Le deuxième tome de l’intégrale d’Invincible est sorti le 22 février 2021. Ce tome possède 352 pages et couvre les chapitres 14 à 23 . Il s’agit d’une œuvre de Robert Kirkman (connu pour The Walking Dead) et de Cory Walker. La version française est éditée par les éditions Delcourt et distribuée au Québec par Interforum. Ce premier tome est vendu au prix de 49,95 $.

Un deuxième tome sous pression
Après avoir donné un 10 sur 10 au premier tome de Invincible, j’embarquais dans ce deuxième volume avec des attentes élevées… mais aussi une certaine crainte. Soyons honnêtes : je ne m’attendais pas à retrouver la même magie. La raison est simple, l’adaptation animée sur Prime Video m’avait déjà laissé un goût plus mitigé avec ce qui correspond grosso modo à cette portion de l’histoire.

Et pourtant, ce tome réussit à surprendre, même sans recréer l’effet de choc du premier.

Une histoire plus humaine, moins explosive
Là où le premier tome frappait fort avec ses révélations et son rythme soutenu, ce deuxième volume prend une direction différente. On ralentit, mais pas dans le mauvais sens. L’histoire se concentre davantage sur les conséquences du départ de Nolan et sur ce que ça implique pour Mark et sa mère.

Cette dynamique familiale est, à mon avis, beaucoup mieux exploitée ici que dans la série animée. Dans le comic, la douleur est présente, mais elle n’écrase pas tout. Ce n’est jamais lourd, jamais étouffant. On sent que les personnages avancent, même s’ils sont brisés. C’est nuancé, bien dosé, et surtout crédible.

Amber, Eve et les relations compliquées
Impossible de parler de ce tome sans aborder les relations de Mark, particulièrement avec Amber. Ceux qui ont vu la série sur Prime Video vont immédiatement remarquer une différence majeure : Amber est complètement différente ici. Moins confrontante, plus classique dans son écriture, mais aussi plus cohérente avec le ton global du comic.

Ce n’est pas nécessairement meilleur ou pire, mais c’est important de le souligner.

Pendant une bonne partie du tome, Mark doit jongler avec ses problèmes sentimentaux. Et oui, on tombe clairement dans une vibe à la Spider-Man : la difficulté de concilier vie personnelle et responsabilités de super-héros. C’est un terrain connu, mais ça fonctionne encore très bien ici.

De son côté, Eve prend une direction totalement différente. Son développement est particulièrement intéressant, et le tome se permet même de nous offrir une origin story à la fin. C’est un ajout qui enrichit énormément le personnage sans alourdir le récit principal.

Une ouverture vers un univers plus grand
Ce deuxième tome sert aussi de porte d’entrée vers quelque chose de plus vaste. Mark commence à mieux comprendre le monde dans lequel il évolue, et surtout, les dangers qui l’entourent.

Il y a une introduction progressive de nouveaux personnages, chacun prenant tranquillement sa place. Rien n’est précipité. On sent que l’univers d’Invincible s’élargit, mais sans perdre son focus sur Mark.

Fait intéressant : il n’y a pas de véritable grand vilain dans ce tome. On est plutôt dans une construction. Le récit plante des graines, prépare le terrain… et se termine en nous donnant une idée claire de ce qui s’en vient. Et disons-le : ça donne envie de lire la suite.

Un équilibre mieux maîtrisé que la série
C’est probablement ici que le comic prend le dessus sur son adaptation. Là où la série avait tendance à insister lourdement sur certains aspects (notamment la détresse émotionnelle), le comic trouve un équilibre beaucoup plus naturel.

Tout est mieux réparti : l’action, le drame, les relations. Rien ne prend toute la place. Résultat, la lecture est fluide, engageante, et surtout, jamais fatigante.

Un style visuel toujours aussi solide
Visuellement, Invincible reste une valeur sûre. Le dessin est encore une fois l’une des grandes forces du tome. Le style est clair, dynamique, et parfaitement adapté au ton de l’histoire.

Les scènes d’action sont efficaces, mais ce sont surtout les moments plus calmes qui brillent. Les expressions, les regards, les silences, tout passe très bien visuellement.

Verdict
Ce deuxième tome n’a pas l’impact du premier, et il ne cherche pas vraiment à l’avoir. À la place, il construit, développe et approfondit ses personnages. C’est un tome de transition, oui, mais un excellent tome de transition.

Moins spectaculaire, mais plus humain. Moins choquant, mais mieux équilibré. Et surtout, il prépare quelque chose de potentiellement très fort pour la suite.

Merci a Interforum pour la copie de la BD!

Pour se procurer la BD, cliquez ici.

Auteur

Avatar de Trash Talker

Article écrit par

Laisser un commentaire

En savoir plus sur G Pour Geek

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture