
Salut les cocos, on retrouve aujourd’hui notre trio de chasseurs d’esprits : Eiko, Keitaro et Yayoi. Lors du dernier tome, votre Dieu Geek avait été un peu déçu de sa lecture, j’avais quand même donné 8/10, ce qui était largement en dessous des tomes précédents du manga de Kenichi Kondo. J’avais trouvé que l’esprit traqué au barrage A n’avait pas la même profondeur que les autres fantômes affrontés jusque-là. Mais malgré tout, j’avais apprécié ma lecture, surtout qu’on est rendu dans un passage super excitant, alors que nos héros se préparent à affronter un dieu dans ce superbe manga offert en français par Mana Books.
Résumé
Afin de sauver Keitaro, infecté par un mystérieux mycélium qui instille dans ses proies l’envie de tuer, Yayoi et Eiko enquêtent sur un endroit où de nombreuses femmes ont été décapitées par des hommes. Le site regorge du désir de vengeance d’un individu mort à la suite d’une tragique trahison… Cela aurait-il un lien avec le sanctuaire dédié à Abe no Seimei où nos héros se sont arrêtés avant de poursuivre leur quête de lieux hantés?
Keitaro, l’aimant à malédictions
On a ici un tome vraiment intéressant, qui nous rappelle qu’il n’y a pas que notre petit trio dans cette histoire, mais aussi l’étrange individu qui aide( ou nuit) à nos héros. Mais une chose est sûre : Keitaro est vraiment poissard. Il ne peut jamais respirer tranquille dans cette série. C’est à croire que Kenichi Kondo aime torturer son personnage.
Dans ce tome, sans vraiment le savoir, Keitaro reçoit la protection de shikigami, des esprits qui suivent les ordres de leur invocateur. Un peu comme ce que fait Yayoi avec ses peluches ou ses marionnettes de papier, sauf que cette fois, ce n’est pas elle qui lance cette bénédiction. C’est plutôt un prêtre étrange que Yayoi a rencontré au sanctuaire Seimei, et il semblerait qu’elle seule l’ait vu.
Folklore, horreur et ambiance malsaine
C’est vraiment un manga qui me permet d’en apprendre plus sur le folklore et les légendes occultes du Japon. Je vous rappelle que tous les endroits visités par nos personnages sont de vrais lieux réputés hantés, où se sont produits des événements étranges et troublants.
Côté dessin, encore une fois, tout est là : ambiance glauque, pages bien remplies et mise en scène qui colle parfaitement au scénario. Ce fameux champignon qui possède Keitaro fait froid dans le dos et nous offre des scènes terrifiantes, sans parler de son origine, qui est l’une des histoires les plus tristes et ignobles que j’ai lues récemment.
Mention d’honneur aux deux shikigami, tout simplement incroyables : Zenki et Goki. Les deux incarnent le yin et le yang, le soleil et la lune. Zenki représente l’énergie positive, mais pour maintenir l’équilibre, il faut aussi de l’énergie négative, incarnée par Goki. Ici, pas de fantômes effrayants, mais deux guerriers, un masculin et un féminin, avec un look de samouraïs portant le fameux chapeau japonais appelé jingasa.
Verdict
Finalement, ce tome m’a fait oublier très vite le fantôme un peu fade du volume précédent. Ici, on a un manga qui ne s’arrête pas une seconde, et on se demande vraiment si nos héros vont réussir à se rendre jusqu’à l’affrontement contre le dieu pour sauver Ai. Encore une fois, Dark Gathering est une lecture surprenante que je recommande à tous les amateurs d’horreur et d’occulte.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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