
Une héroïne agile dans un monde fragmenté
Ce metroidvania développé et édité par Contrast Games nous place dans la peau de la rapide et dangereuse Mako, qui devra se battre, sauter et explorer des royaumes variés à travers différentes époques, pour une raison encore inconnue. La démo n’expliquait pas clairement pourquoi elle entreprend un tel périple. Le personnage que l’on incarne semble avoir un lien avec des moines. Sa tenue simpliste aux teintes orangées rappelle celles des moines bouddhistes, et le fait qu’elle commence son aventure près d’un temple semble appuyer cette impression. Elle possède aussi un bâton rouge à la manière de Son Goku, tel qu’on le voyait au début de Dragon Ball, qu’elle manie habilement pour frapper à répétition ses adversaires en enchaînant les attaques. Elle peut les projeter dans les airs pour mieux les achever ou faire surgir des pics du sol. Bref, Mako s’impose comme une véritable combattante, multipliant les doubles sauts et les esquives qui s’apparentent à des accélérations fulgurantes.
Une démo éclatée, mais généreuse
La démo semble vouloir nous faire explorer plusieurs univers, au détriment de la trame narrative, qui se voit interrompue par les sauts entre les niveaux. J’ai l’impression que l’on ne parcourt pas les zones dans l’ordre prévu du jeu complet, soit pour permettre au joueur d’expérimenter un maximum d’éléments, soit parce que les développeurs souhaitent encore peaufiner certaines sections qu’ils préfèrent garder secrètes pour le moment. On débute dans un environnement montagneux paisible, peuplé d’arbres et de végétation, où des arches rappelant les torii japonais jalonnent le parcours. On s’enfonce ensuite dans une forêt foisonnante de créatures dangereuses aux allures animales, puis dans des cavernes obscures et humides. Une poursuite avec une énorme bête aquatique nous entraîne à travers des eaux au courant puissant et aux algues électriques, un peu comme dans le premier Teenage Mutant Ninja Turtles sur NES, mais à une vitesse presque vertigineuse. La démo se conclut par un combat épique contre un boss qui a plus d’un tour dans son sac pour nous faire suer.

Difficulté et progression
Le jeu n’est pas facile. Les points de contrôle m’ont semblé parfois trop espacés. Les objets proposés à l’achat ne m’ont pas paru particulièrement intéressants : des augmentations temporaires de force, des potions de vie longues à consommer… Le jeu semble toutefois offrir la possibilité d’apprendre de nouvelles habiletés. J’aurais aimé en découvrir davantage à ce sujet.

Une direction artistique réussie
La direction artistique est très réussie. Les couleurs vives et les harmonies de tons créent de beaux décors sans surcharge de détails. La simplicité des teintes suffit à installer une ambiance efficace. La musique est présente, mais son rythme plutôt lent invite presque à la contemplation. Avec ses instruments d’inspiration asiatique, elle ne laisse pas nécessairement un air entêtant en tête, mais elle met en valeur les cris de l’héroïne et les sons ambiants.

Quelques réserves
Je ne sais pas s’il s’agit d’un bogue, mais en sautant par-dessus certains torii au début de l’aventure, alors que je n’avais pas encore rencontré d’ennemis, je perdais des points de vie de façon apparemment aléatoire. Je n’ai pas compris pourquoi… et j’en suis mort. HAHAHA! Akatori semble faire référence à une divinité, mais, pour l’instant, on en sait très peu sur l’histoire. J’adore la direction artistique — c’est souvent ce qui me séduit dans ce genre de jeu. Les combats contre les ennemis ordinaires m’ont parfois paru un peu fastidieux, au point qu’il est parfois plus simple de les éviter. En revanche, les affrontements contre les boss offrent une dynamique satisfaisante. L’ensemble demeure agréable, mais, pour l’instant, ce n’est pas un incontournable du genre.

Merci à Contrast Games pour la copie de la démo.
Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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