
Informations principales
Titre du film : Bad Boys : Ride Or Die
Réalisateur : Adil El et Bilall Fallah
Scénariste / Auteur original : Chris Bremner
Studio / Production : Sony Pictures
Genre : Action et comédie policière
Durée : 1h55
Plateforme / Diffusion : Netflix
Date de sortie : 7 Juin 2027
Un retour explosif, mais inégal
Après le regain de forme inattendu de Bad Boys for Life, la franchise revient avec un quatrième volet qui tente de capitaliser sur cette nouvelle dynamique. Bad Boys: Ride or Die poursuit l’histoire de Mike Lowrey et Marcus Burnett en introduisant des changements majeurs dans leur relation et leur évolution personnelle. Si l’intention est louable, le résultat s’avère plus contrasté.
Une évolution des personnages qui divise
L’un des aspects les plus marquants du film réside dans le renversement des rôles entre les deux protagonistes. Mike, longtemps présenté comme un électron libre, se retrouve ici plus vulnérable, notamment à travers une anxiété nouvelle liée à son attachement émotionnel. Cette évolution apporte une dimension plus humaine au personnage et fonctionne plutôt bien à l’écran, offrant quelques moments plus posés au milieu du chaos.
À l’inverse, Marcus adopte une attitude beaucoup plus détachée après une expérience de mort imminente. Sur le papier, ce contraste pouvait enrichir la dynamique du duo. Dans les faits, cette transformation peine à convaincre. Le personnage, historiquement plus prudent et ancré dans la réalité, semble parfois en décalage avec lui-même, ce qui affaiblit une partie de l’humour et donne au film un ton parfois maladroit.

Un humour irrégulier mais une action efficace
L’humour, élément central de la saga, se montre ici inégal. Certaines situations font mouche, notamment grâce aux réactions de Mike face aux excès de Marcus, mais une bonne partie des gags tombe à plat. Le film oscille entre comédie assumée et tonalité plus sérieuse sans trouver le bon équilibre, ce qui nuit à son rythme global.
En revanche, là où le film brille réellement, c’est dans ses séquences d’action. Le duo de réalisateurs Adil El Arbi et Bilall Fallah propose une mise en scène dynamique, avec une caméra inventive et des chorégraphies nerveuses. Les affrontements sont lisibles, percutants et souvent spectaculaires, renforcés par l’utilisation d’effets pratiques qui apportent une certaine authenticité.
Quelques choix visuels plus expérimentaux divisent, notamment une séquence en vue subjective qui rappelle fortement les codes du jeu vidéo. Si l’idée apporte un vent de fraîcheur, elle peut aussi sortir le spectateur de l’immersion.

Une intrigue classique mais divertissante
L’intrigue repose sur une affaire de corruption visant à salir la mémoire du capitaine Howard, poussant les héros à agir en marge de la loi. Ce scénario, bien que prévisible, remplit correctement son rôle en servant de prétexte à une succession de scènes d’action et de rebondissements.
Le film adopte par moments une structure proche du thriller fugitif, avec une traque constante qui maintient un certain suspense. L’ajout de personnages secondaires, notamment liés au passé de Mike, permet d’élargir l’univers, même si tous ne bénéficient pas d’un développement approfondi.

Un divertissement assumé, sans grande surprise
Au final, Bad Boys: Ride or Die s’inscrit dans la continuité de la franchise en proposant un spectacle efficace mais sans réelle prise de risque. Moins marquant que son prédécesseur, il compense ses faiblesses par une énergie constante et une volonté claire de divertir.
Le film rappelle les productions d’action des années 90 et 2000, avec un ton volontairement excessif et une approche décomplexée. Ce choix séduira les amateurs du genre, même si certains pourront regretter un manque de finesse dans l’écriture et l’humour.

Verdict
Sans atteindre les sommets de son précédent opus, Bad Boys: Ride or Die reste un divertissement honnête, porté par un duo toujours charismatique et des scènes d’action solides. Une suite efficace, mais qui peine à retrouver pleinement la formule gagnante.
Pour visionner le film, c’est ici.