Conan dans une dimension troublée
Ce récit d’aventures fantastiques permet au lecteur inébranlable de retrouver Conan, Red Sonja et Gondar, qui tentent de survivre dans la ville de Valusia, une dimension alternative où le roi Kull est introuvable. Bien sûr, ce souverain disparu présente les mêmes caractéristiques physiques que Conan, ce dernier devra donc le remplacer temporairement pendant que Red Sonja cherche sa Majesté véritable. Les héros s’engageront dans un voyage temporel, affronteront de sinistres créatures et essaieront de contrecarrer les desseins maléfiques de Thuronolos, maître des ténèbres éternelles.

Une œuvre bien ancrée dans son époque
La bande dessinée est sortie en 1994, et elle est bien de son temps. On y découvre une Red Sonja qui excelle dans l’art du combat, mais qui a toujours besoin d’un homme pour l’aider à triompher. Elle est également capable de montrer des moments de vulnérabilité et d’abandon, contrairement aux personnages masculins. Ayant visionné le long métrage de 1985, Kalidor, la légende du talisman, intitulé Red Sonja en version originale, je suppose qu’il s’agissait d’une démarche commerciale, compte tenu de la participation du légendaire Arnold Schwarzenegger. Dans la bande dessinée, on découvre une dynamique assez semblable, puisque notre héroïne rousse rencontre un prince enfant dans son royaume ravagé par un désastre planétaire.

Un dessin expressif, mais parfois confus
Le récit graphique se distingue par sa simplicité en termes de décor et de paysage, mettant l’accent sur les personnages et leurs mouvements. Des blocs de noir profond sont utilisés pour créer une profondeur ou renforcer une émotion. Le tout est dessiné à l’encre, où l’ajout de traits et de hachures permet d’accentuer les volumes des corps. Cette combinaison hétéroclite de traits, parfois désordonnés et imprécis, crée une image dont la structure n’est pas immédiatement apparente. L’œil doit prendre un court moment pour analyser les éléments délimités par le trait du pinceau.

Une ambiance sombre et des combats nombreux
L’ambiance se révèle assez pesante dans presque l’entièreté du récit. Dès les premiers moments, notre trio se fait attaquer par des gardes de la capitale, les tueurs rouges (red slayers), puisque la magie par laquelle ils sont apparus est très mal vue. Conan, fier barbare qu’il est, reste toujours méfiant face aux tours de magie. Bien que Gonar soit un allié fidèle, les subtilités du plan élaboré par ce dernier échappent à la compréhension de notre masse de muscles, l’empêchant ainsi de saisir l’ensemble de l’œuvre et ses conclusions bénéfiques.

Impression générale
Le numéro 226 de Savage Sword of Conan regorge d’affrontements, d’un soupçon de sorcellerie, de malentendus à foison et d’un héros guerrier dont la détermination et la puissance dépassent les limites de l’univers. Il ne réinvente pas le genre, mais il offre une distraction agréable. Bien que l’histoire semble un peu datée, elle était conforme aux valeurs de l’époque. Je suis heureux de l’avoir lu, mais les bandes dessinées d’aujourd’hui sont nettement supérieures en termes de qualité graphique et d’histoire plus profonde et complexe.

Auteur

Avatar de Enquiquineur

Article écrit par

Laisser un commentaire

En savoir plus sur G Pour Geek

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture