
Diablo IV et son extension Vessel of Hatred ont été développés et édités par Blizzard Entertainment. Le jeu de base est sorti le 6 juin 2023, tandis que l’extension Vessel of Hatred est arrivée le 7 octobre 2024, venant enrichir l’expérience avec de nouveaux contenus et poursuivre l’histoire du monde de Sanctuaire. Disponible sur PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One et Xbox Series X/S, le titre s’inscrit dans le genre Action-RPG et reprend la formule emblématique du hack and slash popularisée par la série Diablo IV. Les joueurs y explorent des donjons, affrontent des hordes de démons et améliorent continuellement leur personnage grâce à un système de butin et de progression typique des dungeon crawlers.
Contexte et mise en place
La série Diablo est l’une des franchises les plus influentes de l’histoire du jeu vidéo en matière de hack and slash. Depuis le premier épisode sorti en 1996, la licence a posé les bases d’un genre entier : progression addictive, loot aléatoire, hordes de monstres et atmosphère sombre inspirée de la dark fantasy.
Après plus d’une décennie d’attente depuis Diablo III, Diablo IV était donc attendu au tournant. Les fans espéraient un retour aux racines plus sombres de la série, tout en conservant la fluidité et l’accessibilité des systèmes modernes.
Pour ma part, j’ai plongé dans Diablo IV autant par curiosité que par nostalgie. Ayant passé des centaines d’heures sur Diablo II et Diablo III, j’étais particulièrement curieux de voir comment Blizzard allait faire évoluer la formule. Mes attentes étaient élevées : un univers plus mature, un gameplay toujours aussi addictif et un endgame suffisamment solide pour maintenir l’intérêt sur le long terme.
L’extension Vessel of Hatred arrive quant à elle comme la première véritable expansion du jeu. Elle poursuit directement l’histoire après la fin du jeu de base et introduit une nouvelle région, une nouvelle classe et plusieurs mécaniques inédites. Elle sert aussi de pont narratif vers la prochaine étape de la saga centrée autour de Mephisto.
En combinant le jeu de base et cette extension, Diablo IV devient aujourd’hui une expérience bien plus complète que lors de son lancement.

Gameplay
Le gameplay de Diablo IV reste fidèle à la formule classique du hack and slash. Le joueur choisit une classe, explore des zones infestées de monstres, récupère du butin et améliore constamment son personnage grâce à des équipements et compétences.
La base du gameplay repose sur plusieurs éléments clés : combat en temps réel très nerveux, gestion des compétences via un arbre de talents, loot aléatoire avec différents niveaux de rareté et exploration de donjons générés partiellement aléatoirement.
Chaque classe possède sa propre identité. Le Barbare privilégie les combats brutaux au corps à corps, le Sorcier manipule les éléments à distance, tandis que le Druide peut se transformer en bête pour infliger de lourds dégâts.
L’extension Vessel of Hatred introduit également la classe Sacresprit, un guerrier agile inspiré de l’environnement sauvage de Nahantu. Cette classe utilise différents esprits gardiens pour modifier son style de combat et offre un gameplay très dynamique basé sur la mobilité et les attaques rapides.
Manette en main, le jeu est extrêmement satisfaisant. Les attaques ont du poids, les effets visuels sont spectaculaires et chaque combat donne cette sensation de puissance qui fait tout le charme du genre.
Cependant, comme dans beaucoup d’ARPG, une certaine répétitivité peut s’installer à long terme. Les boucles de gameplay restent essentiellement les mêmes : tuer, looter, améliorer son équipement, puis recommencer. Heureusement, la variété des builds et des classes permet de renouveler régulièrement l’expérience.

Progression et contenu
La progression dans Diablo IV se fait à travers plusieurs systèmes qui se complètent.
Tout d’abord, la campagne principale, elle constitue une expérience assez dense et scénarisée, ce qui est assez rare pour un hack and slash. L’extension Vessel of Hatred ajoute plusieurs heures supplémentaires avec une nouvelle campagne qui poursuit directement l’histoire.
Au-delà de la campagne, le véritable cœur du jeu se trouve dans son endgame. Celui-ci propose : des donjons cauchemardesques, des boss de haut niveau, des événements mondiaux et des saisons avec contenu temporaire.
Le grinding est évidemment très présent. Comme dans tout Diablo, une grande partie du plaisir vient de la chasse aux objets rares et à l’optimisation de son build.
L’extension apporte également plusieurs nouveautés importantes : une nouvelle région du nom de Nahantu, des mercenaires pouvant accompagner le joueur, des runes et nouvelles options de personnalisation et de nouveaux donjons et activités de groupe.
Ces ajouts enrichissent considérablement l’endgame et donnent davantage de raisons de continuer à jouer après la campagne.

Univers et direction artistique
L’univers de Diablo IV est sans doute l’un de ses plus grands points forts.
Contrairement à Diablo III, qui avait adopté un style plus coloré, cet épisode revient à une ambiance beaucoup plus sombre et gothique. Les villages sont délabrés, les paysages sont ravagés par la guerre et les créatures démoniaques hantent chaque recoin du monde.
Les environnements sont très variés : plaines glacées, marais corrompus, déserts arides, donjons infernaux.
L’extension Vessel of Hatred introduit la région de Nahantu, une jungle dense et dangereuse inspirée de l’Amérique centrale. Ce nouvel environnement apporte une esthétique radicalement différente du reste du jeu et renforce le sentiment d’exploration.
Visuellement, le jeu reste très impressionnant. Les effets de lumière, les animations et les détails des environnements contribuent à créer une atmosphère oppressante parfaitement adaptée à l’univers de la série.
Même plusieurs années après sa sortie, la direction artistique devrait bien vieillir grâce à ce style sombre et réaliste.

Personnages et histoire
L’histoire de Diablo IV tourne principalement autour du retour de Lilith, fille de Mephisto et figure centrale du récit. Elle cherche à remodeler le monde de Sanctuaire selon sa vision.
La campagne propose plusieurs personnages marquants, notamment : Neyrelle, Lorath et Donan. Chacun joue un rôle important dans l’évolution du récit et dans la lutte contre les forces démoniaques.
L’extension Vessel of Hatred poursuit cette intrigue en suivant Neyrelle, qui tente de contenir l’influence de Mephisto, l’un des grands démons primordiaux.
L’histoire reste assez sérieuse et dramatique, avec plusieurs cinématiques spectaculaires dignes d’un film. Même si le scénario n’est pas forcément l’élément principal du jeu, il reste suffisamment intéressant pour motiver la progression.

Bande-son et audio
La bande-son contribue énormément à l’ambiance du jeu. Les musiques adoptent un ton sombre et mélancolique qui correspond parfaitement à l’univers. Certaines pistes sont particulièrement mémorables, notamment celles qui accompagnent les combats contre les boss ou les moments clés de la campagne.
Les bruitages sont également très réussis : impacts d’armes puissants, sorts magiques impressionnants et une ambiance sonore immersive dans les donjons.
Le doublage est globalement excellent, avec des performances convaincantes qui donnent du poids aux personnages.

Difficulté et équilibrage
La difficulté de Diablo IV est plutôt bien équilibrée. Les premières heures sont assez accessibles, ce qui permet aux nouveaux joueurs de découvrir le genre sans trop de frustration. Cependant, la difficulté augmente progressivement avec les niveaux de monde et les donjons avancés.
L’endgame peut devenir particulièrement exigeant, surtout lorsqu’on cherche à optimiser son personnage ou à affronter les boss les plus puissants.
Certains builds peuvent toutefois devenir extrêmement dominants, ce qui peut créer des déséquilibres temporaires. Heureusement, les mises à jour régulières et les saisons permettent d’ajuster ces problèmes au fil du temps.

Rejouabilité
La rejouabilité est l’un des piliers de Diablo IV. Le jeu propose plusieurs classes différentes, chacune offrant de nombreux builds possibles. Rien qu’en expérimentant avec les arbres de compétences et les objets légendaires, il est possible de redécouvrir complètement l’expérience.
Les saisons ajoutent également du contenu temporaire, des mécaniques inédites et de nouveaux défis. Le système de succès et de défis incite aussi les joueurs à explorer toutes les facettes du jeu.
Résultat : même après avoir terminé la campagne, il est très facile de replonger dans l’aventure.

Technique et performances
Techniquement, Diablo IV est très solide. Le jeu est bien optimisé sur la majorité des plateformes et propose un framerate stable dans la plupart des situations.
Les temps de chargement sont relativement rapides, surtout sur les consoles modernes et les PC équipés de SSD. Comme beaucoup de jeux en ligne, certains bugs ou problèmes de serveurs ont pu apparaître au lancement, mais la majorité de ces soucis ont été corrigés au fil des mises à jour.
Aujourd’hui, l’expérience est globalement très stable.

Ressenti personnel
Ce qui marque le plus dans Diablo IV, c’est la sensation d’immersion dans un univers sombre et impitoyable. Certaines batailles de boss sont particulièrement mémorables, notamment celles qui concluent les chapitres majeurs de la campagne.
Le plaisir de jeu reste extrêmement addictif. Il y a toujours une nouvelle pièce d’équipement à obtenir, un donjon à explorer ou un build à optimiser. L’extension Vessel of Hatred apporte un vrai souffle supplémentaire au jeu, avec un nouvel environnement et de nouvelles mécaniques qui enrichissent l’expérience globale.
Même si certains aspects restent répétitifs sur le très long terme, la boucle de gameplay fonctionne toujours aussi bien.

Verdict
Diablo IV est une évolution solide de la célèbre franchise de Blizzard. En revenant à une ambiance plus sombre tout en modernisant ses systèmes de jeu, le titre réussit à satisfaire à la fois les fans de longue date et les nouveaux joueurs.
L’extension Vessel of Hatred renforce encore cette expérience en ajoutant une nouvelle région, une classe inédite et davantage de contenu pour l’endgame. Elle transforme le jeu en une expérience beaucoup plus complète et durable.

Je recommande donc clairement Diablo IV + Vessel of Hatred à tous les amateurs de hack and slash et d’ARPG. Les joueurs qui aiment optimiser leur personnage, chasser du loot rare et affronter des hordes de monstres pendant des centaines d’heures y trouveront leur compte.
Si l’on devait comparer le jeu à d’autres titres du genre, on pourrait le placer entre la profondeur de Diablo II et l’accessibilité de Diablo III. Il s’impose aussi comme l’un des principaux concurrents de Path of Exile dans le domaine des ARPG modernes.
Avec son contenu actuel et ses mises à jour régulières, Diablo IV reste aujourd’hui une valeur sûre pour les amateurs du genre.

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