CRITIQUE DE MANGA – THE SECOND CHANCE OF THE VILLAINESS TOME 1

par | Avr 3, 2026

Une nouvelle plongée dans l’univers des « villainess »
Eh oui ! Aujourd’hui encore, je vous entraîne dans une nouvelle histoire de réincarnation — et, comme vous l’avez sans doute deviné avec le titre, il sera aussi question de « villainess ». Mais cette fois… dans quel contexte se retrouve-t-on ? Un livre, un autre monde, un retour dans le passé, ou encore dans la peau d’une noble déjà condamnée ? Je vous laisse poursuivre la lecture pour le découvrir !

Le premier tome de The Second Chance of the Villainess est sorti le 7 avril 2025 aux éditions Delcourt/Tonkam. À ma connaissance, il s’agit de la première série de l’auteure Mitsuki Hayama, et trois tomes sont déjà disponibles, chacun au prix de 14,95 $. J’ai vraiment hâte de découvrir son style d’écriture et de voir si elle parviendra à se hisser parmi mes auteures préférées ! Entre intrigue captivante et univers de réincarnation, je sens que cette série pourrait bien me surprendre.

Une réincarnation… pas comme les autres
L’histoire suit Eri Aikawa, une jeune femme complètement accro aux jeux otome. Et, bien sûr, après avoir passé toute la nuit sur son jeu préféré, elle se retrouve en retard pour le travail et se dépêche… mais sur le chemin, elle se fait percuter par un camion — oui, oui, le fameux « Truck-kun » ! — et meurt sur le coup.

Mais surprise ! Elle ne se réveille pas au paradis… mais bien à l’intérieur de son jeu, incarnant nul autre qu’Eris, la méchante de l’histoire. Connaissant déjà le destin qui l’attend, elle décide de tout mettre en œuvre pour changer le cours des choses : devenir une personne aimée, se faire accepter et, surtout, éviter la fin terrible qui lui est promise.

Ainsi, pendant trois ans, elle s’efforce donc de devenir une « gentille dame »… jusqu’au jour où tout bascule : son fiancé la quitte malgré ses efforts. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle se retrouve attaquée par des voyous bien décidés à lui faire du mal — une journée catastrophique, on s’entend !

Mais au moment où tout semble perdu… un prince fait son apparition et la sauve de ce malheur ! Est-ce réellement le sauveur qu’elle attendait ? Pourra-t-il changer son destin ? Ou cache-t-il lui aussi quelque chose ? Une chose est certaine : rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît…

Un rythme rapide… parfois au détriment du développement
Sans entrer dans les détails pour éviter les spoilers, je dois avouer que le rythme de ce premier tome m’a semblé particulièrement rapide. Dès le départ, on fait face à un saut de trois ans durant lequel notre héroïne tente de transformer son image de « vilaine » en celle d’une personne gentille et appréciée… sans que l’on sache réellement comment.

On ne nous donne que très peu d’informations sur les moyens qu’elle a employés, ou sur ce qu’elle a fait pour tenter de maintenir sa relation avec son fiancé — un élément pourtant crucial lorsqu’on parle d’un personnage cherchant à échapper à un destin tragique. Tout est résumé en quelques lignes, comme si ces trois années avaient simplement été « perdues », ce qui laisse, à mes yeux, un certain vide dans le développement.

Et, honnêtement, j’ai aussi trouvé que les événements de la fin arrivaient beaucoup trop rapidement, au point de manquer de crédibilité — surtout lorsqu’il est question de romance, où un minimum de développement aurait été, selon moi, essentiel pour y croire pleinement.

Quelques zones d’ombre dans un récit accrocheur
Même si l’intrigue reste intéressante — notamment grâce aux thèmes de réincarnation et de « villainess » que j’apprécie particulièrement —, j’ai tout de même l’impression qu’il y avait matière à approfondir davantage certains aspects pour rendre le tout encore plus immersif.

Par ailleurs, quelques incohérences m’ont un peu dérangée au fil de ma lecture. Rien de dramatique, mais assez pour me sortir de l’histoire à certains moments. Par exemple, une scène montre la remise d’un manteau, initialement blanc, qui apparaît ensuite noir dans d’autres scènes, pour finalement redevenir blanc… Ce petit détail m’a quelque peu embêtée, même si cela n’a pas vraiment gâché mon immersion dans l’histoire, surtout que cela ne doit être dû qu’au jeu d’ombrage.

Un autre détail, plus mineur encore, concerne un sac de friandises : dans une scène, il est clairement entre les mains d’Eris, mais la scène suivante montre un autre personnage en possession de ce même sac, sans qu’aucune transition ne vienne expliquer ce changement. Je dirais même que l’enchaînement des événements rend cette situation pratiquement impossible, ce qui accentue encore davantage l’impression d’incohérence que j’ai ressentie.

Ce sont de petits éléments, certes, mais qui ont attiré mon attention et légèrement brisé mon immersion. Cela dit, malgré ces points, l’histoire demeure étonnamment accrocheuse, et j’avais tout de même envie de poursuivre ma lecture pour découvrir la suite des événements !

Un véritable régal pour les yeux
Oh là… le visuel ! C’est clairement l’un des plus gros points forts de cette série, du moins à la lecture de ce premier tome. Et petite précision importante : les illustrations ne sont pas signées Mitsuki Hayama, mais bien de You Ibuki — et je peux vous dire que cela correspond totalement à mes goûts !

Les personnages sont tout simplement magnifiques, avec un niveau de détail impressionnant. Que ce soit dans les expressions, les vêtements ou même les petits éléments plus subtils — comme une trace de saleté au bas d’une robe — tout est soigneusement travaillé. Chaque planche devient un véritable plaisir à observer, un véritable moment de contemplation entre deux scènes.

Et les décors ne sont pas en reste, bien au contraire ! On passe d’extérieurs urbains à des intérieurs soignés, de magnifiques rangées de fleurs à des lieux qui semblent presque irréels, comme sortis d’un rêve. Il y a une belle variété d’environnements, et chacun apporte une ambiance unique qui enrichit encore davantage l’univers de cet isekai.

Bref, visuellement, c’est un pur délice, et c’est sans aucun doute ce qui m’a le plus marquée dans ce premier tome !

Une lecture prometteuse malgré quelques imperfections
En résumé, ce premier tome de The Second Chance of the Villainess n’est peut-être pas l’isekai révolutionnaire que l’on pourrait espérer, et certains passages m’ont paru un peu rapides ou manquant de développement — du moins à mon avis. Pourtant, je dois avouer que je suis plus que tentée de poursuivre la série pour découvrir si Eris parviendra à changer son destin et construire un avenir plus radieux.

Et puis, comment résister à ces magnifiques illustrations de You Ibuki ? Les personnages sont splendides, les décors sont détaillés et chaque case est un vrai plaisir pour les yeux. J’ai vraiment hâte de continuer à admirer ce travail dans les prochains tomes !

Ainsi, malgré un départ qui peut sembler un peu chaotique ou précipité, ce premier tome reste une belle introduction à une histoire d’isekai captivante. Assez léger pour se détendre après une longue journée, ce manga combine habilement humour, intrigues et romance, tout en promettant — à en juger par la fin de ce premier tome — de nombreuses scènes d’action palpitantes et des rebondissements inattendus dans les suivants.

Je vous recommande donc de lui donner sa chance : qui sait ce que les prochains tomes nous réservent ? Sur ce, bonne lecture et à très vite pour la suite !

Merci à Interforum pour la copie de ce manga.

Queen Kate 💜

Pour vous le procurer, c’est ici.

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Bonjour, je suis Queen Kate, critique passionnée de manga et d'anime. À travers mes analyses, je vous invite à explorer la richesse de ces univers captivants et à découvrir des oeuvres qui nourriront votre passion pour la culture japonaise. 💜

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