
Une expérience d’horreur coopérative marquante
Avec Reanimal, Tarsier Studios confirme son expertise dans le jeu d’horreur narratif et le puzzle-platformer atmosphérique. Déjà reconnu pour Little Nightmares, le studio propose une aventure plus sombre, plus symbolique et résolument axée sur la coopération locale. Si tu cherches un avis complet sur Reanimal ou un test détaillé avant d’acheter, voici l’analyse approfondie.
Une ambiance oppressante dès les premières minutes
Dès l’ouverture, Reanimal installe un climat lourd et mystérieux. Deux enfants progressent dans un monde en ruine, enveloppé de brouillard et guidé par des lueurs inquiétantes. Le jeu évite toute exposition classique et privilégie une narration environnementale. Rien n’est expliqué frontalement : on observe, interprète et assemble des indices.
L’absence d’interface visible, de mini-carte ou d’indicateurs renforce l’immersion. On avance à l’instinct, porté par la mise en scène. Ce choix place clairement Reanimal dans la catégorie des jeux d’horreur atmosphériques où l’ambiance prime sur l’action.

Direction artistique et horreur psychologique
Visuellement, le titre frappe fort. Les environnements alternent entre complexes industriels délabrés, forêts décharnées et zones inondées, le tout avec une cohérence artistique impressionnante. Chaque plan semble soigneusement cadré, presque cinématographique.
L’horreur ne repose pas uniquement sur des sursauts. Elle s’installe graduellement à travers des silhouettes déformées, des créatures grotesques et des décors qui racontent une histoire implicite. Cette approche psychologique distingue Reanimal parmi les jeux d’horreur marquants de 2026.

Gameplay coopératif: le cœur de l’expérience
Côté gameplay, Reanimal reste fidèle au genre du puzzle-platformer. Exploration, sauts précis, manipulation d’objets et séquences de fuite structurent la progression. Les mécaniques sont simples, mais efficaces.
La véritable force du jeu réside dans sa coopération locale. Bien qu’il soit possible d’y jouer seul, l’expérience prend tout son sens à deux. Les légères différences entre les personnages, notamment dans la gestion de la lumière, influencent subtilement les décisions et la résolution des énigmes. Cette interdépendance renforce la tension et l’intensité, tout en soutenant les thèmes narratifs du jeu.

Tension constante et séquences de poursuite
Les moments les plus marquants surviennent lors des poursuites. Les créatures rencontrées sont volontairement dérangeantes et symboliques. On comprend rapidement que la survie passe par la fuite plutôt que par l’affrontement.
Cette vulnérabilité permanente maintient une pression constante. Même lorsque l’on connaît la solution, la mise en scène et le rythme suffisent à générer une tension efficace.

Durée de vie et rejouabilité
L’aventure principale s’étend sur environ six heures, une durée cohérente avec le rythme narratif. Des zones optionnelles et divers éléments à découvrir encouragent l’exploration sans briser l’atmosphère.
Quelques passages peuvent paraître légèrement confus lors d’une première tentative, notamment pendant certaines séquences de poursuite, et de rares imperfections techniques peuvent survenir. Toutefois, ces éléments demeurent mineurs face à la qualité globale de l’expérience.

Verdict: Reanimal vaut-il le détour?
Reanimal n’essaie pas de transformer radicalement la formule popularisée par Little Nightmares. Il l’affine et la rend plus mature. Pour les amateurs de jeux d’horreur narratifs, de puzzle-platformers sombres et d’expériences coopératives immersives, il s’impose comme un titre solide en 2026.
C’est une aventure dense, symbolique et troublante, qui laisse volontairement des zones d’ombre. Une œuvre qui ne cherche pas à tout expliquer, mais plutôt à faire ressentir. Et c’est précisément ce qui la rend mémorable.
Merci à THQ Nordic pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


Laisser un commentaire