
Le troisième tome de la deuxième série de la réédition en couleur de Dragon Ball, intitulé Le Roi Démon Piccolo, est sorti le 27 octobre 2025. L’édition est assurée par Glénat Manga, tandis que la distribution au Québec est confiée à Hachette. Ce tome de 224 pages couvre les chapitres 31 à 45 et est offert au prix de 24,95 $. Il s’agit bien sûr d’une œuvre du regretté Akira Toriyama.
Une victoire au goût amer
Ce premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo s’ouvre sur un moment charnière de l’œuvre de Akira Toriyama. Le Roi Démon Piccolo est vaincu par Goku, mettant fin à l’une des menaces les plus terrifiantes que la Terre ait connues. Pourtant, malgré cette victoire, le sentiment dominant n’est pas l’euphorie.
Avant de mourir, le démon laisse derrière lui un champ de ruines. Shenron, Master Roshi, Chaozu et Krillin tombent, et l’impact émotionnel est réel. Sans trop entrer dans les détails, ces pertes marquent un tournant. On sent que Dragon Ball n’est plus seulement une aventure humoristique ponctuée de tournois : les conséquences sont lourdes, et le poids de la responsabilité repose désormais sur les épaules de Goku.
Vers une nouvelle ère
Déterminé à réparer ce qui peut encore l’être, Goku se rend auprès de Dieu le Tout-Puissant, aussi connu sous le nom de Kami. Cette rencontre élargit considérablement la mythologie de la série. On découvre que l’univers de Dragon Ball est plus vaste et structuré qu’on ne le pensait jusque-là.
L’idée d’une nouvelle vague de boules de cristal redonne espoir, sans pour autant effacer la gravité des événements précédents. Cette portion du récit est intéressante, car elle mélange introspection, apprentissage et préparation pour l’avenir. Goku ne cherche pas seulement à corriger le passé ; il comprend qu’il doit continuer à évoluer.
Ce passage agit presque comme une transition. On referme doucement le chapitre de l’enfance pour préparer quelque chose de plus grand.
La fin de l’enfance
L’un des éléments les plus marquants de ce tome est le saut temporel. Pour la première fois, on quitte le Goku enfant que l’on suit depuis le début. Lorsqu’il réapparaît, il est adolescent. Ce changement peut sembler simple, mais il est hautement symbolique.
Physiquement, Goku a grandi. Mentalement aussi, on sent une maturité nouvelle. Il reste fidèle à lui-même, toujours animé par son amour du combat et son cœur pur, mais son aura est différente. Il est plus imposant, plus confiant.
Ce passage marque clairement l’entrée dans une nouvelle phase du manga. On sent que la série approche de sa conclusion, du moins dans sa forme originale.
Le Tournoi d’arts martiaux : entre nostalgie et tension
Le retour du Tournoi d’arts martiaux apporte une touche de nostalgie. Depuis le début de Dragon Ball, ces tournois sont des moments clés où les rivalités s’expriment et où les personnages évoluent.
Cette fois-ci, Goku doit affronter des visages familiers, dont un ami. Sans trop révéler l’issue des combats, disons simplement que l’émotion est au rendez-vous. Ce ne sont plus seulement des affrontements pour prouver sa force : il y a des enjeux personnels, un passé commun, une évolution partagée.
Bien sûr, le fils du Roi Démon Piccolo est également de la partie. Piccolo entre en scène avec une aura lourde d’héritage et de revanche. Sa présence donne au tournoi une tension particulière.
Je dois toutefois admettre que le tournoi comporte quelques longueurs. Certains combats s’étirent davantage que nécessaire, et le rythme ralentit par moments. Cela dit, ces passages permettent aussi de savourer l’évolution des personnages et de mesurer le chemin parcouru depuis les premiers tomes.
Une transition vers Dragon Ball Z
Ce tome a une saveur particulière : il ne reste qu’un seul volume avant que l’univers de Dragon Ball ne prenne officiellement la direction de Z. Dragon Ball Z est déjà en filigrane, dans le ton plus sérieux, dans la montée en puissance et dans les enjeux toujours plus élevés.
On sent que la fin d’une époque approche. Ce mélange de nostalgie et d’anticipation rend la lecture encore plus forte.
Conclusion : une lecture marquante
J’ai adoré ma lecture. Malgré quelques longueurs causées par le fameux tournoi, ce premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo offre une conclusion puissante à l’un des arcs les plus marquants de la série originale.
Entre pertes importantes, évolution du héros et mise en place d’une nouvelle génération de conflits, ce volume agit comme un pont parfait entre deux ères. Il rappelle pourquoi Dragon Ball demeure une œuvre aussi marquante, capable de faire évoluer son ton tout en restant fidèle à son essence.
Merci à Hachette pour la copie du manga

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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