
Une atmosphère froide et brutale
Ce jeu d’action de type roguelite de Three Swords Studio nous place dans la peau d’un guerrier esclave où l’on doit fracasser des visages d’ennemis, pour la plupart humanoïdes, dans un univers empreint d’une froide épouvante médiévale. En tentant d’analyser le jeu, je réalise qu’on a affaire à un jeu de type Souls, dans une forme plus simplifiée et surtout axée sur une atmosphère similaire. Du moins, si l’on accepte qu’Heretical propose un graphisme qui rappelle la PlayStation 1 et la Nintendo 64 de l’époque, peut-être même la PlayStation 2 et la GameCube. La narration reste dans la même veine : on ne sait pas trop pourquoi on fait tout ça. Certains personnages non-joueurs offrent quelques bribes d’explication, mais l’objectif principal demeure flou. Les quêtes secondaires, elles, sont plus claires. D’ailleurs, certains de ces PNJ paraissent parfois plus lugubres que les ennemis que l’on affronte. Tout est gris, la pluie nous accompagne constamment. C’est presque un plaisir de s’aventurer dans les égouts pour échapper au martèlement des gouttes sur le sol et entendre plutôt l’écho et le clapotis de nos pas dans les souterrains.
Un système de combat accessible
Le combat s’avère beaucoup plus simple et ne demande pas autant de stratégie. On peut répéter la même manœuvre et cela fonctionne très bien contre un groupe d’ennemis. On sera surtout occupé à gérer les adversaires que l’on attire afin d’éviter d’être submergé par le surnombre.

Une structure roguelite assumée
Oui, Heretical est bel et bien un roguelite. Le jeu propose des prophéties qui servent d’objectifs à accomplir. En les remplissant, on débloque de nouveaux personnages, pouvoirs et objets que les ennemis laisseront tomber comme butin. Ainsi, lorsqu’on meurt, on recommence au premier niveau, mais plus fort. On trouve un meilleur équipement, les caractéristiques augmentent plus rapidement et l’on a accès à de nouveaux pouvoirs. Le parcours devient graduellement plus facile. Heureusement, comme dans les jeux Souls, on peut débloquer des raccourcis permettant de se déplacer plus rapidement vers certaines zones.

Personnages et progression
Après quelques heures de jeu, j’ai débloqué trois autres personnages : un gardien perdu spécialisé dans le tir à l’arc, un maître des éléments très puissant en magie et un garde du roi maudit qui s’avère être une véritable brute.

Silence et tension
La musique est pratiquement absente, comme dans les jeux Souls. Cela intensifie le sentiment de désolation et rend le joueur plus attentif aux moindres sons ambiants. Les bruits sinistres qui percent la nuit ne rassurent guère. Une exception existe pour certains affrontements majeurs ou lieux particuliers, mais, en règle générale, l’absence de musique demeure la norme.

Une porte d’entrée vers le genre
Heretical donne l’impression d’un précurseur des Souls, dans le sens où il est moins exigeant, plus rétro visuellement et plus accessible. Bien sûr, Miyazaki n’a rien à voir avec le jeu, mais, dans un univers parallèle, j’aimerais imaginer qu’il en serait l’instigateur. Heretical laisse davantage de place aux joueurs moins aguerris : la jouabilité est moins nerveuse et permet un peu plus d’erreurs. J’ai bien hâte de voir ce que la version finale nous réserve, mais à 19,49 $, il en vaut déjà la peine. J’ai presque envie de relancer une partie à l’instant.
Merci à Ultimate Games pour la copie du jeu.
Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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