Sorti en 2002 en Amérique du Nord sur Game Boy Advance, Medabots: Metabee Version est développé par Natsume et édité par Imagineer (avec distribution occidentale par Natsume). Adapté de la licence japonaise Medarot, le jeu s’inscrit dans la grande vague des RPG portables inspirés par le succès de Pokémon, tout en cherchant à se démarquer par ses mécaniques propres. Et s’il peut sembler, à première vue, être un simple clone opportuniste, la réalité est tout autre : Medabots réussit à proposer une expérience unique, stratégique et profondément nostalgique, surtout pour ceux qui ont grandi avec la série animée.

Car oui, difficile de parler du jeu sans évoquer l’anime. Diffusée au début des années 2000, la série Medabots a marqué toute une génération avec ses combats de robots modulaires, son humour omniprésent et ses personnages attachants, notamment le duo Ikki & Metabee. Retrouver cet univers manette en main, à une époque où les adaptations animées en jeux vidéo étaient fréquentes, avait quelque chose de magique.

Un RPG inspiré mais loin d’être une copie
À première vue, la structure rappelle Pokémon : exploration, combats aléatoires, collection de pièces, progression narrative légère. Mais Medabots introduit une mécanique majeure qui change tout : ici, on ne capture pas des créatures, on assemble des robots.

Chaque Medabot est composé de plusieurs pièces :

  • Tête
  • Bras gauche
  • Bras droit
  • Jambes
  • Médaille (IA / personnalité)

Chaque pièce influence les statistiques, les attaques et le rôle du robot en combat. Résultat : la personnalisation est immense. On peut créer des builds offensifs, défensifs, rapides, spécialisés tir ou mêlée Et ça change complètement la dynamique stratégique.

Le système de combat simple en surface mais riche en profondeur
Les combats se déroulent en 3v3, chaque équipe alignant trois Medabots. Contrairement aux RPG classiques, on ne contrôle pas chaque action en temps réel : on choisit les pièces/attaques, puis les robots exécutent leurs actions selon leur vitesse.

Chaque partie du corps possède ses propres points de vie. Détruire la tête d’un Medabot le met immédiatement hors combat, tandis que détruire les jambes réduit sa mobilité.

Ce système rend chaque affrontement tactique :

  • Viser la tête pour un KO rapide
  • Détruire les bras pour limiter l’attaque
  • Briser les jambes pour ralentir

C’est stratégique sans être complexe — parfait pour une console portable.

Metabee un partenaire iconique
Choisir la Metabee Version, c’est évidemment pour lui : le Medabot rebelle, grande gueule, mais terriblement efficace.

Comme dans l’anime, Metabee se distingue par :

  • Ses attaques de tir puissantes
  • Son tempérament agressif
  • Son rôle de leader naturel

Il devient rapidement le pilier de l’équipe. Et pour les fans de la série, le simple fait de combattre à ses côtés suffit à déclencher une vague de nostalgie.

Une aventure fidèle à l’esprit de l’anime
Même si le scénario reste simple, il capture bien l’ambiance de la série. Tournois de Robattle, rivalités amicales, organisation louche en arrière-plan. On retrouve cette vibe shonen légère, mélange d’humour et de compétition. Les personnages rappellent fortement leurs homologues animés, et les dialogues gardent ce ton adolescent, parfois naïf, mais attachant.

Ce n’est pas un RPG narratif profond mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Exploration et profression
Le jeu alterne entre :

  • Exploration de la ville
  • Combats aléatoires
  • Tournois scénarisés
  • Collecte de pièces

Battre un Medabot ennemi permet de gagner ses pièces. On farm, on optimise, on améliore son équipe. La progression est fluide, bien rythmée, et rarement frustrante. On avance toujours avec un sentiment d’amélioration tangible.

Une bande-son et une DA efficaces
Graphiquement, le jeu exploite bien la GBA :

  • Sprites colorés
  • Robots bien détaillés
  • Attaques lisibles

Les animations restent simples, mais efficaces. Chaque Medabot a sa silhouette reconnaissable. La musique, quant à elle, fait le travail : énergique en combat, plus légère en exploration. Elle renforce le côté shonen / tournoi.

Les limites du jeu
Malgré ses qualités, Medabots n’est pas parfait. La structure devient répétitive sur la durée. On enchaîne combats et farming sans grandes variations.Le scénario reste prévisible, et certains dialogues manquent de profondeur.

Enfin, l’équilibrage peut être brisé si l’on obtient trop tôt certaines pièces puissantes. Mais rien de rédhibitoire surtout dans une optique nostalgique.

La force de nostalgie
Ce qui élève vraiment Medabots, c’est son pouvoir évocateur.

Pour ceux qui ont connu l’anime :

  • Retrouver Metabee
  • Participer aux Robattles
  • Construire son robot

C’est comme prolonger la série… mais en étant acteur. Et c’est là que le jeu touche juste.

Forces & Défauts

Forces :

  • Système d’assemblage de robots riche
  • Combats stratégiques accessibles
  • Fidélité à l’univers Medabots
  • Metabee iconique et plaisant à jouer
  • Progression fluide
  • Très fort facteur nostalgique
  • Bonne durée de vie portable

Défauts :

  • Structure répétitive à long terme
  • Scénario simple
  • Dialogues parfois naïfs
  • Équilibrage inégal selon les pièces obtenues
  • Peu d’évolution visuelle des environnements

Verdict

Medabots: Metabee Version est bien plus qu’un clone de Pokémon. C’est un RPG portable intelligent, stratégique et profondément attachant.

Sans révolutionner le genre, il apporte suffisamment de mécaniques uniques pour se démarquer, notamment grâce à son système d’assemblage et ses combats ciblés par parties du corps.

Mais au-delà du gameplay, c’est surtout un jeu de cœur. Un jeu qui rappelle les mercredis devant l’anime, les rivalités, les robots personnalisés et l’envie d’avoir son propre Medabot.

Un titre imparfait, mais sincère, fun et terriblement nostalgique. Un excellent RPG GBA, porté par un univers culte et un gameplay stratégique accessible, un indispensable pour les fans de Medabots et les amoureux de portables rétro.

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