
Sorti dans la foulée du succès surprise de TCG Card Shop Simulator, Monstrix TCG Card Shop s’inscrit clairement dans cette nouvelle «mode» des jeux de gestion de boutiques de cartes et figurines. Sortie le 22 janvier 2026 et développé par un petit studio indépendant, Revolt Games, cherchant visiblement à surfer sur la popularité du genre, le jeu propose de gérer sa propre boutique spécialisée : ouvrir des boosters, vendre des cartes, aménager son magasin, attirer la clientèle et faire prospérer son commerce.
Sur le papier, difficile de ne pas être intrigué. Le concept fonctionne, il est addictif, et les amateurs de cartes, qu’elles soient fictives ou inspirées de licences connues, y trouvent généralement leur compte. Malheureusement, une fois la manette (ou la souris) en main, Monstrix TCG Card Shop donne rapidement l’impression d’être une copie qui fait tout… mais moins bien.
Et c’est précisément là que le bât blesse.
Un concept toujours aussi accrocheur
Il faut rendre au jeu ce qui lui appartient : la base reste efficace. Ouvrir des paquets de cartes, découvrir des raretés, organiser ses étagères, fixer ses prix et observer les clients fouiller les présentoirs… ça fonctionne toujours.
La boucle de gameplay repose sur un principe simple mais addictif :
- Commander du stock
- Ouvrir des boosters
- Garder ou vendre les cartes rares
- Remplir les rayons
- Encaisser et réinvestir
Ce genre de routine fonctionne presque automatiquement sur les joueurs qui aiment la collection, la gestion légère et la progression financière. Il y a toujours ce petit frisson lorsqu’on ouvre un paquet en espérant tomber sur une ultra-rare.
Mais très vite, on réalise que cette accroche initiale repose surtout sur les fondations posées par d’autres jeux… et non sur les qualités propres de Monstrix.

Une éxécution beaucoup trop basique
Là où TCG Card Shop Simulator proposait une gestion relativement poussée, Monstrix simplifie tout à l’extrême — parfois au point de rendre le jeu creux.
La gestion financière manque de profondeur. Les marges sont peu intéressantes à manipuler, les coûts d’approvisionnement manquent de variations, et l’économie globale donne l’impression de tourner en pilote automatique.
Même chose pour l’aménagement du magasin : les options existent, mais restent limitées. Le placement des meubles manque de précision, la personnalisation est pauvre, et l’évolution visuelle de la boutique n’offre pas le sentiment de progression qu’on espère dans ce type de jeu.
On a constamment cette impression que tout est là… mais en version réduite.

Un univers Monstrix peu marquant
Autre problème : l’identité du jeu. Là où certains simulateurs réussissent à créer un univers de cartes crédible ou attachant, Monstrix peine à donner du relief à sa licence fictive.
Les designs de cartes sont corrects, mais rarement mémorables. Les créatures Monstrix manquent de personnalité, et la direction artistique globale reste générique. On ouvre des boosters, oui… mais sans jamais ressentir ce petit attachement ou cette excitation liée à une collection forte.
Résultat : la collection devient mécanique, presque administrative, plutôt qu’émotionnelle.
Et dans un jeu de cartes… c’est un vrai manque.

Une progression trop rapide puis trop vide
Le début du jeu est agréable. On découvre les systèmes, on améliore la boutique, on débloque du stock. La sensation de progression est bien présente… pendant quelques heures.
Puis arrive le mur.
Une fois les bases installées, le jeu peine à se renouveler. Les objectifs deviennent flous, les améliorations moins motivantes, et la routine prend le dessus. Là où d’autres titres introduisent des événements, des tournois, des clients spéciaux ou des mécaniques avancées, Monstrix reste figé dans sa boucle initiale.
On continue à jouer… mais plus par habitude que par excitation.

Une technique correcte sans plus
Visuellement, le jeu fait le travail sans jamais impressionner. Les modèles sont simples, les animations rigides, et l’interface manque parfois de finition.
Ce n’est pas catastrophique — loin de là — mais on reste clairement dans une production modeste. Les interactions manquent de feedback visuel, les clients paraissent robotiques, et l’ambiance sonore est vite répétitive.
Encore une fois : rien de dramatique, mais rien de marquant non plus.

Le poids de la comparaison
Impossible de parler de Monstrix TCG Card Shop sans évoquer l’éléphant dans la pièce : TCG Card Shop Simulator.
Le jeu donne constamment l’impression d’exister parce que l’autre a fonctionné. Même structure, même idée, même type de progression… mais sans la profondeur, ni le polish, ni le charme.
Ce n’est pas une inspiration : c’est une reproduction simplifiée.
Et pour les joueurs ayant déjà passé des dizaines d’heures sur le leader du genre, la comparaison est immédiate… et cruelle.
Forces & Défauts
Forces :
- Concept de gestion de boutique de cartes toujours addictif
- Ouverture de boosters satisfaisante
- Boucle de gameplay accessible et relaxante
- Prise en main immédiate
- Bon jeu “casual” pour de courtes sessions
Défauts :
- Copie évidente de TCG Card Shop Simulator
- Gestion trop simplifiée
- Personnalisation du magasin limitée
- Univers Monstrix peu marquant
- Progression qui s’essouffle vite
- Manque de contenu avancé
- Technique correcte mais sans charme
Verdict
Monstrix TCG Card Shop n’est pas un mauvais jeu. Il fonctionne, il divertit quelques heures, et il propose une boucle de gestion suffisamment efficace pour accrocher les amateurs du genre.
Mais difficile d’ignorer son statut de produit opportuniste, né dans la vague du succès des simulateurs de boutiques de cartes. Tout ce qu’il propose a déjà été vu… et souvent en mieux.
On y joue avec un certain plaisir au départ, surtout si l’on aime ouvrir des boosters et organiser des rayons. Mais le manque de profondeur, d’identité et de contenu finit par limiter l’expérience.
Un jeu correct, relaxant par moments, mais qui peine à justifier sa place face à ses modèles. Une copie fonctionnelle d’une formule à succès… mais qui manque trop de personnalité pour réellement s’imposer.
Merci à PlayWay S.A. pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu c’est ici.

Laisser un commentaire