CRITIQUE DE MANGA – JUJUTSU KAISEN TOME 27

par | Avr 3, 2026

Ce manga me fait vraiment passer par plusieurs vagues d’émotions. Si au début c’était très positif, ça l’est moins au point où nous en sommes. Je vais le dire d’entrée de jeu, puisque vous avez lu le 26e tome : Gojo n’est plus. Kaputt, finitos pepitos. Le plus puissant des exorcistes s’est fait tuer. Je sais, j’ai moi-même un goût amer en bouche : le personnage le plus charismatique de la série n’est plus là, et ce, sans même accomplir un acte héroïque ou un ultime geste mémorable. Non, mes amis, il s’est fait avoir alors qu’il pensait tenir Sukuna. Pour quel résultat ? On va le découvrir dans ce 27e tome de Jujutsu Kaisen, offert en français par les éditions Ki-oon.

La relève face au Roi des Fléaux
Malgré un combat extraordinaire dans lequel il aura jeté la totalité de ses forces et rivalisé d’ingéniosité, le plus puissant des exorcistes, Satoru Gojo, n’est pas parvenu à vaincre le Roi des Fléaux… mais ses efforts n’auront pas été vains ! Tandis que Kinji Hakari se dévoue pour barrer la route d’Uraume, toujours aux côtés de Sukuna, Hajime Kashimo, le dieu de la foudre, n’hésite pas une seconde et décide de prendre le relais afin de se mesurer à son tour à l’entité démoniaque…

L’humour au milieu du chaos : le cas Fumihiko
Si le volume précédent avait réussi à rehausser tant soit peu l’histoire avec beaucoup d’action (malgré une lourdeur sur l’explication des sorts utilisés), celui-ci retombe dans le piège. Il nous plonge dans une tentative de démonstration de toute la complexité de l’art occulte dans cet univers. Encore une fois, nous avons des pages lourdes de texte pour nous expliquer comment fonctionne le pouvoir de Fumihiko, vous savez, le « comique pas comique ». Celui-ci accapare presque les trois quarts du tome. Lire un comique pas drôle pendant près de cent pages, c’est lourd. Par contre, je suis obligé de saluer l’originalité de ce pouvoir et, malgré le fait que la sauce ait été plus qu’étirée, cela avait un but et celui-ci fait sens.

Une narration qui s’essouffle face à l’animation
On sent qu’il y a un travail de raisonnement derrière toutes ces absurdités et ce système compliqué ; on comprend que Gege Akutami veut s’assurer que l’on comprenne tout. Je dois avouer que j’ai trouvé le concept de Fumihiko beaucoup plus simple que celui de Gojo dans le tome précédent. Heureusement qu’en ce moment, on bénéficie d’une meilleure explication dans l’animation et d’un désir de garder le spectateur captivé, ce que Gege Akutami a de la difficulté à faire depuis quelques tomes.

Splendeur visuelle contre frustration narrative
Visuellement, on a encore une fois une belle exécution avec des pages qui aident vraiment à mieux apprécier la lecture. Nous avons droit à une séquence divertissante lors de ce combat étrange entre Kenjaku et Fumihiko. Cependant, je trouve que cela vient un peu briser la tragédie de la perte de Gojo. De plus, Sukuna ne semble pas avoir subi de réelles conséquences et paraît au sommet de sa forme. On en vient à se demander : à quoi bon avoir laissé Gojo l’affronter seul ? Décidément, son ego aura eu sa peau.

Verdict : déception et incertitude
Finalement, je suis forcé de l’admettre : je suis déçu de la direction que prend l’histoire. Je ne suis plus vraiment sûr de quel est le but de tout cela, mis à part que Kenjaku est curieux de voir ce que donnera la fusion entre Tengen et le peuple japonais. J’espère que la suite sera meilleure, ou du moins qu’elle ne sera pas pire.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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