Le premier tome de la deuxième série de la réédition en couleur de Dragon Ball, intitulé Le Roi Démon Piccolo, est sorti le 22 juillet 2025. L’édition est assurée par Glénat Manga, tandis que la distribution au Québec est confiée à Hachette. Ce tome de 224 pages couvre les chapitres 1 à 15 et est offert au prix de 24,95 $. Il s’agit bien sûr d’une œuvre du regretté Akira Toriyama.

Un retour marquant en couleur
Le premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo marque le début de la deuxième série de la réédition en couleur du manga culte de Akira Toriyama. Cette nouvelle portion de l’histoire fait directement suite au huitième tome de L’Enfance de Goku, et le ton change radicalement dès les premières pages.

Plusieurs lecteurs n’aiment pas les éditions couleur des mangas, estimant que certains détails du trait original passent parfois au second plan. C’est un argument que je peux comprendre. Le noir et blanc possède une force et une identité propres au médium. Cependant, de mon côté, j’apprécie sincèrement cette proposition. Redécouvrir une série qui m’a marqué plus jeune avec une nouvelle palette visuelle me procure un réel plaisir. Les combats gagnent en intensité, les ambiances sont plus appuyées et certaines scènes frappent encore plus fort émotionnellement.

Un tournant sombre pour Dragon Ball
Ce tome s’ouvre sur un événement marquant : la mort de Krillin aux mains de Tambourine. Sans entrer dans les détails, cette scène agit comme un électrochoc. L’atmosphère devient immédiatement plus lourde, plus sérieuse. On sent que l’histoire franchit un cap important.

C’est également ici qu’est introduit ce qui demeure, si l’on exclut tout ce qui touche à Dragon Ball Z, l’ennemi suprême du manga : le Roi Démon Piccolo. Roi Démon Piccolo incarne une menace d’une toute autre ampleur. Son objectif est clair : réunir les sept boules de cristal afin de retrouver sa jeunesse et ainsi régner sur le monde. Pour y parvenir, il s’entoure d’alliés redoutables, dont un ancien adversaire bien connu de Goku.

Ce qui rend cette intrigue particulièrement efficace, c’est la montée progressive de la tension. On comprend rapidement que les enjeux dépassent le simple tournoi d’arts martiaux ou les rivalités habituelles. Cette fois, la survie même de plusieurs personnages est en jeu.

Des pertes marquantes et un Goku omniprésent
Sans trop spoiler, il faut souligner que ce tome n’hésite pas à frapper fort. Des personnages clés tombent au combat, et l’impact émotionnel est réel. On ressent la détresse, la colère et l’urgence qui habitent Goku.

Justement, Goku est omniprésent dans ce premier tome. On le voit confronté à une menace qui le pousse dans ses derniers retranchements. Il ne s’agit plus seulement de devenir plus fort pour le plaisir du défi ; il combat désormais avec une rage et une détermination nouvelles. Cette évolution dans son attitude donne une profondeur supplémentaire au personnage.

Les affrontements sont intenses, rapides et parfois brutaux. La mise en couleur accentue l’énergie des coups, la violence des impacts et l’atmosphère pesante qui entoure chaque confrontation.

Le cas de Tien : un potentiel sous-exploité
Ce premier tome – et encore davantage le second – démontre aussi quelque chose d’assez frappant : le potentiel énorme de Tien. Tenshinhan (Tien) brille ici par son courage, sa puissance et son sens du devoir. On le voit agir, réfléchir et se sacrifier avec une noblesse qui force le respect.

En relisant cette partie de l’histoire, je ne peux m’empêcher de penser que ce personnage méritait davantage d’exposition par la suite. Il possède une aura, une prestance et une crédibilité qui en font l’un des guerriers les plus intéressants de l’univers Dragon Ball. Ce passage rappelle à quel point il était central et impressionnant à cette époque du récit.

Une lecture que j’ai plus qu’aimée
Au final, ce premier tome de Dragon Ball : Le Roi Démon Piccolo représente l’un des moments les plus forts de la série originale. Le ton plus sombre, les enjeux élevés et l’introduction d’un antagoniste aussi marquant donnent à l’histoire une intensité rare.

Personnellement, j’ai plus qu’aimé ma lecture. Redécouvrir cette portion du manga en couleur m’a replongé directement dans les émotions que j’avais ressenties plus jeune, tout en me permettant d’apprécier davantage la construction narrative et la maturité du récit.

C’est un tome qui pose les bases d’un affrontement mémorable et qui démontre toute la maîtrise narrative de Akira Toriyama.

Merci à Hachette pour la copie du manga

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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