CRITIQUE DE JEU VIDÉO – GOD OF WAR: SONS OF SPARTA

par | Fév 27, 2026


Ce texte comporte deux critiques : la première par Elden et la deuxième par Yanollywood
.

Avant toute chose, il faut se mettre en contexte
Sony a carrément sorti ce jeu de l’ombre le jour même de sa disponibilité. L’anglicisme « shadow drop » est clairement le meilleur terme ici. Le hype s’est quand même créé rapidement, MAIS il faut savoir une chose essentielle : dans ce titre de la série God of War, on incarne la version adolescente de Kratos et non la version adulte du Dieu de la guerre.

C’est très important, parce que plusieurs risquent d’être déçus s’ils s’attendent à un God of War traditionnel. J’ai vu des reviews faites par de supposés professionnels sur certains sites (que je ne nommerai pas)… un 6/10 ? Voyons donc. Ça ne fait aucun sens.

Le jeu est extrêmement plaisant, mais on est très loin d’un God of War classique. Ici, on parle d’un jeu à chemins multiples, communément appelé « Metroidvania ». Et avec raison: j’ai eu l’impression de jouer à un titre de la série Castlevania bien plus qu’à un pur God of War. Et wow, j’ai vraiment apprécié mon expérience, même si ce n’est pas parfait… on va y revenir.

Histoire et narration
On incarne le jeune Kratos, élève spartiate, pour qui son frère Deimos vaut tout l’or du monde. Il fera tout pour le protéger, au nom de l’honneur spartiate.

L’histoire prend la forme d’une narration du vieux Kratos, assis sous son arbre, sculptant un bâton. Il raconte cette histoire d’honneur à sa fille Calliope, qui intervient à quelques reprises en lui posant des questions. Le jeu adopte aussi un côté enquête et recherche que je ne dévoilerai pas davantage pour ne rien gâcher.

Gameplay, le pilier central
Au début, les contrôles et les combats peuvent sembler un peu raides. Mais après quelques heures, lorsqu’on débloque différents pouvoirs (double saut, course rapide, capacité de fracasser certains murs, etc.), le jeu devient de plus en plus agréable. On y prend goût.
Je crois même que le rythme lent du départ a influencé négativement certaines critiques. Le jeu ne dévoile pas tout immédiatement, et c’est peut-être ce qui a joué contre lui.

Le combat repose principalement sur la lance et le bouclier en mêlée, avec plusieurs pouvoirs en soutien. On peut aussi équiper différents «perks» pour personnaliser son style de jeu. Il y a une belle profondeur.

Petit défaut: la lisibilité de certaines fenêtres de parade ou de contre-attaque manque parfois de clarté. Mais c’est rare, et ça s’améliore avec la progression.

Direction artistique et ambiance
Visuellement, le jeu est magnifique. Les décors sont impressionnants et la carte est gigantesque, offrant un véritable sentiment de grandeur. Le level design est solide et encourage l’exploration.

La musique
Mélange d’orchestral et de chiptune, elle soutient très bien l’ambiance. Des personnages variés croisent notre route, et les combats de boss sont parfois épiques, parfois plus ordinaires mais globalement engageants.
Le jeu peut être exigeant par moments, mais la présence de nombreux feux de camp aide à segmenter l’aventure et à la rendre plus accessible.

Contenu et durée de vie
Le titre regorge d’éléments de gameplay et de lore. Il y a énormément de choses à découvrir. Revenir en arrière pour débloquer de nouvelles zones n’est jamais une corvée. On ne ressent presque pas la répétition.Comptez environ une trentaine d’heures pour en voir le bout. Personnellement, je l’ai dévoré.

Verdict
Si vous êtes fan de God of War mais que vous n’aimez pas les Metroidvania, passez votre tour. Ce jeu ne s’adresse pas à vous.
Par contre, si vous adorez comme moi les Metroidvania et les jeux à la Castlevania, vous pouvez y aller sans hésiter.

C’était un pari risqué de sortir un jeu centré sur le jeune Kratos sans grande campagne marketing. Je comprends la déception de certains fans de la série principale. Mais les amateurs de jeux rétro et d’exploration y trouveront largement leur compte.

Pour moi, ce jeu mérite un solide 8/10. Ne vous laissez pas influencer par certaines notes trop sévères. J’ai l’impression que plusieurs critiques n’ont même pas complété 20 % du jeu avant de publier leur avis.

Un titre imparfait, oui …mais passionnant et audacieux.

Un 8/10 bien mérité et plus sévère étant donner la marque qu’il représente.

La critique de Yanollywood

Annoncé de nulle part au dernier State of Play, Sony nous arrive avec une proposition qui sort du champ gauche : God of War: Sons of Sparta. Pour ce nouvel opus uniquement numérique, on oublie la caméra 3D habituelle. On retourne aux sources, mais en mode 2D. On ne joue pas le Kratos « Dieu de la Guerre » barbu qu’on connaît, mais bien le jeune Kratos avec son frère Deimos juste à côté de lui. C’est une odyssée grecque sur le sens de l’honneur et du devoir qui nous attend.

Un Metroidvania solide, pas de niaisage
On est ici en plein territoire Metroidvania 2D. La formule est classique mais mauditement efficace : on explore, on se ramasse devant un cul-de-sac, on débloque une compétence de spartiate, pis on revient péter l’obstacle. La map est immense, mais les développeurs ont été brillants d’inclure des temples de téléportation. Ça évite le backtracking plate qui vient souvent scraper le rythme dans ce genre de jeu.

L’exploration est constante, fluide et motivante. Chaque nouvelle aptitude ouvre des chemins auparavant inaccessibles, donnant toujours l’impression de progresser intelligemment plutôt que de tourner en rond.

Le combat : Attache ta tuque !
Le système de combat est ultra progressif. Tu massacres des ennemis variés, tu ramasses des Orbes de Sang et des matériaux, puis tu améliores ton attaque et ta défense. Mais fais attention, c’est pas un jeu pour les doux. Les boss sont redoutables et m’as t’dire que tu vas mordre la poussière souvent. C’est gratifiant, mais ça demande des réflexes de ninja.

Les affrontements sont exigeants sans être injustes. Chaque défaite pousse à apprendre les patterns, à mieux gérer son positionnement et à optimiser ses améliorations. Ça fesse dans l’tas, mais c’est ça qui rend la victoire aussi satisfaisante.

Comment débloquer le mode coop
Initialement, ce mode était verrouillé jusqu’à la fin de l’histoire solo. Cependant, suite aux retours des joueurs, les développeurs de Mega Cat Studios ont partagé un code secret pour y accéder immédiatement.

Code de déblocage :
Dans le menu principal, entrez la séquence suivante :
Haut, Haut, Bas, Bas, Gauche, Droite, Gauche, Droite, L1, R1, Pavé tactile.

Un petit clin d’œil assumé aux codes classiques, qui ajoute une touche rétro parfaitement en phase avec le style 2D du jeu.

Immersion : Musique et DualSense
S’il y a de quoi qui m’a surpris, c’est la trame sonore. C’est du bonbon pour les oreilles. Souvent, dans les jeux d’action, la musique finit par taper sur les nerfs, mais ici, j’ai jamais eu le goût de baisser le volume. Ça accompagne l’action parfaitement sans être envahissant.

Côté manette, la DualSense est utilisée de main de maître. Le haut-parleur s’active dans les moments clés, ce qui ajoute une couche d’ambiance vraiment trippante. Les vibrations sont bien dosées et renforcent l’impact des coups. Ça fesse dans l’tas et on aime ça.

Technique et… économie d’énergie ?
J’ai testé ça pas mal juste sur ma PlayStation Portal pis ça roule comme une bille. Pas de lag, c’est d’une fluidité exemplaire. En lançant le jeu, j’ai vu une petite feuille verte apparaître. C’est le nouveau système d’économie d’énergie de la PS5 qui embarque. Le jeu optimise la consommation de la console sans couper dans les performances.

C’est discret, intelligent, pis c’est plaisant de voir que Sony essaie d’être un peu plus « vert » sans scraper notre plaisir.

Visuels et durée de vie
Artistiquement, ça peut surprendre au début. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation, mais une fois dedans, le jeu est vraiment beau. C’est coloré, détaillé pis les animations sont fluides.

Mais le plus fou, c’est la durée de vie. Après 12 heures de gameplay, je suis juste à 15 % de progression selon ma sauvegarde. C’est un méchant gros morceau ! C’est garanti que je vais passer mon année 2026 là-dessus pour en voir le bout.

Verdict : 8/10
God of War: Sons of Sparta est une méchante belle surprise. Même si le choix artistique demande un temps d’adaptation, c’est un incontournable pour les fans de Kratos pis de Metroidvania. Par contre, pour 40 piaces en copie numérique seulement, c’est un peu dispendieux et j’attendrais un petit rabais.

On aime :

  • Le duo Kratos/Deimos et l’histoire de jeunesse.
  • La trame sonore immersive et le code secret pour le coop.
  • L’optimisation technique impeccable.

On aime moins :

  • Le prix un peu élevé pour du numérique seulement.
  • Le fait que le coop soit « caché » par défaut.

Merci à Sony Interactive Entertainment pour la copie du jeu.

La note de Elden
La note de Yanollywood

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/denless46/" target="_self">ELDEN</a>

ELDEN

Je suis un passionné et développeur de jeux vidéo, artiste-dessinateur, papa… et adepte de planches en tout genre !

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