
Cela faisait un moment que je n’avais pas plongé dans l’univers de World’s Finest et j’avais très hâte d’y retourner suite au précédent tome que j’avais trouvé comme une nette amélioration sur celui avant. Irréelfe avait été une lecture super fun et qui embrassait le côté absurde et loufoque des comics à 100 miles à l’heure. J’avais donc très hâte de voir ce que Mark Waid nous préparait pour ce nouveau tome.
Un dessin inégal
D’emblée, le dessin ne m’a pas beaucoup plus. Plusieurs artistes ont participés aux nombreux numéros qui composent le livre, et ça fait pour un dessin qui est très inégal. Dans certains cas, ça le faisait très bien, dans d’autres, beaucoup moins. Évidemment, l’aspect dessin d’un comic book est très subjectif et tout le monde peut y trouver quelque chose de différent. Pour ma part, sans que ce soit strictement mauvais, je l’ai trouvé plutôt ordinaire, d’autant que chaque arc apportait son propre artiste. Le départ de Dan Mora de la série se fait sentir, bien qu’il signe tout de même les couvertures de chaque numéro.
Un rythme effréné
Pour ce qui est du récit, c’est là encore, pas tout à fait au niveau. Quatre histoires composent le tome 6, avec deux d’entres elles qui ne durent qu’un seul numéro. L’une d’elles nous amène sur Themyscira où Batman et Superman se joignent à Wonder Woman pour élucider le meurtre d’une Amazone. Une autre voit Batgirl et Jimmy Olsen faire équipe pour retrouver Batman et Superman qui ont mystérieusement disparus. Dans les deux cas, les histoires sont assez intéressantes, mais tout se déroule à un rythme complètement fou, qui nous empêche d’apprécier quoique ce soit à sa juste valeur. Les histoires auraient gagnées à être développées sur un au moins un numéro de plus à mon avis.
Une gimmick trop souvent utilisée
Dans l’histoire qui donne son nom au tome, Dans les ténèbres, les héros doivent affronter Eclipso, qui s’est emparé de l’esprit de certains membres de l’équipe. Si j’ai bien aimé le rôle de la Justice Society et l’utilisation d’Eclipso (dont le design est tellement bon, soyons honnêtes), j’ai trouvé le tout assez ennuyeux. Honnêtement, je suis surtout blasé de l’utilisation du mindcontrol à outrance, et j’aurais aimé qu’on fasse quelque chose de plus intéressant avec le personnage.
À la rescousse d’Atlantide
Pour la seconde grosse histoire, Batman et Superman sont amenés à collaborer avec Aquaman, aux prises avec une crise politique qui risque de déclencher une guerre entre les deux royaumes qui constituent Atlantide. Meilleure que la précédente, j’ai encore une fois trouvé que tout se déroulait beaucoup trop vite et nous empêchait de profiter du récit correctement.
Conclusion
En somme, un tome relativement décevant pour ma part, et définitivement celui que j’ai le moins apprécié depuis le début de la série. À lire pour les amateurs de World’s Finest, en espérant toutefois que le suivant sera plus intéressant et plus original.
Merci à la Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

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