Une araignée au cœur du quotidien
Ce jeu de type bac à sable, dans lequel on incarne une charmante petite araignée, nous invite à accomplir des tâches domestiques sous cette forme minuscule, à l’aide des toiles que l’on tisse. On y expérimente les lois de la physique tout en se prenant, par moments, pour Spider-Man lorsqu’on se balance dans la maison, suspendu à des filaments accrochés aux meubles, aux murs et aux portes. Dès les premiers instants, A Webbing Journey dégage un charme indéniable. Le jeu prend les joueurs par la main avec une douceur presque caressante.

Une approche bienveillante pour tous
Le titre propose un mode arachnophobe où une simple balle remplace l’araignée à l’écran. Une excellente initiative pour les personnes souffrant de cette peur — l’une des plus répandues — ou pour ceux qui seraient mal à l’aise à l’idée de voir cet arthropode à huit pattes se promener constamment sous leurs yeux. Il est aussi possible de limiter les parties visibles du corps de l’araignée. Par défaut, seule une portion est affichée, mais chacun peut ajuster l’apparence selon son niveau de confort.

Progression et personnalisation
Après un tutoriel se déroulant dans les conduits d’aération, le véritable jeu commence. Au départ, seule la cuisine est accessible. En accomplissant les tâches assignées, on débloque progressivement les autres pièces de la maison. Plusieurs autres araignées nous offrent conseils et informations, contribuant à donner vie à l’immeuble. Le tutoriel explique également comment personnaliser notre araignée. Les objets trouvés dans la maison servent à acheter des accessoires et à multiplier les possibilités esthétiques. On peut même modifier la couleur de la toile. Visuellement, le jeu adopte un style en ombrage cellulaire, s’éloignant du réalisme pour privilégier une esthétique dessin animé. Ce choix rend notre petite créature encore plus attachante.

Ambiance sonore et liberté de création
La musique rappelle les émissions pour enfants, mais il est possible de changer d’ambiance en allant connecter la radio et en sélectionnant une autre station. Une petite touche immersive sympathique. Le mode histoire propose diverses tâches à accomplir, ainsi que des objectifs optionnels pour prolonger le plaisir. Par exemple, je devais préparer le petit déjeuner et cuire une pizza, mais plusieurs livres de recettes et araignées permettaient d’expérimenter d’autres plats et quelques coups pendables.

Le mode libre, quant à lui, enlève toute structure. Au départ, je ne voyais pas trop son intérêt, puisque le mode histoire est déjà très détendu, sans minuterie ni pression. Toutefois, le mode histoire ne conserve pas nos créations de toiles, alors que le mode libre permet de tisser librement et de concevoir de véritables œuvres en trois dimensions.

Une expérience légère et satisfaisante
A Webbing Journey n’est pas nécessairement mon genre de jeu, mais j’ai sincèrement apprécié le temps passé en sa compagnie. La physique des objets est particulièrement satisfaisante, et se déplacer sur les murs, les plafonds ou les filaments que l’on a soi-même créés procure un réel plaisir. Impossible de mourir dans ce jeu. Je me suis amusé à me jeter dans un mélangeur en marche : rien ne m’est arrivé, alors que les aliments étaient réduits en morceaux. Je me suis aussi laissé cuire dans une poêle avec le bacon et les œufs. J’en suis ressorti tout noir, comme carbonisé à la manière d’un personnage de dessin animé.

Un accès anticipé déjà solide
Présentement en accès anticipé, le jeu donne pourtant l’impression d’être presque complet. Ce n’est pas un titre immense, mais pour environ 10,49 $, et encore moins en période de rabais (7,34 $ au moment d’écrire ces lignes), il s’agit d’une proposition charmante qui saura séduire les amateurs de jeux relaxants et créatifs.

Merci à Future Friends Games pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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