Le tome Superman: The World est sorti sous la bannière de DC pour sa version originale. De mon côté, aujourd’hui, je vous parle de la version française, qui est éditée et traduite par Urban Comics et distribuée au Québec par La Boîte de Diffusion.

Ce volume est un collectif regroupant plusieurs auteurs et dessinateurs, dont José Robledo et Sylvain Runberg. Il comprend quinze chapitres répartis sur 216 pages. Il est également sorti le 2 septembre 2025 et est vendu au prix de 39,95 $.

Un concept éditorial qui fait le tour du globe
Avant de donner mon opinion sur Superman: The World, il est important d’expliquer ce qu’est réellement ce produit. Après Batman: The World et Joker: The World, c’est maintenant au tour de l’Homme d’Acier d’avoir droit à sa propre collection internationale. Le principe est simple, mais franchement efficace : des auteurs et des dessinateurs provenant de différents pays livrent chacun un récit mettant en scène Superman. Chaque histoire se déroule majoritairement dans le pays représenté par l’équipe créative.

On parle ici de one shots, donc de récits indépendants les uns des autres. Les chapitres ne se suivent pas et chacun se conclut en une vingtaine ou une trentaine de pages. Il n’y a pas d’intrigue centrale continue : ce sont dix-neuf visions différentes du personnage, dix-neuf interprétations culturelles, artistiques et narratives.

Une lecture variée… et parfois surprenante
Vous l’aurez compris, résumer l’histoire est pratiquement impossible sans entrer dans les détails, puisqu’il n’y a pas une seule trame, mais bien dix-neuf. Et honnêtement, c’est ce qui rend l’expérience particulière. De manière générale, les one shots ne sont pas ma tasse de thé. J’aime les arcs narratifs longs, les intrigues qui prennent le temps de se développer. Pourtant, ici, le concept m’a vraiment accroché.

Le fait que chaque récit soit ancré dans une culture différente apporte une fraîcheur constante. On ne sait jamais exactement à quoi s’attendre en tournant la page suivante. Le ton change, le rythme aussi, et surtout, la manière de percevoir Superman varie d’un pays à l’autre. C’est fascinant de voir comment un personnage aussi emblématique peut être interprété à travers différents prismes culturels.

Et honnêtement, j’en redemande. Si DC poursuit la collection avec Wonder Woman, Flash ou Green Lantern, je serai probablement au rendez-vous.

Quelques coups de cœur marquants
Parmi les récits proposés, certains m’ont particulièrement marqué. Celui de la Serbie met de l’avant un affrontement entre Superman et Lobo. Sans trop en révéler, c’est une histoire qui frappe par son énergie et par la dynamique entre les deux personnages. On plonge un peu plus dans l’univers de Lobo, ce qui est d’autant plus intéressant avec l’actualité entourant le personnage au cinéma. C’est brutal, efficace et ça se lit d’un trait.

Le récit du Japon, pour sa part, est assez atypique. Dessiné en noir et blanc avec une forte influence manga, il détonne complètement du reste du recueil. Le style visuel apporte un vent de fraîcheur évident. L’histoire elle-même est particulière, presque étrange par moments, mais très plaisante à découvrir. On sent une vraie appropriation du mythe de Superman à travers une sensibilité artistique différente.

Du côté européen, l’histoire d’amour racontée par Sylvain Runberg pour la France se démarque par sa douceur et son approche plus humaine du personnage. Celle de José Robledo pour l’Espagne mérite également le détour. Ces récits misent moins sur l’action pure et davantage sur l’émotion et les valeurs que représente Superman.

Une œuvre artistique avant tout
Même si le concept de one shot ne m’attire pas naturellement, le thème mondial change complètement la donne. Le fait que chaque histoire possède son propre style graphique transforme le livre en véritable galerie d’art. Chaque chapitre a son identité visuelle : certains sont dynamiques et explosifs, d’autres plus intimistes ou contemplatifs.

On ne lit pas seulement Superman: The World, on l’observe. On prend le temps d’apprécier les différences de traits, de mises en page, d’ambiances. C’est un ouvrage qui se savoure autant pour son contenu narratif que pour son aspect visuel.

Une belle célébration du mythe
Au final, Superman: The World n’est pas un récit indispensable pour comprendre la continuité de DC, mais ce n’est pas son objectif. C’est plutôt une célébration du personnage à travers le monde. Une démonstration que Superman dépasse les frontières et peut être réinterprété sans perdre son essence.

Même si tous les récits ne m’ont pas marqué de la même façon, l’ensemble demeure solide et cohérent dans son intention. Pour l’originalité du concept, la diversité artistique et les quelques véritables coups de cœur qu’il contient, je lui donne une note de 8,8 sur 10.

Merci a La Boite de Diffusion pour la copie de la BD!

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