
Informations principales
Titre du jeu : Death Stranding 2: On The Beach
Développeur : Kojima Productions
Éditeur : PlayStation Publishing LLC
Genre : Exploration et jeu solo narratif
Plateformes : PC et PlayStation 5
Testé sur : PC
Prix : 89.99$
Date de sortie : 19 mars 2026
Mise en contexte
Disponible depuis le 19 mars 2026 sur PC par l’entremise des boutiques Steam et Epic Games Store, Death Stranding 2 est mis en scène dans un futur où le monde a été grandement bouleversé par un événement étrange et meurtrier qui a isolé l’humanité entière, qui doivent composer avec des événements surnaturels dans leur quotidien. Le jeu reprend la trame narrative du personnage principal du premier opus, Sam Bridges (Norman Reedus), dans laquelle le joueur doit faire attention à son environnement, éviter des créatures mystérieuses et gérer ses ressources pour progresser. Dans cette suite indépendante, Death Stranding 2: On the Beach propose à Sam de nouveaux outils, armes et véhicules pour l’aider dans sa mission. Aux côtés de ses compagnons de l’entreprise Drawbridge, il part cette fois reconnecter l’Australie au réseau chiral.
Avec cette suite, Hideo Kojima avance offrir aux joueurs une aventure plus riche, immersive et accessible, tout en conservant son style narratif singulier.
Graphismes
Il va sans dire que le moteur graphique Decima, jumelé au travail de maître fait par Kojima Productions et Nixxes Software, saura vous émerveiller une fois de plus. Vous serez surpris de constater à quel point ce portage sur PC roule bien, et ce, même sur des configurations minimales. Pour ma part, j’y ai trouvé un jeu à couper le souffle, avec des textures précises et une direction artistique sublime. Il s’agit sans conteste du jeu avec la plus grande fidélité à ce jour. Les numérisations des acteurs principaux sont parfaites et vous pourrez apprécier la méticulosité des subtilités de leurs expressions faciales.
Si vous avez un microprocesseur relativement récent et une carte graphique qui correspond a minima aux pièces matérielles recommandées, vous serez ravis.

Jouabilité
Lors de mes premières heures de jeu, j’ai rapidement eu l’impression de retourner dans cet univers comme si, la veille, je jouais au premier opus sur PC en juillet 2020. Toutefois, il était déjà limpide que le jeu devant moi eut évolué de façon intéressante et peaufinée. À l’instar du premier jeu, vous devrez planifier vos déplacements, gérer votre équipement et votre charge transportée. Cependant, vous serez agréablement surpris de remarquer que les menus à n’en plus finir ont été simplifiés.
Contrairement au premier jeu, on se sent bien plus à l’aise dans les chaussures de Sam et ses déplacements sont bien plus précis et fluides ; on se sent davantage en contrôle et c’est grandement apprécié. Affronter le terrain demeure un défi important, sauf que maintenant, vous aurez bien plus d’outils et d’améliorations à votre disposition. Certains événements météorologiques et géologiques sauront vous donner du film à retordre, mais j’aurais préféré que le jeu capitalise davantage sur cette nouvelle mécanique.
Les combats et l’infiltration ont nettement été améliorés. Les affrontements sont plus intéressants et mieux équilibrés que le premier jeu. Cependant, les pilleurs sont moins omniprésents sur la carte et cette notion de danger est grandement affectée. Il est évident que Kojima a tenté de rendre le jeu un peu moins frustrant et plus accessible.

Le système connecté Social Strand, signature du jeu, est bien de retour. Les structures laissées par les autres joueurs se révèlent vraiment utiles et peuvent s’avérer essentielles pour terminer certaines livraisons. Comme dans le titre précédent, j’ai investi bien trop de temps à construire et améliorer des structures et véhicules dans le but d’alléger les parties d’autres joueurs.
La notion de rejouabilité dans Death Stranding 2 est tout de même atypique et est en marge de codes traditionnels pour ce genre de jeu. Cette rejouabilité se distingue par ses mécaniques sociales et vous invitera à revivre vos objectifs avec une plus grande maitrise, chemin faisant. Il ne s’agit pas d’un jeu que l’on peut rejouer à l’infini. Il ne contient pas non plus de choix ou d’embranchements multiples. Seuls votre motivation personnelle ou votre altruisme à contribuer aux structures de la carte pourront vous replonger dans son univers.

Trame narrative
Je me suis lancé dans Death Stranding 2: On the Beach en pensant vivre quelque chose de bien différent, mais je ne m’attendais pas à être autant happé. Dès les premières heures, l’histoire s’installe avec une vraie intention et une ambiance forte, avançant à un rythme posé qui demande de la patience plutôt que de la précipitation. Ce qui m’a le plus marqué, c’est le côté profondément humain du récit. Malgré un univers vaste et parfois déroutant, l’histoire revient constamment à la notion de liens entre les individus, et leur fragilité. Les personnages ne servent pas seulement l’intrigue ; ils dégagent une vraie émotion, et le jeu des acteurs m’a marqué bien après avoir arrêté de jouer. Comme pour la majorité des jeux d’Hideo Kojima, il ne s’agit pas d’une histoire qui cherche à plaire à tout le monde ; elle assume pleinement son identité et sa marginalité.

Musique et ambiance sonore
En ce qui a trait de la bande sonore du jeu, la musique est utilisée avec précision comme dans le premier volet. Le jeu ne remplit pas constamment l’espace sonore ; au contraire, il laisse souvent place au silence. Du coup, quand la musique arrive, elle a beaucoup plus d’impact. Chaque morceau semble apparaître au bon moment, comme si le jeu guidait mes émotions sans jamais les imposer.
La bande-son de Death Stranding 2 est sans conteste réfléchie, maîtrisée et très émotive. Même en dehors du jeu, elle sera forcément ajoutée par magie à votre liste de lecture Spotify.

Conclusion
Death Stranding 2: On the Beach fait un clin d’œil à toute la ludothèque de Hideo Kojima et vous prendrez bien plaisir de trouver les références. Il s’agit d’un jeu très bien porté sur PC, qui améliore en tous points le premier titre.
Au final, le jeu m’a laissé une impression difficile à décrire. Ce n’est pas seulement un jeu que j’ai terminé, mais une expérience qui m’a accompagné même en dehors des sessions de jeu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est à quel point tout est cohérent. L’histoire, la jouabilité, l’ambiance et la musique s’assemblent pour former quelque chose de très maîtrisé et réfléchi.
J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que le jeu ne cherche pas à plaire à tout le monde. Il assume pleinement son identité, quitte à être lent, étrange ou parfois exigeant. Pour moi, ces choix ne sont pas des défauts, mais plutôt une preuve de sa volonté d’aller au bout de sa vision.
Cela dit, je comprends que cette approche puisse ne pas convenir à tous. Il y a des moments où l’expérience peut sembler inégale ou déroutante. Mais c’est justement cette prise de risque, cette envie de proposer quelque chose de différent, qui le rend aussi marquant.
Ce qui me reste surtout, c’est le ressenti global. Plus que des scènes précises, c’est une atmosphère et des idées qui continuent de me revenir en tête avec le temps. C’est le genre de jeu qui gagne en valeur après coup.
Pour moi, Death Stranding 2 ne se contente pas d’être une suite : c’est une expérience singulière et personnelle. Il ne cherche pas seulement à divertir, mais à laisser une trace. Et même avec ses imperfections, c’est ce qui le rend vraiment mémorable.
Merci à PlayStation Publishing LLC pour la copie du jeu.
Pour se procurer le jeu, c’est ici.