
Le deuxième tome de la deuxième série de la réédition en couleur de Dragon Ball, intitulé Le Roi Démon Piccolo, est sorti le 9 septembre 2025. L’édition est assurée par Glénat Manga, tandis que la distribution au Québec est confiée à Hachette. Ce tome de 224 pages couvre les chapitres 16 à 30 et est offert au prix de 24,95 $. Il s’agit bien sûr d’une œuvre du regretté Akira Toriyama.
Une défaite qui change tout
Le premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo marque un véritable point de rupture dans l’œuvre de Akira Toriyama. Dès les premières pages, on comprend que l’on n’est plus dans une simple aventure d’arts martiaux teintée d’humour. Goku a perdu face au Roi Démon Piccolo. Pire encore, il a frôlé la mort.
Cette défaite est importante. Elle n’est pas seulement physique, elle est symbolique. Pour la première fois, on sent Goku dépassé, vulnérable. L’ennemi n’est pas juste plus fort : il représente une menace globale, structurée, calculatrice. L’atmosphère devient lourde, presque oppressante. Le ton du manga évolue vers quelque chose de plus sombre et de plus mature.
Yarijobe : le contraste parfait
C’est aussi dans ce contexte tendu que Goku fait la rencontre de Yajirobe (Yarijobe). Et quel contraste ! Là où Goku est discipliné, naïf et obsédé par l’entraînement, Yarijobe est paresseux, opportuniste et beaucoup plus terre-à-terre. Physiquement comme mentalement, il est à l’opposé du héros.
Pourtant, ce personnage apporte une touche d’humour bienvenue dans un arc particulièrement dramatique. Ses réactions, souvent égoïstes ou sarcastiques, allègent la tension sans jamais la briser complètement. Ce duo improbable fonctionne étonnamment bien. On sent que Toriyama s’amuse avec cette dynamique, tout en gardant le cap sur l’intensité du récit.
La Tour Karin et l’épreuve du poison
Blessé et conscient de ses limites, Goku n’a pas d’autre choix que de chercher à devenir plus fort. Son périple le mène à la Tour Karin, où il découvre qu’un élixir pourrait décupler sa puissance. Mais évidemment, rien n’est simple dans Dragon Ball.
Le véritable défi n’est pas seulement de boire cet élixir, mais d’y survivre. Le poison qu’il contient représente une épreuve extrême, autant physique que mentale. Sans trop en révéler, cette séquence est particulièrement marquante. Elle symbolise la volonté inébranlable de Goku : il ne cherche pas la force pour la gloire, mais pour protéger.
Cette partie du tome est très bien construite. On ressent l’urgence, le danger, mais aussi l’espoir. La progression est intense sans être précipitée, et chaque page donne envie de connaître la suite.
Un monde plongé dans le chaos
Pendant que Goku lutte pour revenir plus fort, le Roi Démon Piccolo, lui, passe à l’action. Il prend littéralement possession de la Terre et impose un système fondé sur le chaos. Les criminels sont libres d’agir comme ils le souhaitent, l’autorité disparaît, et l’ordre social s’effondre.
L’un des éléments les plus marquants est cette annonce glaçante : la vie humaine prendra fin dans exactement 43 ans. Ce détail renforce la cruauté froide du personnage. Il ne cherche pas seulement à dominer, mais à remodeler le monde selon sa vision.
Ce climat de terreur donne au récit une ampleur rarement atteinte jusque-là dans la série. On ne parle plus d’un tournoi ou d’une rivalité personnelle. Il s’agit du destin de la planète entière.
Une tension constante
Ce tome maintient une tension remarquable du début à la fin. La question centrale demeure : Goku arrivera-t-il à survivre au poison et à affronter de nouveau le Roi Démon Piccolo ? Le suspense est bien dosé, et même en connaissant l’histoire, la lecture reste prenante.
On sent que Toriyama maîtrise parfaitement le rythme. Les moments dramatiques, les instants d’humour et les scènes d’entraînement s’enchaînent avec fluidité. Le tout forme un ensemble cohérent et extrêmement efficace.
Conclusion : une lecture que j’ai plus qu’aimée
Honnêtement, j’ai plus qu’aimé ma lecture. Ce premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo représente pour moi l’un des sommets du Dragon Ball original. L’évolution du ton, la montée des enjeux et la profondeur nouvelle donnée à Goku rendent cette portion de l’histoire particulièrement mémorable.
C’est un arc qui prouve que la série pouvait être à la fois drôle, épique et profondément dramatique.
Merci à Hachette pour la copie du manga

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