il est donc tout à fait possible que cette lecture paraisse redondante pour certains lecteurs.
Mais personnellement, j’aime tellement ces personnages que je ne m’en lasse jamais, ce qui me rend, je l’avoue, difficilement neutre sur le sujet. Cela dit, je peux tout de même reconnaître un point plus faible : j’ai eu l’impression que leurs immenses talents n’étaient pas exploités à leur juste valeur dans cette adaptation.
Et ce, malgré la présence d’ennemis communs très intéressants, comme l’organisation Moriarty ou encore la comtesse de Cagliostro, qui leur tient tête avec brio… du moins, jusqu’à un certain point, évidemment. J’ai bien senti qu’il y avait un potentiel énorme pour pousser encore plus loin les affrontements intellectuels et les stratégies complexes, mais cela reste, selon moi, un peu — trop — en surface.
J’ai donc été quelque peu déçue par ces représentations, même si leur duo, lui, m’a bien divertie du début à la fin.

Une mise en images immersive et dynamique
Du côté des illustrations, je dois dire que j’ai été agréablement surprise par leur efficacité. Le style de dessin se prête parfaitement aux nombreuses scènes d’action, avec des traits dynamiques et une mise en page qui rend les mouvements fluides et faciles à suivre. On ressent bien toute l’intensité des poursuites, des affrontements et des moments de tension, ce qui rend la lecture d’autant plus percutante.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’utilisation des couleurs pour renforcer l’ambiance. Par exemple, lorsque l’histoire se déroule de nuit, le fond des pages devient entièrement noir. Ce choix visuel, simple en apparence, ajoute énormément à l’immersion : on a réellement l’impression d’être plongé dans l’obscurité aux côtés des personnages, ce qui accentue le mystère et le suspense.
Dans l’ensemble, les illustrations ne servent pas uniquement à accompagner le récit : elles participent activement à l’expérience de lecture. Elles renforcent les émotions, soutiennent le rythme et contribuent à créer une atmosphère à la fois captivante et cohérente du début à la fin.
Roger Vidal a donc fait un excellent travail à ce niveau !

Une aventure imparfaite, mais captivante
Au final, ce premier tome, La quête d’éternité, a su me proposer une intrigue captivante et une rencontre particulièrement intéressante entre deux figures emblématiques de la littérature ! En effet, même si le concept de réunir Sherlock Holmes et Arsène Lupin a déjà été exploré à plusieurs reprises, il demeure toujours aussi fascinant à découvrir sous une nouvelle forme, et ici, ce fût bien réussi malgré tout.
Certes, j’aurais aimé voir leurs talents davantage exploités et poussés à leur plein potentiel, surtout avec la présence d’ennemis aussi marquants. Cela m’a laissée avec une légère impression d’inachevé sur certains aspects.
Mais, malgré ces petits bémols, le duo fonctionne à merveille ! Leur dynamique, teintée de leur rivalité habituelle, de respect mutuelle et, bien évidemment, de remarques piquantes, apporte une touche à la fois divertissante et intelligente à l’œuvre. Ajoutons à cela des illustrations immersives et dynamiques, qui soutiennent parfaitement l’action et l’ambiance, et l’on obtient une lecture fort agréable du début à la fin.
Bref, même si tout n’est pas parfait, j’ai passé un très bon moment en compagnie de ces deux légendes, et je suis curieuse de voir ce que la suite leur réserve !

Merci à la Boite de Diffusion pour cette oeuvre.
Pour vous le procurer, c’est ici.
Pour mes autres critiques, c’est par là !
Analyse
Points forts :
- Illustrations magnifiques
- Un duo dynamique et comique
- Intrigue captivante
Points faibles :
- On retrouve ces personnages dans beaucoup d’œuvre déjà
- Talents des protagonistes peu exploités