CRITIQUE DE JEU VIDÉO – DEVIL JAM (VERSION PLAYSTATION 5)

par | Mar 19, 2026

Quand le jeu indépendant frappe fort
En 2026, il devient de plus en plus clair que certaines des idées les plus rafraîchissantes du jeu vidéo proviennent de la scène indépendante. Les petits studios prennent souvent des risques que les grosses productions évitent, et cela donne parfois naissance à des expériences étonnantes. Devil Jam est exactement le genre de jeu qui rappelle pourquoi tant de joueurs se tournent vers les jeux indépendants. Dès les premières minutes, on comprend que l’équipe derrière ce projet a voulu créer quelque chose de simple à comprendre, mais extrêmement addictif. Le jeu s’inspire clairement de deux titres qui ont marqué leur genre. D’un côté, on retrouve l’énergie, le style et la direction artistique qui rappellent fortement Hades. De l’autre, on sent l’influence directe de Vampire Survivors, un jeu qui a popularisé ce que l’on appelle aujourd’hui le Reverse Bullet-Hell, un genre où le joueur devient pratiquement l’arme principale face à des vagues d’ennemis toujours plus nombreuses. Devil Jam ne cache pas ses inspirations, mais il réussit malgré tout à leur donner une saveur différente grâce à son univers rock et son énergie très assumée.

Une histoire simple, mais pleine de style
Plutôt que de reprendre la mythologie grecque comme dans Hades, Devil Jam adopte une approche beaucoup plus musicale et déjantée. Le joueur incarne ici une rock star qui a signé un pacte avec le diable, une décision qui lui donne un pouvoir incroyable, mais qui vient aussi avec un prix à payer. Sans trop révéler de détails pour éviter les spoilers, disons simplement que votre personnage devra livrer la performance ultime, celle qui fera trembler les enfers eux-mêmes. Le jeu utilise cette prémisse pour construire un univers rempli de références à la musique métal, avec des personnages colorés et des situations parfois très exagérées. L’histoire n’est pas le cœur de l’expérience, mais elle apporte suffisamment de personnalité pour donner une vraie identité au jeu. On sent aussi une influence claire dans la manière dont les personnages sont présentés : ils possèdent tous une attitude très marquée et une énergie qui rappelle un peu les héros charismatiques de Hades. Ce mélange entre humour, rock et surnaturel fonctionne étonnamment bien et donne envie de découvrir les différents personnages disponibles.

Un gameplay taillé pour l’addiction
Le principe de Devil Jam est facile à comprendre, mais extrêmement difficile à lâcher une fois qu’on commence à jouer. Le joueur est plongé dans une immense carte qui semble pratiquement sans fin, avec un seul objectif : survivre le plus longtemps possible face à des hordes d’ennemis qui apparaissent constamment. Le système de progression est simple et efficace. Chaque fois que vous gagnez un niveau, le jeu vous propose trois nouvelles attaques ou améliorations, et vous devez en choisir une. Ces capacités peuvent ensuite évoluer au fil de la partie, ce qui permet de créer des combinaisons parfois très puissantes. Cette mécanique introduit un aspect de hasard, puisque les options proposées changent à chaque partie, mais c’est justement ce qui rend le jeu si rejouable. Vous pouvez également activer ou désactiver le mode auto-tir, même si, dans les faits, la majorité des joueurs choisira cette option. Le genre fonctionne principalement autour des déplacements et de la survie : esquiver les ennemis, éviter les attaques et trouver le meilleur chemin pour rester en vie le plus longtemps possible. La carte contient aussi plusieurs monuments spéciaux qui offrent des bonus, un peu dans l’esprit de ce que l’on retrouve dans Diablo. Ces éléments peuvent complètement changer une partie si vous tombez sur les bons bonus au bon moment. Personnellement, j’aurais aimé voir l’ajout d’une attaque de type berserk pour accentuer encore plus les moments de chaos, mais même sans cela, le gameplay reste extrêmement solide. Le tout est très fluide, rapide et ne souffre d’aucune baisse de performance, ce qui est crucial pour un jeu où l’écran peut rapidement se remplir d’ennemis.

Une direction artistique qui frappe fort
Visuellement, Devil Jam est un véritable plaisir pour les yeux. La direction artistique rappelle immédiatement celle de Hades, avec des personnages stylisés et très expressifs. Cependant, le jeu ne se contente pas de copier cette inspiration : il y ajoute une forte identité liée à la musique métal et au monde du spectacle. Le résultat donne l’impression de voir un comic book prendre vie à l’écran, avec des effets visuels très dynamiques et des animations pleines d’énergie. Pour quelqu’un qui adore l’univers des bandes dessinées, c’est un énorme point positif. Les couleurs sont vives, les attaques sont spectaculaires et, malgré l’action intense, l’ensemble reste suffisamment lisible pour que le joueur comprenne toujours ce qui se passe à l’écran. Cette clarté visuelle est essentielle pour un jeu du genre, et Devil Jam réussit très bien à trouver cet équilibre entre spectacle et lisibilité.

Une trame sonore qui fait vibrer
La musique joue un rôle central dans l’identité de Devil Jam, et les développeurs l’ont très bien compris. La majorité des pistes possède une ambiance heavy metal très assumée, ce qui correspond parfaitement au thème du jeu. Chaque combat donne presque l’impression de participer à un concert infernal où la musique accompagne le chaos à l’écran. Les effets sonores sont eux aussi très réussis et renforcent le sentiment d’impact de chaque attaque. Un détail particulièrement amusant est que plusieurs noms d’attaques font référence à des morceaux ou à des inspirations tirées du monde du métal. Ce genre de clin d’œil ajoute une petite couche de personnalité qui risque de faire sourire les amateurs du genre.

Verdict
Devil Jam est un excellent exemple de ce que la scène indépendante peut offrir de meilleur. En mélangeant intelligemment des inspirations venant de Hades et de Vampire Survivors tout en ajoutant un univers rock très distinctif, le jeu réussit à créer une expérience qui devient rapidement difficile à lâcher. Le gameplay est fluide, la direction artistique est superbe et la trame sonore donne énormément de caractère à l’ensemble. Même si quelques idées auraient pu être poussées encore plus loin, le résultat final reste extrêmement convaincant.

Merci à Rogueside pour la copie du jeu.

Un jeu qui démontre encore une fois que les productions indépendantes peuvent surprendre et rivaliser sans problème avec les plus gros titres de l’industrie.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/trashtalker121991/" target="_self">Trash Talker</a>

Trash Talker

Gabriel, connu sous le nom de Trash Talker, il est l’animateur du podcast. Trash est un maniaque de jeux vidéo, de comic books et de lutte depuis qu’il est tout petit!

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