
Connu pour son sitcom animé We Bare Bears, Daniel Chong nous présente son premier film Pixar, Hoppers. Mettant en vedettes Piper Curda, Bobby Moynihan, John Hamm, Kathy Najimy, et Dave Franco, ce nouveau film original explore le monde des animaux et leurs rapports avec la technologie humaine.
(À titre informatif, j’ai vu le film doublé en français québécois, et vous ferai part de mon expérience en tenant compte de cela).
Une clairière à protéger à tout prix
Dans la ville de Beaverton, la jeune Mabel Tanaka (Piper Curda) passe ses journées sur la clairière forestière de sa grand-mère, afin de rester proche de la nature. Mais lorsque le maire Jerry (John Hamm) projette de détruire la clairière pour construire une autoroute, Mabel tente à tout prix de l’en empêcher.
Un jour, elle tombe sur une expérience de ses professeurs d’université, qui tentent d’insérer leurs esprits dans des robots en forme d’animaux afin qu’ils puissent communiquer avec eux (expérience qui, je cite, « n’est absolument pas comme Avatar »). Profitant de cette occasion, Mabel s’empare d’un des robots, transpose son esprit dans le corps d’un castor, et part convaincre les animaux de l’aider à protéger la clairière. Cependant, cette demande prend une tournure inattendue dont elle ne se doutait pas…

Tout est dans le regard
À l’habitude des films Pixar, l’animation est excellente, notamment dans les détails des différents animaux et les textures dans la nature.
Un détail que j’ai apprécié durant le film est l’attention portée aux yeux des animaux. En effet, lorsqu’un humain ne peut communiquer avec eux, les yeux des animaux ne sont que des points noirs. Mais lorsqu’ils arrivent à les comprendre, ces mêmes yeux deviennent soudainement animés et détaillés. Le film alterne et joue beaucoup sur ce détail, et ce petit et simple changement donne au film sa touche particulière qui le distingue des multiples autres films d’animation sur des animaux (ou des films sur les animaux qui parlent en général).
À l’animation s’ajoute aussi l’humour du film, qui parfois utilise son style à cet effet. Et de manière générale, l’humour du film marche plus souvent qu’il n’échoue.

L’adolescente écolo contre le maire avare
J’ai aimé la présentation du personnage de Mabel, qui est à la fois impulsive, naïve, immature, mais aussi engagée, passionnée, et dévouée à la nature. (Mon accompagnatrice l’avait d’ailleurs trouvé très attachante.) Son caractère est souvent mis en contraste avec le maire Jerry qui, soyons honnêtes, rappelle plusieurs figures politiques républicaines américaines, mais sans pour autant être une caricature insensible comme on a l’habitude de voir. Dans tous les cas, la résolution du conflit entre ces deux-là était satisfaisante.
Le film introduit aussi de nouveaux obstacles durant la deuxième moitié. L’exécution était bien faite, mais ce type de scénario était un peu du déjà vu pour moi (d’autant plus que quelques jours auparavant, j’avais eu un débat avec une amie sur la fin d’un anime qui ressemblait beaucoup aux enjeux de la deuxième partie du film…). Mais c’est plus dû aux circonstances de mon visionnement qu’à la qualité du film en tant que tel.

Un accent sur l’écosystème
Le centre thématique du film est l’importance de l’écosystème. En effet, l’histoire explore comment différents éléments sont cruciaux au besoin de celui-ci, à la manière d’un corps qui a besoin de diverses parties pour fonctionner. Que ce soit les castors, ours, insectes, lézards, poissons, insectes, oiseaux… et même les humains, chacun est essentiel pour soutenir cet équilibre.
Cet enjeu est aussi exploré selon les caractères, connaissances et valeurs des différents personnages. Mabel a son approche idéaliste, ses professeurs gardent leur pragmatisme, le maire est guidé par… le profit… et les animaux ont eux-mêmes leur propre vision de l’écosystème selon leur point de vue. Et même si j’avais préféré que le film explore ces dynamiques davantage, l’exécution fonctionnait pour la plupart, et nous faisait réfléchir à notre tour sur notre propre rôle à jouer dans notre environnement.

Conclusion
Hoppers est une nouvelle réussite de Pixar. Drôle, divertissant et attachant, le film prend une prémisse simple et l’exécute avec brio, tout en abordant divers enjeux écologiques au passage. Si vous cherchez un nouveau film à voir en famille ou entre amis, vous ne serez pas déçus.
P.S. Restez jusqu’à la fin, pour une scène mi-crédits et une autre post-crédits.
Merci à Disney pour la projection en avant-première!



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