
Une invasion extraterrestre très… agricole
Ce jeu rogue-lite d’action avec compagnons, développé par SneakyBox et Kautki Cave, nous plonge dans l’incroyable invasion d’extraterrestres qui décident d’enlever sous nos yeux tout notre troupeau de poulets. En bon éleveur vivant en région, notre personnage sans nom, appelons-le Jean Tremblay, possède une arme qui fait pow-pow et décide d’aller se rendre justice lui-même en infiltrant le vaisseau d’outre-monde, sans grande subtilité, en tirant d’abord et en posant des questions ensuite.
Le jeu est présentement en accès anticipé, mais il s’avère déjà un bon petit rogue-lite où les niveaux sont très courts, mais intenses. On débarque avec notre Jean Tremblay rural et on affronte plein de petits poulets qui ont été modifiés génétiquement, robotisés ou transformés d’une autre manière dont seuls ceux qui viennent des étoiles ont le secret, devenant ainsi complètement létaux.

Des compagnons venus de la culture populaire
Rapidement, on délivre un petit poulet du nom de John Chick.
« Ils ont pris son chien. Il va prendre leur vie. »
C’est littéralement la description que l’on trouve dans le jeu, et le poulet possède la même longue tignasse que le personnage auquel il fait référence. Les développeurs ne s’en cachent pas : plusieurs compagnons sont inspirés de la culture populaire et possèdent des capacités distinctes. Je n’ai pas réussi à identifier toutes les références des autres personnages. Peut-être parce que je joue en français et que certains jeux de mots se traduisent moins bien… ou simplement par manque de culture de ma part. Mais j’apprécie ces clins d’œil.
On délivre ensuite un humain qui retournera près de notre poulailler d’origine et nous aidera dans notre quête pour récupérer nos jolis petits poulets.

Marchands, améliorations et progression
Pendant notre périple, on récolte des pièces d’or que l’on peut utiliser lorsqu’on croise un poulet marchand qui ne fait que du haut du corps à l’entraînement. Littéralement, on peut lui demander pourquoi il a de si petites jambes et il répond quelque chose comme : « C’est le jour des bras tous les jours. » C’est assez drôle. Ces pièces d’or disparaissent toutefois si l’on se fait tuer pendant notre périple. On peut aussi récolter des œufs, que l’on conserve malgré notre passage vers les limbes. Près de notre poulailler, une petite grand-mère les récupère pour améliorer différentes caractéristiques : la vitesse, la cadence de tir ou encore le nombre de pièces d’or que Jean Tremblay possède au début de son ascension dans l’OVNI.
Jean Tremblay rencontre également un poulet scientifique qui offre presque toujours trois choix différents pour améliorer la puissance de notre compagnon. Les variantes sont nombreuses. Après une quinzaine de rencontres avec ce scientifique à plumes, je n’ai presque jamais amélioré mon poulet de la même façon. On trouve aussi de l’équipement pour nous aider dans notre quête ainsi que des potions dont l’effet, à usage unique, dure généralement le temps d’une salle ou d’un étage.

Contenu encore limité, mais prometteur
Hormis les divers compagnons poulets qui peuvent nous accompagner, il existe aussi plusieurs armes que l’on peut débloquer. Pour l’instant, le choix de compagnon se limite à trois et celui des armes à quatre. C’est peu, mais les développeurs ont indiqué sur la page Steam vouloir ajouter davantage de compagnons, plus de biomes (c’est-à-dire les environnements dans lesquels on combat), davantage d’ennemis pour hanter Jean Tremblay, ainsi que plus d’armes et d’améliorations pour multiplier les styles de jeu. C’est encourageant, puisque ce type de jeu gagne beaucoup à offrir variété et liberté.

Une énergie qui rappelle certains classiques
Je trouve que Chickenauts possède une énergie similaire à celle de Enter the Gungeon. On y retrouve un humour absurde et un univers improbable… quoique Chickenauts pousse encore plus loin son côté dérisoire. Les deux partagent aussi une structure de rogue-lite comparable. Par contre, Chickenauts n’offre pas de mode coopératif comme son prédécesseur, ce qui est dommage. La direction artistique, très cartoon et simplifiée, parfois presque trop colorée, rapproche aussi les deux jeux.

Ambiance sonore et petits problèmes techniques
J’ai toutefois eu un petit problème : une tache visuelle est restée affichée après la première mort de Jean Tremblay. Il s’agit probablement d’un simple bug, puisqu’elle n’a disparu qu’après avoir relancé le jeu.
Côté ambiance, la musique accompagne bien l’expérience. On entend, je crois, deux guitares – une électrique et une acoustique – qui soutiennent l’atmosphère relaxe du poulailler. Un tambourin se fait parfois entendre et une flûte mène une mélodie légère et joyeuse. Pendant notre périple dans l’OVNI pour affronter les poulets modifiés par les extraterrestres, le rythme s’accélère et le son devient plus synthétique, rappelant un peu les »chiptunes » des premières consoles. Cela se marie bien avec les anomalies et le côté surnaturel qui entoure notre simple éleveur, Jean Tremblay.

Impression générale
Pour le moment, Chickenauts s’avère un bon petit rogue-lite bien réalisé, doté d’un humour sympathique et de plusieurs clins d’œil à la culture populaire. Je ne pense pas qu’il deviendra un incontournable, mais il est parfait pour les amateurs du genre. Les parties sont rapides et le jeu est facile d’accès.
Par contre, comme notre compagnon est lui aussi un poulet… et que l’on doit combattre beaucoup de poulets, j’ai parfois tiré accidentellement sur lui lors de grosses mêlées où les balles pleuvaient de tous côtés. Si SneakyBox et Kautki Cave ajoutent davantage d’options d’amélioration pour nos expéditions, l’expérience pourrait devenir encore plus intéressante. Ce ne sera sans doute pas un grand jeu marquant, mais un très bon titre sympathique. Et avec un mode coopératif, ce serait encore mieux. (modifié)
Merci à Untold Tales pour la copie du jeu.
Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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