Kiipluu est un jeu d’infiltration comme bien d’autres. Vous avez une zone à infiltrer, vous la complétez et vous passez à la prochaine. Une mécanique simple et appréciée, n’est-ce pas? Malheureusement, pour cette démo, ce ne fut pas une partie de plaisir. Les problèmes ne se trouvent pas dans la difficulté du jeu, mais plutôt dans son contenu. Pour que ce projet devienne intéressant, il doit se débarrasser de plusieurs problèmes majeurs. Il n’a pas encore de sortie prévue et j’ai l’impression que cette démo est essentiellement un test pour voir où sont les problèmes et le comportement du joueur.

Déroulement du jeu
Le jeu se déroule dans la période néolithique, où le jeune chasseur Kiipluu s’aventure sur le dangereux territoire d’une tribu de cannibales, nommée Na’ush. Sa mission est de retrouver Gina, pour une raison qui n’est pas mentionnée dans la démo. Pour ce faire, il devra s’attaquer à de nombreux défis en comptant sur ses capacités d’infiltration. L’histoire, qui se montre simple, peut être bien réussie, mais une chose m’empêche de l’apprécier: le voice acting. Je ne passerai pas par quatre-chemins, il est terrible. Vous vous rappelez du film Pinocchio: A True Story, qui est devenu un meme en 2022 pour la phrase “Father when can I leave to be on my own?”, Kiipluu s’exprime de la même façon. Il y a un grand manque de vie dans les paroles et il est difficile de croire que le personnage est en train de vivre la pire expérience de sa vie.

Gameplay
Le gameplay est centré sur la furtivité et son catalogue de possibilités. C’est un classique, mais on l’aime: vous pouvez approcher chaque groupe d’ennemi avec une stratégie différente. La première façon fantôme permet de rester dans l’ombre pour éviter d’alerter sa cible, et ce en se promenant dans les hautes herbes en patientant pour le moment parfait pour s’échapper ni vu ni connu. Puisque le parcours est loin des ennemis, vous n’aurez pas besoin de rester accroupi dans le but d’éviter les détections, le jeu se transforme alors en plateforme avec la capacité de grimper les murs, mais attention, seulement les murs qui sont couverts de peinture blanche. La seconde façon est le total opposé de la discrétion: vous prenez une hache ou une lance et vous entrez dans le tas. Il est possible de bloquer toutes les attaques de ses adversaires avec l’aide d’armes et esquiver quand le danger devient trop grand. L’utilisation du terrain est aussi un point de stratégie applicable avec les pièges au sol. La dernière façon est un mélange des deux premières, c’est une approche plus furtive avec l’objectif d’assassiner. Attendre dans les buissons pour attaquer par surprise, lancer des pierres pour distraire ou pour isoler un ennemi, et aussi utiliser un arc à flèche pour éliminer une cible tout en restant cacher.

Durant mon gameplay, j’ai préféré l’option incognito, car c’est bien la seule qui n’était pas frustrante. Pour l’option d’y aller à pleine tête, les mécaniques de combat laissent à désirer. Les coups de Kiipluu ont de la difficulté à toucher une cible à cause de la distance nécessaire pour éviter à son tour de se prendre un coup. Pour achever un Na’ush, cela prend environ quatre à cinq coups, tandis que pour mourir, il suffit de recevoir deux coups. Vous pouvez bien sûr bloquer, mais le timing est si petit et l’ennemi peut enchaîner plus d’une attaque à la fois ce qui rend la parade consécutive impossible. Pour l’option assassin, les problèmes vont dans une direction différente. Le jeu vous équipe avec un arc à flèche dont les munitions sont minces et la mire n’est pas un bon indicateur. Viser la tête, la seule façon de tuer en un coup, devient une pure frustration. Si vous me dites “skill issue”, je vous invite à essayer la démo. Lorsqu’un Na’ush trouve le corps d’un camarade, le jeu vous rappellera constamment sa découverte… même si vous êtes à trois sauvegardes de loin en termes d’histoire. Ah et si vous aimez la torture, jouer avec la lance. Elle fait zéro dégât et vous avez droit à un lancer, bonne chance!

La démo de Kiipluu se fait ressentir beaucoup plus comme une bêta. Le jeu présente de bonnes idées, mais il est à retravailler. Les combats et l’assassinat sont encouragés, mais difficiles à utiliser. La seule formule qui marche bien, est d’éviter complètement les affrontements et de courir loin des campements. Des mécaniques repensées et un voice acting plus naturel pourraient faire de ce jeu quelque chose de mieux, mais pour l’instant, il y a du travail à faire.

Merci à NIEKO pour la démo.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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