
Informations principales
Titre du film : Mercy
Réalisateur : Timur Bekmambetov
Scénariste / Auteur original : Marco van Belle
Studio / Production : Atlas Entertainment et Bazelevs
Genre : Science-fiction et thriller
Durée : 100 minutes
Date de sortie : 23 janvier 2026
Un Thriller futuriste centré sur l’intelligence artificielle
Avec Mercy, le cinéma de science-fiction explore une nouvelle fois les dérives potentielles de l’intelligence artificielle, mais le fait ici à travers un thriller tendu et efficace. Réalisé par Timur Bekmambetov, le film nous plonge dans un futur proche où la justice humaine a été remplacée par un système automatisé, transformant chaque procès en une course contre la montre implacable. L’histoire se déroule dans un Los Angeles futuriste, en 2029, où l’IA est devenue l’unique arbitre de la culpabilité. Chris Pratt incarne un inspecteur de police confronté à la pire situation imaginable : accusé du meurtre de sa propre femme, sans aucun souvenir des faits. Coincé dans un tribunal entièrement contrôlé par une intelligence artificielle, il dispose de seulement 90 minutes pour prouver son innocence avant qu’un verdict irrévocable ne
Chris Pratt face à une justice numérique implacable
Face à lui, Rebecca Ferguson incarne une juge numérique froide et méthodique, dont la logique implacable ne laisse que peu de place à l’erreur… du moins en apparence. Cette confrontation entre un homme brisé et une entité supposément infaillible constitue le cœur du film, apportant une tension constante et une dimension presque philosophique sur la place de l’humain dans un monde dominé par les algorithmes.
Le personnage incarné par Chris Pratt évolue dans un environnement où chaque seconde compte, renforçant l’immersion et l’urgence dramatique. Le duel psychologique qui s’installe avec cette IA incarnée par Rebecca Ferguson donne au film une identité forte, entre thriller judiciaire et science-fiction dystopique.

Une mise en scène efficace portée par le temps réel
La grande force de Mercy réside dans sa structure en temps réel, qui maintient un rythme soutenu du début à la fin. L’utilisation des technologies modernes, comme les archives de surveillance et les données numériques, renforce la crédibilité de l’univers et ancre le récit dans des préoccupations très actuelles.
Timur Bekmambetov mise sur une réalisation dynamique, efficace dans ses séquences de tension comme dans ses moments plus introspectifs. Le film joue intelligemment avec la peur d’un système judiciaire déshumanisé, où la vérité dépend davantage des données que de l’intuition humaine.

Une fin plus spectaculaire mais moins subtile
Cependant, malgré une base solide et un concept accrocheur, le long-métrage perd légèrement en subtilité dans sa dernière ligne droite. En cherchant à intensifier le spectacle, il bascule vers une action plus conventionnelle qui atténue l’impact de sa réflexion sur l’intelligence artificielle.
Ce choix n’enlève pas le plaisir global, mais donne l’impression que le film hésite entre réflexion dystopique et divertissement pur, là où il aurait pu pousser encore plus loin son propos sur les dangers d’une justice entièrement automatisée.

Verdict : une critique efficace de l’IA dans un thriller captivant
Au final, Mercy s’impose comme un thriller de science-fiction efficace, porté par une performance convaincante de Chris Pratt et une présence marquante de Rebecca Ferguson. Sans révolutionner le genre, il propose une vision captivante d’un futur où la justice pourrait bien perdre toute humanité, au profit d’une logique froide et algorithmique.