Imaginez votre Dieu Geek débarquer sur le thème de Back to the Future au volant de la superbe DeLorean. La porte s’ouvre et votre Franky boy en sort tout sourire. C’est ça que j’aime dans mes critiques: pouvoir vivre quelques fantasmes, même si ça se passe seulement dans notre imaginaire collectif sur le magnifique site de G pour Geek.
Avec une telle introduction, vous savez bien que nous allons parler de Nine Peaks de Tetsuhiro Hirakawa. Ce seinen nous raconte un voyage dans le temps bien étrange où Gaku se retrouve 22 ans dans le passé, alors que son paternel n’était encore qu’un étudiant du secondaire. La guerre de gangs scolaires est très présente à Kumine (ville fictive, je vous le rappelle), et Gaku découvre un père qu’il ne connaissait pas du tout: l’homme qui a réussi à réunir tous les gangs de la ville.
Nous voilà dans ce neuvième tome, publié en français par les éditions Ki-oon, où enfin ce voyage dans le temps semble avoir des répercussions capables de changer le futur… mais à quel prix?

Résumé
Sakaki est persuadé que Harumi est le seul digne de régner sur le lycée Aoba, sauf que son héros refuse d’agir. Qu’à cela ne tienne : le samouraï moderne décide de prendre les devants et de mener, avec son allié Hirossa, une révolte contre les premières.
Dans une autre réalité, cette bataille avait permis à Harumi de prendre le pouvoir au prix de la perte de ses amis… mais cette fois, Gaku est là et il n’a pas l’intention de laisser la situation dégénérer. Avec Mako, il tente le tout pour le tout en défiant les secondes rebelles… à la pêche!

Un tome plus calme, mais lourd de conséquences
Maudit que ce manga me donne envie d’aller pêcher, mais comme Harumi, je manque de talent — sauf que moi, je le sais. Comme ce sport récréatif, ce tome se veut plus calme que les précédents et se concentre davantage sur les changements causés par Gaku. Des changements qui s’annoncent majeurs, car cette fameuse révolte des secondes avait été un moment décisif à l’époque à Kumine. Sous l’œil de Maruichi, l’autre voyageur qui a ouvert un resto de burgers près de la famille de Harumi, on assiste à des modifications qui, pour l’instant, ne semblent pas faire trop de vagues.
On laisse ensuite ce questionnement de côté pour suivre Kanamori et Wagatsuma, qui s’entretiennent, de façon animée, mais sans déclencher de guerre, avec le chef du Kogetsu, Kameto, protégé par un groupe de motards. Kanamori se croit invincible avec Wagatsuma, son ami d’enfance, et on découvre alors d’où vient leur relation et pourquoi Wagatsuma est si fidèle au chef de Aoba. Et ça, mes amis, c’est une surprise que même votre Dieu Geek n’avait pas vu venir.

Une intrigue qui ne fait que commencer
Tetsuhiro Hirakawa semble avoir une vision beaucoup plus large qu’on pourrait le croire pour cette histoire, et c’est à croire qu’elle ne fait que commencer. J’aime qu’il amène de nouvelles intrigues et qu’il développe d’autres personnages aussi intéressants que Gaku, mais si on pose de nouvelles questions, il faut aussi prendre le temps d’y répondre. En ce moment, 16 tomes sont sortis au Japon, ce qui me rassure pour la suite, parce qu’avec tout ce qui est encore non dit, j’aurais été surpris de voir ce manga se terminer bientôt.
J’adore le dessin de Hirakawa, qui a un style original et une vraie touche personnelle. Comme je l’ai dit dans ma dernière critique, j’aime voir les personnages évoluer et changer de look selon la période où se déroule l’action. Ce tome n’a pas énormément d’action (faut bien qu’ils prennent une pause, ces petits voyous-là), mais les quelques scènes de combat restent solides. Ce ne sont pas des prouesses de shōnen, mais bien des bagarres à poings nus, et c’est justement ce réalisme qui rend ça aussi efficace.

Verdict
Pour terminer, ce tome est vraiment intéressant et nous offre une surprise marquante qui ajoute beaucoup de questionnements. Certes, on constate des changements causés par Gaku, mais on n’a toujours pas beaucoup de réponses sur cet étrange phénomène qui permet à certains de voyager dans le temps… ni sur le fameux élément qui semble lier tout ça.

Merci à Interforum pour la copie du livre.

La note du Dieu Geek

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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