
Développé par Kasey Ozymy du studio Starseed Games et édité par Penguin Pop Games en collaboration avec Electric Airship, le jeu est offert au prix de 26,99 $ CAD en format numérique seulement. Il est disponible sur PS5 (version testée), PS4, Xbox Series X/S, Xbox One, Nintendo Switch et PC. Le titre est proposé uniquement en anglais, et la date de remise était fixée au 22 février 2026.
Un cauchemar trash qui manque de traduction
Le jeu se déroule dans le rêve d’un enfant de 8 ans. Lorsque la Masse pulsatile menace sa famille et la stabilité du monde onirique, Jimmy embarque pour une aventure afin de sauver les siens et d’éradiquer cet ennemi. En route, il va devoir s’associer à ses proches, surmonter ses propres failles et affronter les cauchemars tapis dans son subconscient.

L’accessibilité aux oubliettes
On va crever l’abcès tout de suite : on est en 2026. Sortir un jeu « 16-bit » composé uniquement de texte sans offrir une maudite option en français, c’est inacceptable. C’est une barrière de béton pour quiconque ne maîtrise pas l’anglais, surtout dans un RPG où l’histoire est supposée être le moteur principal. Pour ma part, c’est un gros drapeau rouge immédiat sur l’accessibilité.

Du gore et de l’humour noir
Ne vous laissez pas berner par le style coloré. Sous ses airs de petit jeu innocent, Jimmy and the Pulsating Mass s’adresse à un public mature. J’ai été agréablement surpris par l’humour trash et les scènes carrément gores. Voir du sang et des situations dérangées dans ce style graphique, ça donne un punch incroyable. C’est sombre, c’est tordu, et ça sauve le jeu de la monotonie.

Des capacités qui sauvent la mise
Malgré ma frustration concernant la langue, il faut avouer que le travail de Kasey Ozymy (le développeur solo) est impressionnant sur certains points. Le level design est solide et labyrinthique, mais ce qui garde l’intérêt, c’est le système d’Empathie. Jimmy acquiert des capacités diversifiées au fil de l’aventure en se transformant. Ces nouvelles formes sont essentielles pour progresser et rendent la personnalisation de notre style de jeu vraiment intéressante. C’est gratifiant de voir notre arsenal de pouvoirs s’agrandir.

Le combat : entre harcèlement et compromis
C’est ici que ça se corse. On est dans du tour par tour ultra classique qui finit par devenir une corvée. La fréquence des rencontres aléatoires est épuisante : se faire interrompre toutes les dix secondes par un combat générique, c’est du harcèlement. Néanmoins, il faut noter qu’en mode facile, on peut éviter les combats beaucoup plus aisément, ce qui permet enfin d’explorer les niveaux sans être constamment interrompu. C’est un plus, mais ça n’enlève pas le fait que devoir « grinder » intensivement pour ne pas se faire démolir par les boss transforme l’aventure en une job de bras assez pénible vers la fin.
Points forts
Le ton mature du jeu se démarque grâce à un humour trash et un côté gore d’une efficacité redoutable. Le système d’Empathie apporte également une belle profondeur, avec des capacités diversifiées et gratifiantes à débloquer au fil de l’aventure. Il faut aussi souligner le travail solo impressionnant du développeur, qui réussit à livrer une expérience étonnamment complète. Enfin, l’exploration est facilitée par le mode facile, qui permet d’éviter davantage de combats et de mieux profiter des environnements.
Points faible
L’absence totale de traduction française sonne comme une véritable insulte pour les joueurs francophones en 2026. À cela s’ajoute un système de rencontres aléatoires beaucoup trop fréquent, qui brise constamment le rythme et donne une impression de harcèlement. Enfin, le grind obligatoire alourdit inutilement l’expérience, transformant la progression en épreuve pénible simplement pour survivre aux affrontements contre les boss.

Verdict
Jimmy and the Pulsating Mass propose beaucoup de contenu pour 26,99 $, mais il est plombé par un système de combat archaïque et une absence de traduction impardonnable. C’est un jeu qui a du cœur, mais qui demande trop de patience au joueur moyen.
Merci à Housekeeping pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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