
Informations principales
Titre du manga : Assassin’s Creed: Forgotten Temple
Éditeur : Mana Books
Distributeur : Interforum
Mangaka : Arc
Genre : Manhwa
Nombre de pages : 192
Prix : 23.95$
Date de sortie : 6 mars 2026
Ici Coffee&Keeps.
Rendu à son sixième tome, Assassin’s Creed: Forgotten Temple n’est plus dans une phase d’apprentissage — il est désormais en pleine affirmation. Après un départ hésitant, une montée progressive et un cinquième volume qui posait solidement les bases d’un conflit à grande échelle, la série arrive aujourd’hui à un point où elle n’a plus vraiment le luxe de ralentir.
On parle ici d’un récit qui a tranquillement déplacé son focus : d’une simple chasse au trésor vers un véritable affrontement d’idéologies, où mémoire, pouvoir et héritage ne sont plus seulement des concepts… mais des armes. Le passé et le présent ne se contentent plus de coexister — ils s’influencent, se répondent, et surtout, commencent à se heurter.
C’est exactement dans ce contexte que ce sixième tome débarque.
Disponible depuis le 06 mars 2026, Assassin’s Creed: Forgotten Temple #06 est proposé au prix de 23,95 $, signé par ARC et illustré par Tabii, toujours édité chez Mana Books.
Et si les tomes précédents nous avaient appris à comprendre cet univers…
Celui-ci, lui, va devoir nous prouver qu’il est capable de livrer ce qu’il promet depuis le début.
Synopsis
Dans ce sixième tome, les conséquences des événements précédents frappent de plein fouet les différents acteurs du conflit.
Après l’échec de sa mission, Saito Shimazu se retrouve seule survivante de son escouade, décimée par une mystérieuse faction d’Assassins issus de l’Empire Ming. Marquée par la perte des siens, elle abandonne toute hésitation pour embrasser un seul objectif : la vengeance.
Pendant ce temps, les tensions s’intensifient à Macao. Les Assassins de l’Empire Ming passent à l’offensive, s’emparant d’un élément clé au cœur de toutes les convoitises : le carnet de bord menant à un trésor ancien. Leur implication vient bouleverser l’équilibre déjà fragile entre les différentes puissances, forçant même certaines figures influentes à revoir leurs alliances.
De son côté, Edward Kenway et son équipage poursuivent leur propre quête. Grâce aux fragments d’informations déchiffrés, ils mettent enfin la main sur une première piste concrète, les menant vers une nouvelle destination : les Philippines. Mais ils sont loin d’être seuls dans cette course, alors que d’autres forces, tapis dans l’ombre, commencent à se mettre en mouvement.
Dans le présent, Noa Kim montre des signes de plus en plus inquiétants. La frontière entre lui et son ancêtre semble s’effriter, laissant place à des interactions troublantes qui remettent en question la nature même de l’Animus et de la mémoire génétique.
Entre vengeance, manipulations et révélations, ce sixième tome marque une transition vers un affrontement plus ouvert, où chaque faction avance ses pions… et où les conséquences du passé commencent enfin à rattraper le présent.
Quand les conflits éclatent enfin
Si le tome 5 posait les bases, ce sixième volume, lui, commence réellement à faire bouger les pièces.
On sent rapidement que la série entre dans une phase plus dynamique, où les tensions accumulées ne sont plus simplement évoquées, mais mises en action. L’introduction de plusieurs factions clairement définies — le clan Shimazu, la Confrérie des Assassins de l’Empire Ming et l’équipage de Kenway — donne au récit une dimension beaucoup plus stratégique. On n’est plus dans un affrontement linéaire, mais dans un jeu d’influence où chacun avance avec ses propres intentions.
Ce que j’ai particulièrement apprécié ici, c’est la montée en puissance du sentiment de danger. Chaque groupe semble avoir une longueur d’avance sur un autre, mais sans jamais donner l’impression que la situation est sous contrôle. Il y a une instabilité constante qui donne envie de voir jusqu’où tout ça peut aller.
On commence enfin à sentir que la série tient quelque chose de solide.
Saito Shimazu : une transformation marquante
S’il y a bien un personnage qui ressort de ce tome, c’est Saito. Jusqu’à présent, elle pouvait sembler être un simple outil au service d’un objectif plus grand. Mais ici, tout change. La perte de son escouade agit comme un point de rupture, et c’est à partir de là qu’elle devient réellement intéressante. On passe d’un personnage exécutant à quelqu’un animé par une volonté personnelle. Sa quête de vengeance n’est pas seulement un moteur narratif, elle redéfinit complètement sa place dans l’histoire. Elle n’est plus un pion — elle devient une menace.
Et ce genre de transformation, dans une série comme Assassin’s Creed, c’est exactement ce qui manquait jusqu’à maintenant.
Un récit qui gagne en rythme… mais pas encore parfait
Ce tome fait clairement avancer les choses, et ça fait du bien. L’histoire est plus fluide, les transitions entre les différentes factions sont mieux maîtrisées, et surtout, on ne ressent plus ce côté hésitant des premiers volumes. On sent que la direction est assumée. Cela dit, tout n’est pas encore parfaitement équilibré. Certains passages vont très vite, notamment lorsqu’il s’agit de faire avancer plusieurs intrigues en parallèle. On aurait parfois aimé que certaines scènes respirent un peu plus, surtout lorsqu’elles impliquent des décisions importantes ou des moments de tension.
Mais malgré ça, le rythme global reste efficace, et surtout, engageant.
Quand le présent commence à rattraper le passé
L’un des éléments les plus intéressants de ce tome reste ce qui se passe du côté de Noa Kim.
Depuis le début, l’Animus servait surtout de passerelle narrative. Mais ici, on commence à sentir que quelque chose change. La relation entre Noa et Edward devient plus floue, plus instable… presque inquiétante. Ce qui se passe n’est plus simplement une immersion dans des souvenirs. C’est comme si ces souvenirs commençaient à répondre. Et c’est probablement l’un des aspects les plus prometteurs pour la suite, parce que ça ouvre la porte à quelque chose de beaucoup plus profond que ce que la série proposait au départ.
Une direction claire vers l’escalade
Avec ce sixième tome, Assassin’s Creed: Forgotten Temple continue sur la lancée du précédent, mais avec une intention plus affirmée.
On est clairement dans une phase de transition vers quelque chose de plus grand. Les factions sont en place, les objectifs sont définis, et les tensions commencent à se croiser de manière plus directe. Ce n’est pas encore l’explosion totale… mais on sent qu’elle approche. Et cette fois, ça ne repose plus sur des promesses.
Ça repose sur ce qui a été construit.
Verdict
Ce sixième tome confirme que la série a trouvé sa direction.
Sans être encore irréprochable, il réussit à faire avancer l’histoire de manière concrète, tout en développant ses personnages et en posant les bases d’un conflit plus ambitieux. C’est un volume qui récompense ceux qui ont suivi depuis le début, et qui laisse entrevoir une suite beaucoup plus explosive.
Si la série continue sur cette lancée… on pourrait bien assister à quelque chose de vraiment solide.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Pour se procurer le manga, c’est ici.