
Recevoir l’accès à un playtest est toujours particulier. On ne joue pas seulement à un jeu : on découvre un projet en construction, un aperçu brut d’une vision encore en évolution. Et dans le cas de Warhounds, cette première prise en main laisse déjà entrevoir quelque chose de très solide, pensé pour les amateurs de stratégie exigeante et de tactique militaire réaliste.
Dès les premières minutes, une chose saute aux yeux : Warhounds ne cherche pas à séduire par la facilité. Il veut tester le joueur, le pousser à réfléchir, à planifier, à assumer ses décisions. Et c’est précisément ce qui fait sa force. Le jeu est prévu pour 2026 et développé par Everplay DMCC.
Une approche tactique brutale
L’un des éléments les plus marquants du playtest est son rejet quasi total du hasard artificiel. Là où beaucoup de Tactical RPG reposent sur des pourcentages de réussite frustrants, Warhounds adopte une philosophie différente : si tu as une ligne de tir claire, tu touches. Sinon, tu rates et c’est de ta faute, pas celle d’un jet de dé invisible. Ce choix change complètement la manière de jouer. Le positionnement devient crucial. L’angle d’attaque compte. La couverture est tangible, destructible, crédible.
Chaque balle est simulée avec une balistique réelle, renforçant le sentiment de réalisme militaire et supprimant cette frustration classique du tir à 95 % qui échoue sans raison apparente.
Résultat : on ne joue plus contre l’interface mais contre l’ennemi. Et ça fait toute la différence.

Un overwatch repensé intelligemment
Autre mécanique particulièrement réussie : l’overwatch en cône. Plutôt que de couvrir des cases abstraites, tu définis une zone réelle de surveillance. Cela rend les embuscades plus naturelles, les défenses plus organiques, et surtout beaucoup plus satisfaisantes à utiliser. C’est simple, lisible, mais terriblement efficace. On sent que les développeurs cherchent à moderniser les standards du Tactical RPG sans les dénaturer.

Une guerre privée dans une Afrique futuriste
L’univers du jeu mérite aussi qu’on s’y attarde. Warhounds nous place dans un futur proche, au cœur d’un conflit africain dominé par les corporations militaires privées et les tensions géopolitiques. On dirige une compagnie de mercenaires opérant dans des zones urbaines, désertiques ou jungle, acceptant des contrats qui influencent l’équilibre régional.
Ce contexte apporte une tonalité réaliste, une ambiance géopolitique crédible et une guerre “sale”, loin du manichéisme classique On est plus proche d’un conflit moderne que d’une guerre hollywoodienne.

Une escouade qui devient la tienne
Le cœur du gameplay repose évidemment sur la gestion de ton équipe.
Plusieurs classes sont disponibles :
- Assault
- Sniper
- Grenadier
- Machine Gunner
- Specialist
Chacune a son rôle, ses compétences, son équipement spécifique. Mais surtout, le jeu encourage la synergie plutôt que le min-maxing. Il ne suffit pas d’avoir les meilleures stats : il faut coordonner, couvrir, anticiper. Les mercenaires disposent aussi de personnalités, de voix, de biographies un détail qui renforce l’attachement à ton escouade. Quand un soldat tombe, ce n’est pas qu’une perte mécanique c’est une perte humaine.

Des missions tendues et méthodiques
Le rythme des missions est volontairement posé. Certaines opérations durent entre 25 et 40 minutes, demandant patience et réflexion.
Types de missions observés dans le playtest sont les raids urbains, les embuscades en jungle, de l’infiltration et des assauts de fortifications.
Chaque terrain impose une approche différente. La verticalité, les lignes de vue, la destruction du décor, tout entre en compte. On avance case par case, décision par décision avec une tension constante.

Une couche stratégique prometteuse
Entre les missions, retour à la base. Et là encore, Warhounds ne se contente pas du minimum.
On y gère :
- Recrutement
- Soins médicaux
- Équipement
- Recherche
- Relations de factions
Les choix ont des conséquences. Signer un contrat peut bloquer un autre. Recruter quelqu’un peut fâcher une faction. On retrouve un mélange de gestion stratégique et de narration émergente très engageant.

Personnalisation et liberté tactique
Autre point fort : la personnalisation. Armes, armures, gadgets, drones, tout peut être adapté selon ton style de jeu.
Tu peux jouer :
- Infiltration silencieuse
- Recon drone
- Assaut lourd explosif
- Sniping longue distance
Même les cosmétiques (insignes, motifs d’armure) renforcent l’identité de ton escouade. Un détail, mais qui participe à l’immersion.

Difficulté : exigeante mais gratifiante
Le playtest ne fait aucun cadeau. Mauvais positionnement ? Mort. Mauvaise couverture ? Mort. Erreur de timing ? Mort. Mais jamais injustement. Et c’est là toute la nuance : Warhounds est brutal mais équitable. Il respecte l’intelligence du joueur.

Un playtest déjà très solide
Évidemment, tout n’est pas parfait on reste sur une version test. Quelques éléments encore en chantier l’nterface parfois brute, les animations à peaufiner et l’équilibrage de certaines armes. Mais rien de structurellement inquiétant. La base est extrêmement saine.

Forces et défauts
Forces :
- Système balistique réaliste sans RNG frustrant
- Gameplay tactique profond et exigeant
- Overwatch en cône très intuitif
- Univers crédible et mature
- Gestion d’escouade engageante
- Personnalisation poussée
- Synergie des classes réussie
- Couche stratégique prometteuse
Défauts :
- Interface encore brute
- Quelques animations rigides
- Équilibrage en cours
- Accessibilité limitée pour les nouveaux joueurs

Verdict
Pour un simple playtest, Warhounds impressionne. On sent une vision claire : Faire un Tactical RPG réaliste, exigeant, débarrassé du hasard frustrant. Et ça fonctionne déjà très bien.
Le jeu réussit à moderniser la tactique, renforcer l’immersion militaire et donner du poids à chaque décision. S’il maintient ce cap jusqu’à la sortie, il pourrait devenir une référence du genre. Un playtest extrêmement prometteur.
Brutal, intelligent, immersif, Warhounds montre déjà les crocs.
S’il peaufine sa finition technique sans sacrifier sa philosophie hardcore, on pourrait tenir là un futur incontournable du Tactical RPG moderne.
Merci à Brightika, inc pour l’accès au playtest.

Pour se procurer le jeu c’est ici.


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