
Sorti le 28 janvier 2025 sur PC, LANESPLIT est un jeu indépendant développé et édité par FunkyMouse. Il propose une expérience simple mais nerveuse : foncer à moto sur l’autoroute et survivre le plus longtemps possible au milieu d’un trafic de plus en plus dense.
J’y ai joué principalement parce que le concept semblait addictif et stimulant. Aucune grande attente de mon côté, on est clairement devant un jeu à concept unique, minimaliste, qui ne promet ni scénario ambitieux ni révolution du genre. L’objectif est clair : rouler vite, éviter les voitures, battre son record. Et parfois, ce sont justement les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux.
Gameplay
Le cœur de LANESPLIT repose sur une mécanique unique : la conduite à haute vitesse en « lane splitting », c’est-à-dire se faufiler entre les voitures sur l’autoroute. Plus on roule vite et plus on prend de risques en frôlant les véhicules, plus le score grimpe. La tension est constante.
La prise en main est immédiate. Accélération, freinage, changement de voie : rien de compliqué. On comprend tout en quelques secondes. Le jeu devient toutefois rapidement exigeant, car la densité du trafic augmente progressivement. À haute vitesse, la moindre erreur est fatale.
Le jeu propose plusieurs modèles de motos aux statistiques différentes : vitesse maximale, maniabilité, accélération. Certaines sont plus stables, d’autres extrêmement rapides mais difficiles à contrôler. Ce système apporte une petite couche stratégique et encourage à rejouer pour débloquer l’ensemble du garage.
Cependant, malgré cette variété de motos, le gameplay reste fondamentalement répétitif. On enchaîne les parties avec le même objectif : survivre plus longtemps que la précédente. C’est grisant… mais aussi limité.

Univers et direction artistique
Graphiquement, LANESPLIT adopte un style réaliste. Les autoroutes, les véhicules et les environnements urbains ou semi-urbains sont crédibles, même si l’ensemble reste relativement sobre.
Malheureusement, l’immersion est entachée par plusieurs bugs visuels. L’animation du pilote pose problème : les bras se plient parfois de manière étrange, brisant le réalisme recherché. Ce genre de détail peut sembler mineur, mais dans un jeu où l’on est constamment en vue rapprochée de sa moto, ça se remarque rapidement.
Les environnements manquent aussi de variété sur le long terme. On reste essentiellement sur des tronçons d’autoroute similaires, ce qui accentue la sensation de répétition.
L’ambiance générale fonctionne tout de même bien : vitesse, trafic dense, sensation de danger permanent. Le jeu réussit à transmettre un stress constant qui contribue grandement à son attrait.

Personnages et histoire
Il n’y a ni personnages développés ni scénario. LANESPLIT ne cherche pas à raconter une histoire. On enchaîne les runs pour améliorer son score et débloquer de nouvelles motos. Point final.
Cette absence totale de narration peut être perçue comme un défaut pour certains, mais elle est cohérente avec la philosophie arcade du titre. On lance une partie pour quelques minutes… puis une autre… puis encore une.

Bande-son et audio
Le design sonore est correct sans être mémorable. Les bruits de moteur sont convaincants et participent à l’immersion. Les collisions, quant à elles, sont suffisamment percutantes pour provoquer une petite frustration bien sentie.
Aucune musique marquante ne reste en tête, mais l’ambiance sonore fait le travail.

Difficulté et équilibrage
La difficulté est progressive. Au départ, le trafic est modéré. Puis, plus on avance, plus les voitures deviennent nombreuses et imprévisibles. À haute vitesse, le moindre changement de voie mal anticipé peut mettre fin à la partie.
L’équilibrage est globalement juste, même si certains bugs de collision (hit box imprécises) peuvent provoquer des accidents frustrants alors qu’on avait l’impression d’avoir évité le véhicule.
C’est probablement l’un des points les plus irritants du jeu.

Rejouabilité
La rejouabilité est l’un des piliers de LANESPLIT. Il n’y a pas de New Game + ni de campagne scénarisée. La motivation vient uniquement du score et du déblocage des motos.
Le jeu est clairement addictif. On veut toujours faire mieux. Aller plus vite. Frôler les voitures d’encore plus près. Cette boucle fonctionne très bien sur de courtes sessions.
Mais sur le long terme, le manque de modes supplémentaires ou de défis variés limite l’expérience.

Technique et performances
Les performances sont globalement stables sur PC, avec un framerate fluide la majorité du temps. Les temps de chargement sont rapides, ce qui est essentiel pour un jeu basé sur l’enchaînement rapide des parties.
Les principaux problèmes viennent des bugs visuels et des collisions imprécises. Rien de catastrophique, mais suffisamment présent pour nuire à la finition générale.

Ressenti personnel
Ce qui m’a marqué, c’est la sensation de vitesse. Ce petit stress constant lorsqu’on se faufile entre deux voitures à pleine accélération. Cette envie irrésistible de relancer une partie pour battre son record précédent.
Oui, c’est répétitif. Oui, c’est simple. Mais c’est efficace.
Forces et défauts
Forces
- Sensation de vitesse réussie
- Concept simple et efficace
- Plusieurs motos avec statistiques différentes
- Très addictif sur de courtes sessions
Défauts
- Bugs visuels (animations du pilote)
- Problèmes de collision / hit box
- Répétitif sur le long terme
- Manque de modes de jeu

Verdict
LANESPLIT est un jeu arcade honnête et efficace, qui mise tout sur la vitesse et le score. Il ne révolutionne rien, mais il accomplit correctement ce qu’il propose.
Je le recommande aux joueurs qui cherchent une expérience simple, sans histoire, idéale pour de courtes sessions où le seul objectif est de battre son propre record.
Avec quelques correctifs techniques et davantage de contenu, il aurait facilement pu atteindre une note plus élevée. En l’état, il mérite un 7.2/10 : imparfait, mais addictif.
Merci à FunkyMouse pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu c’est ici.


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