Dès son annonce, Monsters and Me s’est présenté comme une véritable lettre d’amour aux modes survie coopératifs d’antan. Sorti le 10 février 2026 sur PC et développé par un petit studio indépendant passionné de rétro, GhettoCo, le jeu s’inscrit dans cette mouvance actuelle qui cherche à recréer les sensations brutes des expériences multijoueurs des années 2000 avec une inspiration évidente : le mythique mode Zombies de Call of Duty.

Mais loin d’être une simple copie, le titre tente d’apporter sa propre identité, entre esthétique rétro, progression roguelite et boucle de gameplay coopérative très addictive.

Un hommage assumé au Zombies mais avec sa personnalité
Impossible de lancer Monsters and Me sans penser immédiatement au mode Zombies popularisé par Call of Duty: World at War puis perfectionné au fil des opus.

On y retrouve les bases fondamentales. Des vagues d’ennemis infinies, des barricades à réparer, des zones à débloquer et des armes à améliorer.

Mais ici, les “zombies” laissent place à des créatures monstrueuses variées, parfois grotesques, parfois carrément humoristiques. Le jeu joue beaucoup sur ce contraste entre horreur légère et direction artistique rétro colorée.

Une direction artistique rétro très réussie
Ce choix visuel enlève le côté oppressant pur pour privilégier un fun immédiat tout en gardant la pression constante des vagues.

Visuellement, Monsters and Me adopte un style low-poly / rétro qui rappelle les jeux PC du début 2000, avec des textures volontairement simplifiées, des couleurs saturées, des modèles anguleux et des effets lumineux rétro.

Ce n’est pas du réalisme c’est du nostalgique assumé. Et ça fonctionne parfaitement avec le gameplay lisible, rapide et efficace. On identifie immédiatement les ennemis, les projectiles, les bonus.

Les maps, quant à elles, rendent hommage aux arènes fermées emblématiques du Zombies :

  • Manoirs abandonnés
  • Bases scientifiques
  • Villages isolés
  • Complexes souterrains

Chaque environnement possède sa petite identité, même si la structure reste volontairement classique.

Un gameplay simple… mais terriblement addictif
La grande force du jeu repose dans sa boucle :

  1. Survivre aux premières vagues
  2. Gagner de la monnaie
  3. Ouvrir des zones
  4. Acheter des armes
  5. Améliorer son équipement
  6. Recommencer… jusqu’à l’inévitable défaite

C’est simple. Mais ultra efficace. Les sensations de tir sont bonnes, nerveuses sans être trop arcade.

Chaque arme possède son recul, sa cadence et son efficacité selon les monstres. On retrouve aussi les distributeurs d’améliorations façon perks, clin d’œil évident aux machines cultes du Zombies.

Une dimension roguelite bienvenue
Là où Monsters and Me ajoute sa touche personnelle, c’est dans sa progression méta.

Après chaque run, on débloque :

  • Améliorations permanentes
  • Bonus de départ
  • Compétences passives
  • Nouveaux équipements

Cela donne envie de relancer immédiatement une partie, même après un échec brutal. Cette progression rend le jeu accessible aux nouveaux joueurs, tout en offrant des builds intéressants aux vétérans.

Coopération : le cœur de l’expérience
Même s’il est jouable solo, le titre révèle tout son potentiel en coop.

La coordination devient essentielle :

  • Répartition des zones
  • Réanimation sous pression
  • Gestion des ressources
  • Protection des points d’accès

On retrouve ces moments de panique totale quand un coéquipier tombe à l’autre bout de la map et que la vague suivante arrive. C’est dans ces instants que le jeu brille le plus, recréant parfaitement l’adrénaline des nuits Zombies entre amis.

Une difficulté bien calibrée
Le jeu commence accessible, presque relax. Puis, progressivement, les monstres deviennent plus rapides, plus résistants, plus nombreux, et certains gagnent des capacités spéciales

Sans être injuste, la difficulté exige une bonne gestion des munitions, un placement intelligent et une vraie coordination en coop. On meurt souvent mais rarement de manière frustrante.

Bande-son et ambiance
La musique joue beaucoup sur les nappes électroniques rétro, avec des montées de tension progressives. Les effets sonores, eux, rappellent volontairement les vieux shooters. L’ambiance n’est pas horrifique pure elle oscille entre fun arcade et tension légère. Un choix cohérent avec la direction artistique.

Contenu et rejouabilité
Le jeu propose :

  • Plusieurs cartes
  • Différents types de monstres
  • Un arsenal varié
  • Des améliorations nombreuses

Même si le contenu n’atteint pas celui d’un AAA, la structure roguelite + coop suffit à garantir de nombreuses heures de jeu. Chaque run devient une tentative d’aller “juste une vague plus loin”.

Forces & Défauts
Forces

  • Hommage extrêmement réussi au mode Zombies
  • Boucle de gameplay addictive
  • Coopération fun et chaotique
  • Direction artistique rétro charmante
  • Progression roguelite motivante
  • Sensations de tir efficaces
  • Maps bien construites pour la survie

Défauts

  • Manque de contenu à long terme pour les gros joueurs
  • Peu d’innovation structurelle face à ses inspirations
  • Solo moins intéressant que la coop
  • Variété d’ennemis encore limitée
  • Scénario quasi inexistant

Verdict
Monsters and Me ne cherche jamais à révolutionner le genre et c’est justement ce qui fait sa force.

En y ajoutant une esthétique rétro et une progression roguelite moderne, il parvient à créer une expérience à la fois nostalgique et actuelle. Certes, il lui manque encore un peu de contenu pour rivaliser avec les géants qui l’ont inspiré mais pour un projet indépendant, le résultat est plus que solide.

Un excellent jeu de survie coopératif, parfait pour les soirées entre amis et un hommage sincère à une formule devenue culte. Un héritier rétro du Zombies, fun, efficace et terriblement addictif, qui prouve que la formule a encore de beaux jours devant elle.

Merci à indie.io pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu c’est ici.

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