Le huitième tome de Kirin: The Happy Ridder Speedway est sorti le 9 janvier 2026 au prix de 21,95 $. Il s’agit d’une œuvre de Shōhei Harumoto, publiée aux éditions Kasaï. Ce tome compte 184 pages et couvre les chapitres 69 à 78. À noter qu’au Québec, le manga est distribué par les Éditions Interforum.

Une victoire qui cache une sombre vérité
Kirin: The Happy Ridder Speedway est un manga au ton parfois déroutant, qui joue habilement avec les apparences. Officiellement, Hittaki aurait quitté la ville après sa victoire, une version des faits soigneusement entretenue par le maire et Pickles, le chef de la police.

La réalité est pourtant bien plus tragique. Hittaki est mort à la suite d’un accident survenu durant la course, cette même course qui devait lui permettre d’échapper enfin à cette maudite ville. Une victoire transformée en mensonge collectif, servant à masquer une vérité que personne ne veut affronter.

Course chaotique et déception
Donc, ce huitième tome se concentre beaucoup sur tout ce bazar ? Eh bien non. En réalité, on suit surtout une course de moto entre Kirin et le frère de son amourette, une course qui sera rapidement interrompue par le fils de Pickles. Bref, un véritable moment chaotique, mais pas nécessairement mémorable.

Au final, le tome se lit en une trentaine de minutes et ne doit même pas atteindre les 1 000 mots. Résultat : une lecture plutôt expéditive et franchement décevante. Oui, la fin fait légèrement avancer l’intrigue, mais dans l’ensemble, le tome manque cruellement de tension et n’est pas très palpitant.

Des illustrations qui prennent de la vitesse
Mais au-delà de l’histoire, parlons des illustrations, car depuis le début, je le souligne : The Happy Ridder Speedway n’est pas la plus belle œuvre que j’ai vue, surtout lors des scènes de course.

Dans ce huitième tome, cependant, il y a un net progrès. Ce n’est pas parfait, mais à plusieurs planches, un effet de profondeur a été ajouté, donnant un résultat vraiment impressionnant. La course de 120 pages est également très bien illustrée, et surpassera même celle de Hittaki dans le sixième tome ! On sent que l’auteur prend son temps pour travailler le mouvement et les angles, ce qui rend certaines scènes vraiment captivantes visuellement.

Une intrigue qui peine à convaincre
Autant le tome est beau visuellement, autant l’histoire donne l’impression d’être un simple prétexte pour vendre un livre supplémentaire. On n’y trouve pas grand-chose d’important, à l’exception des dix dernières pages ; le reste semble superflu et inutilement étiré. Un vrai contraste entre la qualité graphique et le manque de substance narrative.

Merci à Interforum pour la copie du manga.

Pour se procurer le manga, c’est ici.

Auteur

Avatar de Trash Talker

Article écrit par

Laisser un commentaire