
Adapté du film américain éponyme de 1986, Youngblood est le nouveau film du réalisateur canadien Hubert Davis. Ce drame sportif met en vedette Ashton James dans le rôle principal, et Blair Underwood, Shawn Doyle, Alexandra McDonald, Oluniké Adeliyi, Henri Picard, et Shawn Doyle dans les rôles secondaires. J’ai eu la chance d’assister à la première du film, et je vous ferai part de mon avis.
Le joueur au sang chaud
Dean Youngblood (Ashton James) est un joueur de hockey talentueux dans la ligue junior en Ontario. Étant l’un des deux atouts offensifs de l’équipe avec Denis Sutton (Henri Picard), il a tout pour permettre à son équipe de réussir. Hormis, il y a un problème : il est constamment victime de racisme par l’équipe adverse qui l’intimide lorsque l’arbitre a le dos tourné. Et lorsque Youngblood réplique, impulsif qu’il est, il s’attire de plus en plus d’ennuis, et entache la réputation de toute l’équipe…
Comment gérer ses émotions
Le cœur principal du film est l’arc narratif du protagoniste. D’abord, par sa gestion des émotions lorsqu’il est sur la glace, car même si ce qu’il subit est injuste, ses réactions démesurées (qui sont parfois ce que l’équipe adverse recherche) ne font qu’empirer la situation. Sa frustration se répand par la suite dans la vie quotidienne, où il interagit avec ses coéquipiers, son coach, sa copine, ou encore sa famille. Mais c’est en trouvant une meilleure voie qui arrivera à mieux gérer ses émotions.
Tout comme bon drame sportif, le film aborde aussi le travail d’équipe, et l’effet d’un membre en difficulté sur le reste de l’équipe. Non seulement à travers Youngblood, mais d’autres personnages aussi. S’ils espèrent avancer, il faut que l’équipe avance ensemble.

Un drame familial
En plus des conflits sur la glace, le film suit aussi la vie de Youngblood au quotidien. Non seulement lors d’une romance qui amène son lot de difficultés, mais aussi avec sa situation familiale, qui est tendue après le décès de sa mère.
L’histoire fait un bon parallèle entre le hockey et la maison, et démontre son état émotionnel qui se reflète dans ces deux mondes interreliés. Et avec les acteurs qui se donnent à fond dans leurs rôles, le film nous accompagne dans le parcours tumultueux du jeune homme.

Conclusion
Youngblood est un drame sportif qui démontre l’importance du travail d’équipe, et de notre état mental lorsque l’on pratique. L’histoire et les thématiques sont assez classiques et propres au genre, mais la performance des acteurs et l’attachement que nous avons pour les personnages nous suffisent à nous investir dans l’histoire. Pour les amateurs de films sportifs et ceux qui voudraient encourager un film canadien, ce film vaut le coup d’œil.
P.S. Restez à la fin pour une scène mi-crédits.
Merci à Taro Group pour la projection en avant-première!



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