L’an passé, l’humoriste et acteur français d’origine camerounaise Thomas Ngijol nous a présenté son quatrième film Indomptables, inspiré du documentaire de 1998 Un crime à Abijan. Avec lui-même dans le rôle principal, Ngijol est accompagné à la distribution par Danilo Melande, Bienvenu Roland Mvoe, Thérèse Ngono, Junior Bessala, Dimitri Amougou, Christol Djomo, et plus encore.

Une enquête à Yaoundé
Après le meurtre d’un policier durant la nuit, Billong (Thomas Ngijol), commissaire de la ville de Yaoundé (la capitale du Cameroun), tente de résoudre l’affaire par tous les moyens possibles — quitte à prendre des méthodes peu commodes… Mais son travail est souvent interrompu par des conflits familiaux, où il a de plus en plus de mal à connecter avec ses enfants et son épouse. Encore une fois, il tente d’arranger les choses par tous les moyens possibles — quitte à prendre des méthodes peu commodes. Hormis cette fois, c’est sa famille qui en paiera les frais…

Un interrogatoire corsé, avec une touche d’humour
La moitié du film se concentre sur l’enquête de l’assassinat mentionné plus tôt. Mais plutôt que de prendre un ton sérieux à la CSI, ou humoristique comme Rush Hour, le film adopte plutôt un ton terre à terre, sans devenir extravagant. Du coup, l’humour survient subtilement dans des situations du quotidien, devant des imprévus ou des moments sarcastiques. Cela renforce le côté tranche de vie du film, qui s’associe bien avec le reste de l’histoire.

Une famille sous tension, au bord de la rupture
L’autre moitié du film se concentre sur les tensions familiales du commissaire, notamment avec ses fils qui lui désobéissent sans arrêt. Même si les dynamiques des personnages étaient un peu clichées, leur exécution nous permet de comprendre les différents personnages, notamment quand le film fait des parallèles entre comment Billong traite les prisonniers qu’il interroge et ses enfants lorsqu’il les punit. Et, oui, la comparaison est aussi inconfortable que vous le pensez.
Mais le film explore, en arrière-plan, la mentalité du personnage, et ce qui le pousse à être aussi dur avec son entourage. À la manière de Fences, l’histoire démontre comment une vie de traumatisme peut radicaliser un père de famille pour qu’il s’endurcisse auprès des siens, sans se rendre compte des dégâts qu’il cause. Et sur ce point, je trouve que le film a bien traité son sujet.

Conclusion
Indomptables est une tranche de vie policière, qui suit un homme aigri pris entre sa vie professionnelle et familiale. C’est une histoire classique, mais bien exécutée, pas trop longue (le film dure 81 minutes), qui explore un milieu camerounais (certains dialogues sont d’ailleurs en pidgin camerounais), tout en étant accessible à tous. Si vous aimez les films policiers ou les tranches de vie, et voulez découvrir des histoires d’autres milieux, je vous le recommande.

Pour visionner le film, c’est ici.

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