La plupart des gens de la génération X, comme moi, sont des fans de vieux films d’action, et souvent ces films-là étaient classés dans une case que l’on nommait série B. Des explosions à gogo, de la violence assumée, des punchlines cultes… mais aussi, parfois, bien plus de fond qu’on ne voulait l’admettre.

RoboCop, justement, est un cas à part. Peut-être que oui, peut-être que non, mais mon dieu que j’ai aimé ce robot malhabile et lent. Par contre, c’était un vrai tank, capable de prendre des dizaines de balles sans même broncher. Armé de son arme de poing, un pistolet-mitrailleur nommé l’Auto-9, il combattait le crime au nom de la loi, totalement incorruptible.

Donc, ceci dit, ici on parlera du dernier jeu de la série: RoboCop: Rogue City Unfinished Business. Un jeu de type first-person shooter où le but est simple : tuer tous les ennemis qui se dressent sur notre route. Combattre le crime, enquêter et sauver des citoyens sont nos priorités.

À l’origine, Unfinished Business devait être un DLC, mais les développeurs ont finalement décidé de le sortir en copie physique. On a facilement 8 heures de jeu, voire plus selon votre façon de jouer. Alors est-ce vraiment un DLC ? Pas vraiment, à mon avis. C’est clairement un jeu complet.

Derrière le projet, on retrouve Teyon, un studio qui a clairement prouvé qu’il comprenait RoboCop. Leur force est de ne pas chercher à moderniser à outrance la licence, mais de respecter son ADN.

Le rythme est volontairement lent, la puissance du personnage est écrasante, et l’ambiance est poisseuse. Ici, on ne joue pas un super-soldat agile, on joue RoboCop, et ça change tout.

Gameplay: lent, lourd et satisfaisant
Unfinished Business est un FPS pur, simple dans son concept : avancer, nettoyer les zones et éliminer tout ce qui se dresse sur notre route.

RoboCop est lent, massif, presque rigide, mais chaque pas inspire la puissance. Les ennemis peuvent vous arroser de balles, vous continuez d’avancer. Vous êtes un mur d’acier. Le jeu propose de nouvelles armes, tout en laissant une place centrale à l’Auto-9, toujours aussi jouissif. Les combats sont directs, violents et sans fioritures inutiles. On tire, ça explose, ça vole dans tous les sens, exactement comme dans les films.

Grosse surprise: le jeu permet aussi d’incarner d’autres personnages, ce qui apporte une vraie variété au rythme.Mais le moment le plus marquant reste clairement les passages où l’on joue Alex Murphy avant sa transformation. Ces séquences sont plus fragiles, plus humaines, et renforcent énormément l’attachement au personnage. Un excellent choix narratif.

Côté audio, c’est très bruyant
Les effets sonores sont percutants : les tirs de l’Auto-9, les impacts de balles sur l’armure, les explosions… tout a du poids. On ressent chaque action. La musique s’inspire clairement des thèmes du film original, renforçant l’immersion et la nostalgie sans tomber dans la copie facile.

Graphismes et fan service: respect total de l’époque visuellement, le jeu s’en sort très bien. Ce n’est pas une vitrine technologique, mais la direction artistique est cohérente et surtout fidèle à l’époque des films. Détroit est sombre, sale, industrielle et violente. Le fan service est omniprésent : références, décors, dialogues, ambiances… les amateurs de la saga seront constamment en terrain connu.

Conclusion: une lettre d’amour à RoboCop
RoboCop: Rogue City Unfinished Business n’est pas une extension déguisée. C’est un vrai jeu complet, pensé par des passionnés, qui respecte profondément son matériau d’origine.
Je le recommande avant tout aux fans des films, mais aussi aux joueurs curieux de découvrir RoboCop, ainsi qu’à ceux qui ont aimé le jeu précédent.

Un FPS solide, brutal et respectueux de la licence, qui prouve qu’un héros lent, lourd et méthodique peut encore marquer les esprits aujourd’hui.

Je donne un solide 8/10 et je recommande surtout au fan des films!

Merci à Nacon pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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